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lundi 27 juin 2022

"La Golden Family", c'est fini.



Par où commencer ? 

Peut-être par l’essentiel, en fait : « La Golden Family », c’est fini. Voilà, c’est dit. Ce n’est pas une mauvaise nouvelle, bien au contraire. C’est juste la fin d’un chapitre, peut-être bien la fin d’un livre, même, un livre qui se sera écrit sur presque dix ans. 


En mars 2013, j’avais un bébé de quelques mois dans les bras et j’en découvrais le minois parfait tout en découvrant aussi à quel point ma vie d’avant, celle où je passais presque tout mon temps à écrire, s’était évanouie à mon accouchement. En mars 2013, je devenais « Golden Wendy », pour garder un pied dans l’écriture tout en jonglant avec ma vie de jeune maman

Ce livre se referme, aujourd’hui, soit neuf ans plus tard. Et c’est avec un petit sourire en coin qu’aujourd’hui, je vous dis « c’est fini ». Je ne suis plus « Golden Wendy », ce n’est plus que le nom de mon blog, moi je redeviens Melissa Bellevigne, juste moi. Non, vraiment, ce n’est pas une triste nouvelle. C’est juste une fin qui débouche sur un nouveau début. 

En dix ans, j’ai appris, je me suis cassé la figure, j’ai ri, j’ai pleuré. J’ai fait des rencontres extraordinaires tout comme j’ai mis de la distance avec d’autres. J’ai remporté des victoires et essuyé des loupés. Pris de bonnes et de mauvaises décisions. J’ai partagé beaucoup de joies, et beaucoup de moments pas faciles, aussi. Des bouts de moi, de mon intérêt pour les cosmétiques puis, assez vite et surtout, pour la maternité et tout ce que ça représente, d’avoir des enfants. Tout ça a occupé une grande place dans ma vie et tout ça était parfaitement raccord avec ce dont j’avais envie de parler, à cette époque-là. 

Cette époque est pourtant révolue. Quand je regarde mes bout’choux - qui ne sont plus tout aussi bout’choux que ça, d’ailleurs, compte tenu de la façon dont notre aîné se plaît à dire combien il ne manque plus grand chose pour qu’il me dépasse - je me dis que oui, tout ça, c’est derrière moi. Il est temps de vous le dire. De vous dire que ça fait un certain temps déjà que j’ai tourné la dernière page, que j’ai ouvert un nouveau livre… Ou plutôt, devrais-je dire, un nouveau roman ? 

Au mois de janvier 2022, on passait vous dire que Denis avait repris un job. On avait prévu de vous en dire plus, d’ailleurs, et puis, finalement, le temps a passé et… on ne l’a pas fait. Ce nouvel emploi est-il si mystérieux que ça ? Non, pas du tout. Il est laveur de carreaux. Voilà. Rien d’extravagant. Une activité toute simple et somme toute très commune au Royaume-Uni. 

Récemment pourtant, soit six mois plus tard (tout de même), on a eu envie de vous tenir un peu au courant de tout ça. Pour ne pas vous laisser totalement dans le flou. Notre quotidien ayant diamétralement changé, ça nous a demandé un petit temps d’adaptation, mais à présent, c’est bien plus facile de vous en parler.


Nous ne sommes plus « influenceurs ».

D’où la fin de « La Golden Family ».




Pour remettre un peu les choses dans le contexte… fin 2021, déjà, notre job dans l’influence commençait à ne plus du tout être compatible avec nos valeurs et nos principes de vie. On s’est rendu compte à ce moment-là, que loin de ce qu’on avait envie de partager, le monde des réseaux sociaux avait pris un tournant qui ne nous plaisait pas, et que ce qui y marche le mieux depuis quelques temps, en particulier dans le domaine de la famille, c’est malheureusement d’en raconter et d’en montrer de plus en plus, à commencer par les enfants.

En parallèle, c’est précisément au même moment que les nôtres commençaient à avoir tellement grandi, à avoir acquis une telle personnalité, que parler d’eux nous posait de plus en plus problème. Poster des tranches de vie avec internet, même sans les montrer, ça devenait trop pour nous… D’où le fait qu’on ait considérablement réduit nos publications famille ces derniers mois. Qu’on ne vous parle plus de leur évolution comme on avait pu le faire par le passé. On a pris peur, à vrai dire. Peur de trop en dire, peur de se sentir obligés d’en dévoiler plus pour que « ça marche », peur qu’un jour ils se sentent exposés alors qu’ils n’ont rien demandé, peur d’en dévoiler trop sans pouvoir revenir en arrière, peur que ça prenne des proportions qu’on ne pourrait pas assumer auprès d’eux quand ils seront en âge de comprendre tout ça. Ils sont et ont toujours été notre priorité. Et pour Denis autant que pour moi, le nouveau paysage d’internet devenait bien trop néfaste pour leur bien-être. Pour le nôtre aussi, d’ailleurs, parce que notre santé mentale à tous les deux est somme toute fragile et qu’on commence enfin à prendre conscience de nos limites.

La décision n’a même pas eu besoin d’être verbalisée pour être prise. Ça coulait de source. 

On s’était toujours dit que ce métier avait ses limites. On s’était toujours dit qu’un jour, ça ne collerait sans doute plus avec ce qui nous semblait acceptable et en adéquation avec ce qu’on était prêt à diffuser ou pas. On avait atteint ce point de non retour. Ça s’est donc fait naturellement. 

Et ça coïncidait avec le souhait de Denis de reprendre une activité pro, physique, si possible, de manière à pouvoir mieux gérer son anxiété. On ne va pas vous mentir : après trois ans, il commençait à être fatigué d’être papa au foyer. Entre temps, les deux plus petits ont bien grandi, ils ont pris une bonne routine, il n’ont plus autant besoin des bras ni qu’on s’y mette à deux H24 pour bien s’occuper d’eux, ils vont à la crèche… la présence constante du papa à la maison n’était donc plus du tout indispensable.

Il ne le regrette pas, c’était une expérience géniale et on sait que ça a permis aux enfants ces dernières années de bien grandir. J’en profite pour rappeler qu’être parent au foyer, c’est exténuant autant que gratifiant. C’est déjà énorme d’avoir pu gérer le quotidien de quatre enfants pendant plusieurs années !

Au final, on aura été maman et papa au foyer tous les deux à tour de rôle pendant une assez longue période, et la vérité c’est qu’exercer une activité professionnelle pendant qu’ils sont en collectivité, ça nous parait bien moins fatiguant ! 

Alors on en a pas mal discuté, Denis y est allé à tâtons au début, son projet a mis quelques mois à se préciser. Puis, finalement, en janvier, tout s’est enchaîné, une opportunité s’est présentée, et il l’a saisie. Il est donc redevenu entrepreneur et il y trouve son compte : il bosse dehors, il bouge beaucoup plus qu’avant et il aime ce qu’il fait. Et si vous ne le voyez plus du tout sur les réseaux, c’est entre autres parce qu’il les a carrément désinstallés de son téléphone, pour mieux se concentrer sur notre petite famille quand il rentre du travail. Autrement dit, il n’a pas disparu, mais il n’est plus du tout « connecté ». 

Ce qui est formidable, c’est que cette nouvelle routine m’a permis, à moi, de me concentrer sur mon travail d’auteure, nos revenus ne dépendant plus du tout des réseaux sociaux. Et ça, ça faisait partie de nos objectifs commun pour cette année. Sans doute celui qui me tenait le plus à coeur, d’ailleurs. 

Ça s’est donc fait lentement mais sûrement, mais on y est. Tenant compte de la distance qu’on a prise avec l’univers de l’influence il y a des semaines voire des mois maintenant, « La Golden Family » n’a plus vraiment de raison d’être. On ne vous l’avait pas vraiment annoncé en bonne et due forme, mais je pense que ça ne vous surprendra pas.



On vieillit, le monde évolue et nous aussi. Notre quotidien a bien changé, il s’adapte à notre vie, à nos principes, à nos enfants et à nos envies, aussi. Pour Denis, cesser d’être papa au foyer et reprendre un job, c’était le bon moment. Pour moi, renouer pour de bon avec l’écriture et en faire mon activité principale, ça a finalement toujours été dans un coin de ma tête. J’attendais juste que ce soit possible, que nos p’tits gars soient plus grands pour que je puisse à nouveau m’y consacrer plus que seulement 3 mois dans l’année. Et je suis toute émue de me dire que ça y est, j’y suis. Moi qui avais tant de mal à accepter le fait de les voir si vite grandir, je me rends enfin compte que ça a aussi un avantage : celui de nous permettre de recommencer à faire certaines choses qu’on avait un peu mises sur « pause » il y a dix ans. 

Notre chaîne Youtube ne ferme pas pour autant, simplement, elle devient la mienne, c’est à dire une chaîne où je partagerai mon travail d’auteure, des podcasts, aussi. Peut-être que Denis y interviendra parfois, s’il en a envie. Mon blog, « Golden Wendy », ne disparaît pas non plus, bien qu’il se soit refait une beauté pour mieux s’adapter à mes préférences et qu’il se lie plus encore à mon travail d’auteure. Vous le savez, j’écris comme je respire, et cela ne se cantonne pas aux livres que je pourrais écrire. Le blog restera mon journal virtuel, même s’il n’est plus du tout ma priorité.

C’est officiel donc : on tire notre révérence. Alors, soit, on ne redevient pas totalement anonymes pour autant. On a juste pris le chemin qui nous correspond désormais le mieux, Denis avec un job plus conventionnel, et moi en replongeant corps et âme dans ma passion première. 

On vous remercie pour toutes ces années à suivre nos aventures de parents, et moi je vous invite à suivre mes aventures d’écrivain, si le coeur vous en dit. 

Prenez bien soin de vous, de vos bout’choux. Prenez le temps de respirer, de vous demander ce dont vous avez vraiment envie dans la vie, de foncer droit vers vos rêves et de rester en adéquation avec vos valeurs. De lire, aussi ! Nous c’est ce qu’on apprend lentement mais sûrement à faire, et on vous garantit qu’on ne risque pas de le regretter. 


Merci.



Melissa Bellevigne

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