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vendredi 11 février 2022

New year, new me ! (les premières résolutions de ma vie)


Alors non, je ne suis passée ni au blond ni au noir, mais ça ne veut pas dire qu’il n’y a rien eu de conséquent (cela dit, si capillairement tu te poses des questions à mon sujet, tu as raison, vu qu’en soi je me suis quand même fait couper une frange droite que Denis n’a pas trouvé folichonne, que je n’ai supportée qu’un jour sur deux et qui sans surprise a fini sur le côté avant que tu ne m’aies vue avec).

Le changement a surtout été d’ordre psychologique, et je pense que j’ai énormément évolué ces derniers mois, sans doute bien plus que je ne l’avais fait en plusieurs années (et pourtant je déteste rester sur mes acquis). Voilà pourquoi aujourd’hui, et puisqu’apparemment ça vous intéresse, je voudrais faire un petit point sur 2021, et, pour la toute première fois, mesdames et messieurs, vous partager mes résolutions pour 2022 ! 


La version audio de cet article est dispo ici : 


Au sujet de l’année dernière…


Pour citer la grande philosophe Elsa, Reine des neiges : 2021 m’a « libéréééééée, délivréééée ». Je me suis découverte moi-même comme si je rencontrais quelqu’un pour la première fois. J’ai compris, à plus de trente-et-un ans, qu’en fait, je suis libre. Que je ne suis vraiment pas obligée de laisser les autres m’imposer des règles qui m’étouffent ou me privent de ce que j’aime. Que je ne suis pas « trop comme ci » ou « pas assez comme ça », je suis juste moi, en fait. Que je suis plus indépendante que je l’imaginais, que je suis maître de mes choix, de mes projets, de mon corps, aussi. Que je ne suis pas obligée de me plier aux attentes de la société, de mes proches, de parfaits inconnus ou du plus grand nombre. Que j’ai le droit de me sentir « weirdo » et même, peut-être, de le revendiquer.

Il y a un tas de choses que j’ai apprises grâce à la thérapie, d’autres parce que je me suis moi-même ENFIN posé certaines questions existentielles que j’aurais dû aborder il y a bien deux décennies. Je ne vous en ai pas parlé parce que c’était très privé, et en soi je n’irai pas forcément dans le détail parce que ça l’est toujours, mais j’ai tout revu, comme si j’avais besoin de tout, littéralement tout repasser au peigne fin, de mes habitudes à mes opinions en passant par mes convictions. Mon couple, ma perception des autres, mon rôle de mère, mon statut d’artiste, la spiritualité, les responsabilités… Et cette culpabilité avec laquelle j’avais grandi et qui me pourrissait la vie.

Je m’arrête sur ce point d’ailleurs, parce qu’en ce qui me concerne c’est assez exceptionnel pour être noté : en 2021, j’ai compris d’où venait cette culpabilité, puis pourquoi je n’étais pas tenue de m’y soumettre, et enfin comment je peux me remettre des traumatismes que ça a généré et apprendre à m’en détacher. Quand je regarde en arrière, il y a encore du boulot mais je vois sans l’ombre d’un doute que je me suis délestée d’un poids énorme, et que j’aborde maintenant tout avec bien plus de sérénité. Ça fait un bien fou !

En résumé, 2021, je l’ai trouvée incroyablement formatrice.

D’un point de vue beaucoup plus léger, 2021 a aussi été l’année où je me sus plongée avec une passion plus intense encore dans la musique. J’ai voulu apprendre énormément sur les genres musicaux, sur les instruments, sur la façon dont on enregistre, et j’en passe. C’est entre autres ce qu’on retrouve en bonne partie dans la seconde moitié de mon nouveau roman, « Enlève-moi », et ça a été une expérience hyper intéressante que je continue de poursuivre tant j’adore ça. Et en guise de récompense absolue, au mois de décembre, Monsieur Josh Ramsay, dont je n’avais littéralement jamais entendu le nom de ma vie, a sorti un single en duo avec Chad Kroeger. Fana de Nickelback, je suis allée voir ça par curiosité plus que par conviction. Et bim. J’ai pris la baffe de ma vie. La chanson en question, « Lady Mine » est devenue ma chanson préférée de tous les temps. Genre, coup de coeur intersidéral




Au sujet de cette année…


Il me semble que tu n’as pas cliqué sur ce post pour que j’te cause musique, mais bien pour que je te parle de mes résolutions. C’est comme je le disais la première fois que j’ai une telle liste en début d’année, et c’est plus une coïncidence qu’autre chose, à vrai dire, parce que perso je suis du genre à updater ma vie, mes projets et mes envies non-stop - je n’ai jamais attendu le mois de janvier pour ça. Mais là en l’occurence, janvier 2022 a en quelque sorte marqué la fin d’un cycle et le début d’un autre. Face à toutes ces choses que je me suis résolue à entreprendre, j’ai pris des notes. Et je dois avouer que ça m’a motivée direct de voir ça écrit face à moi, à tel point qu’au moment où je te parle j’ai déjà bien attaqué cette liste malgré le fait qu’on ne soit encore qu’en février. La voici donc :




  • 1 - COMPRENDRE ET RÉSOUDRE MA CRISE IDENTITAIRE 

Si j’ai le sentiment d’avoir enfin fait connaissance avec « la vraie moi » l’année dernière, il reste encore une grande zone d’ombre que je suis précisément en train d’éclaircir à l’heure où j’écris ces lignes. En fin d’année, ce sont à la fois des inconnus, une amie très proche et ma généraliste qui, les uns indépendamment des autres et pour une raison qui m’échappe, ont soulevé des interrogations à mon sujet. Le mot « neuroatypie » a été prononcé, entre autres, alors que je ne pensais pas pouvoir être concernée. Ça a mené à des recherches, à de nouvelles questions, à un test de référencement, à un message du médecin m’indiquant qu’effectivement il fallait vérifier, puis aussi à d’autres recherches que j’ai fini par faire moi-même et d’autres rendez-vous pris dans le privé. Oui, je sais, c’est encore flou pour toi qui me lis. Mais le truc c’est que ça l’est encore plus dans ma tête alors que j’écris, et que donc je ne sais pas très bien comment aborder le sujet sans risquer de raconter n’importe quoi ou de te présenter des théories foireuses. J’aime bien être sûre de moi quand j’aborde des sujets délicats comme la santé mentale. Et justement, en fait : c’est ma résolution numéro 1 : avoir des réponses précises. Faire la lumière sur tout ça. La seule certitude que j’aie là de suite, c’est que je suis en plein milieu de deux parcours de bilan psychologique très conséquents et dont les résultats pourraient potentiellement changer ma vie. Crois-moi, l’idée n’est pas de teaser quoi que ce soit, bien que j’adore le suspense. Mais là, je suis la première frustrée de ne pas pouvoir en dire plus, tout simplement parce que je n’en sais pas plus et que je suis plus ou moins aussi larguée que toi. Je voudrais que ça aille vite et que les réponses soient claires et nettes. D’où le fait que j’attende impatiemment l’avis concret des spécialistes à ce sujet. Quoi qu’il en soit, je compte t’en reparler, et il fallait bien que j’aborde un peu le sujet, sinon ça risquerait de vraiment sortir de nulle part. Les premiers résultats tomberont mi-mars, si tout va bien. J’ai commencé à rédiger une sorte de journal de bord pour ne pas louper les éléments clef de ce parcours, et quand ça aura assez avancé, je le partagerai avec toi.

Voilà, une fois encore je sais que c’est pas tout à fait évident à saisir mais promis, dès que j’ai du concret à évoquer, je reviens et on en cause, parce que ma foi, quels que soient les réponses, je sais que ça pourrait en aider plus d’un.


  • 2 - METTRE L’ÉCRITURE AU PREMIER PLAN

Ce que m’a surtout appris l’année dernière, c’est que j’ai envie d’envoyer valser mon syndrome de l’imposteur, et de tout mettre en place pour, un jour, le plus tôt possible, j’espère, vivre de ce que j’écris. Je radote, je sais, mais c’est que j’y tiens énormément. J’ai longtemps pensé que je devais choisir entre « Golden Wendy » et Melissa Bellevigne mais en fait… c’est un peu comme devoir choisir entre être une femme et être une maman : l’une de ne va pas sans l’autre, et les deux peuvent très bien vivre en harmonie ! D’où le fait que ma résolution numéro 2 pour cette année, c’est de réduire un peu voire beaucoup mon activité de créatrice de contenu, et d’augmenter considérablement mon travail d’auteure. C’est d’ailleurs déjà un peu le cas, parce que je travaille à l’heure actuelle sur plus de projets littéraires que de projets dit « d’influence ». Je suis réaliste, je m’attends pas au nirvana pour autant. L’expérience m’a prouvé qu’être écrivain est loin, très loin du doux rêve que je caressais autrefois de simplement signer avec un grand éditeur et de ne plus faire que ça de ma vie. J’en ai parlé en détail dans le podcast précédent, c’est pas donné à tout le monde de pouvoir en faire son job principal. Les écrivains tels que Marc Levy, Guillaume Musso et compagnie font partie d’une élite de grands travailleurs mais aussi de grands veinards, qui sont tombés sur la bonne maison au bon moment. On a tôt fait de s’imaginer que c’est comme ça dès qu’on a du talent ou qu’on signe avec un éditeur renommé. Sauf que la réalité est tout autre et que c’est loin de suffire à en faire son métier principal. 

Mais je suis aussi quelqu’un d’aussi tenace que travailleuse et je compte me donner les moyens d’avancer en ce sens, parce que comme je l’avais expliqué il y a quelques temps, écrire, pour moi ça revient plus ou moins à respirer. Autrement dit, quand j’écris, je me sens vivante comme jamais. Pour rappel, pour soutenir mon travail, le meilleur moyen de le faire à l’heure actuelle, c’est de vous offrir mes romans déjà publiés, et de me rejoindre gratuitement sur Wattpad puisque je viens d’y publier le début de mon prochain roman.




  • 3 - ATTAQUER LA RÉDACTION D’UN NOUVEAU ROMAN

Bon, ça en soi… c’est déjà fait ! Du moins, le squelette d’un autre roman est déjà en train de se dessiner dans un de mes carnets, et je vais prendre le temps qu’il faudra pour bien préparer tout ça et me pencher sur la rédaction pure et dure dans un second temps, peut-être cet été. Mais je suis d’ores et déjà raide de ce qui se prépare, bien que beaucoup d’éléments soient encore cachés dans le brouillard.



  • 4 - LIRE AU MOINS DEUX ROMANS

Alors, ça, j’en ai parlé la semaine dernière sur Instagram, et je suis pas fière de le répéter : ma dernière lecture en date jusque très récemment, c’était un énième roman de Fred Vargas que j’avais dévoré… sur la plage de Cuba, en décembre 2017. Oui, j’ai honte. J’ai honte parce que pour quelqu’un qui aime autant les mots que moi, je me dis que ça craint de n’avoir rien lu en quatre ans. Bon, pour me défense, en quatre ans j’ai eu deux bébés et tout le tralala qui va avec, et j’ai été obligée de choisir entre lire et écrire, faute de temps. Du coup, comme je préfère de loin écrire que lire, c’est ce que j’ai fait. Mais je me suis aperçue il y a quelques semaines que j’ai un peu l’impression de « sécher » d’un point de vue vocabulaire. J’aime beaucoup apprendre de nouveaux mots, de nouvelles tournures de phrases, m’émerveiller devant de jolies figures de style, etc.. Et ça, ça s’acquiert en lisant, y’a pas de miracle. Alors, si pendant plus de dix ans j’ai puisé dans le stock géant que je m’étais fait pendant mes années lycée principalement - vu que je lisais comme une dingue à l’époque - bah là je sens que j’ai besoin d’aller renflouer mon réservoir. C’est un peu comme si en écrivant je piochais dans un frigo. Là, je vois que le frigo est presque vide, faut que j’aille faire des courses, en gros. Et ça tombe bien, puisque mon petit 4e fait ses nuits, que notre quotidien est un peu plus simple qu’avant depuis peu, et que j’ai retrouvé goût à la lecture. Sur les deux romans que je tenais à lire sur l’année, j’en ai déjà lu un, qui m’a plutôt déçue, et je suis en train de lire 1984, que je voulais lire depuis une éternité. Bref, je suis pas loin de mon objectif et je me dis qu’il serait bon que, frigo vide ou pas, je prenne l’habitude de faire mes courses plus régulièrement, parce que diantre ! c’est quand même méga cool, de lire.


  • 5 - ARRÊTER DE ME NÉGLIGER 

Ma cinquième résolution consiste à reprendre soin de moi pour de vrai. Ça va entre autres passer par le fait d’ajuster ma garde robe à mon corps qui a pas mal changé ces dernières années. Concrètement, là tout de suite, je ne sais même plus quelle taille je fais, ce qui est un poil problématique. Faudrait aussi que je réserve une séance avec ma psy pour voir si y’aurait pas moyen de contrer cette image déformée que j’ai de mon apparence parce que je sais pourquoi j’en souffre mais je ne sais pas comment m’en sortir. J’aimerais bien tester le truc du tatouage semi permanent des sourcils aussi, parce que je perds un temps pas possible à faire les miens et je les trouve toujours trop asymétriques. Je vais peut être aussi retenter les extensions de cils, idem, pour gagner du temps sans sacrifier mon reflet dans le miroir (oui parce que mes cils à moi sont si blonds que quand j’ai pas de mascara, j’ai l’impression que j’ai juste plus d’yeux).

Pis je voudrais tenir le challenge que je me suis déjà lancé, qui consiste à ne pas sortir ma balance du placard, tellement le chiffre dessus a souvent été gage de mal-être pour moi. Il m’arrivait autrefois de me peser deux fois par jour… je crois que ça fait deux mois, là, que je ne l’ai pas touchée, on verra bien combien de temps je tiens. 

PS : Bon, correction, quelques heures seulement après avoir écrit ces mots, je l’ai ressortie, et sans surprise, le chiffre m’a déprimée. Et je crois que ça, c’est vraiment problématique, justement. Ce serait pas du luxe que j’apprenne à me trouver bien telle que je suis plutôt que de toujours me dire qu’il faudrait que je perde du poids.

Enfin voilà, de manière générale, j’aimerais bien retrouver une apparence qui corresponde à ma personnalité, et l’assumer, peut-être au point d’oser faire un shooting photo toute seule et obtenir des clichés qui sont représentatifs de la vraie moi. Et justement, ça va avec la résolution suivante.




  • 6 - NE PLUS AVOIR PEUR D’ÊTRE MOI

Y’a sûrement un énorme paramètre psychologique là-dedans, et sans doute que les deux gros bilan psy que je suis en train de passer me permettront d’avancer en ce sens. Mais de manière générale, loin d’avoir cherché à être fausse ou parfaite, j’ai pris conscience ces derniers mois que je n’ai jamais tout à fait été moi, sauf auprès de mon homme et de mes enfants, je crois. Pour un tas de raisons, la principale étant sans doute une peur panique du rejet, j’ai plus ou moins toujours adapté l’image que je renvoie aux personnes qui m’entourent. L’exemple qui sera le plus parlant pour toi, d’autant plus si tu me suis depuis longtemps, c’est l’image que j’ai longtemps dégagée, pas vraiment consciemment, sur mon blog et dans mes vieilles vidéos. Ayant démarré dans le monde de la beauté à l’époque d’Hellocoton, je m’étais découvert une passion pour le rose pastel. Ça peut sembler tout bête, hein, le rose pastel. C’est joli. J’en avais en fond de mon blog, de mes vidéos, j’avais plusieurs tops et autres blouses dans ces tons-là que j’aimais bien porter sur Youtube, parce que, je ne sais pas, ça renvoyait de la douceur, de la délicatesse et de la féminité, j’imagine. Et en soi, je ne suis pas du tout en train de dire que je n’aime pas ça, vu qu’au moment où je te parle, je suis précisément emmitouflée dans un plaid en tartan pastel et que ma chambre est précisément décorée dans cet esprit boudoir. Sauf qu’au fond de moi, la vraie moi, c’est avant tout une folle-dingue de Burton, de rock, de noir et de vert foncé. Et que je me suis rendu compte y’a malheureusement pas très longtemps, que ce que j’aime porter, c’est pas des p’tits hauts poudrés bien coupés et bien cintrés. Nan. C’est des chemises en flanelle chipées au rayon homme, probablement bien trop grandes pour moi, mais fichtrement confortables. Un bandana autour du cou, un legging et une paire de bottes montantes et on n’en parle plus. Je sais même pas pourquoi je me suis obstinée pendant si longtemps à porter des fringues qui ne matchaient pas vraiment avec mes goûts et mes humeurs, les vrais de vrais. Et en 2022, je voudrais me détacher de ça. Mettre une robe que quand j’en ai vraiment envie. Coller du pastel plein les murs de ma chambre si ça me chante, mais ne pas me déguiser pour que ma tronche ait l’air plus « comme il faut ». Je veux intégrer le fait que je m’en fous, que ça fasse pas très femme ou pas assez maman. Je veux apprendre à ressembler dehors à ce que je suis dedans. Et pour ça, je me congratule en ce sens que j’ai réussi à sauter le pas, l’été dernier, de faire teindre tout le dessous de mes cheveux en noir, moi qui en avais rêvé pendant près de dix ans tout en me disant que non, c’était pas « comme il faut ». Je crois que je n’ai jamais vraiment cherché à assumer qui j’étais et que pour je ne sais quelle raison, j’ai trop longtemps préféré faire le caméléon.

Tout ça pour dire qu’en gros, je viens de virer le rose de mon blog.


7 - ARRÊTER UNE BONNE FOIS POUR TOUTES DE ME CENSURER

Dans l’absolu, ça va un peu avec le reste : je me suis tellement privée d’assumer mes propres convictions et mes goûts, que même si à quelques reprises, j’ai réussi à m’exprimer sur certains sujets, par le passé j’ai surtout appris à me taire, à opiner quand on me faisait remarquer que j’aurais dû faire ou dire les choses autrement. Bah, flûte à la fin, stop. Faut que j’arrête de vivre sous la coupe des autres. Cette année, je voudrais apprendre à m’exprimer, non pas dans la provocation ou l’agressivité, loin de là, mais dans la liberté. Y’a un tas de choses que j’ai jamais osé dire, aussi bien en privé qu’en public, et en soi je trouve ça indispensable de prendre le temps de se demander quelles conséquences peuvent avoir nos paroles. Mais quand ça devient maladif au point qu’en fin de compte tu te bâillonnes toi-même 95% du temps… bein c’est toxique et ça fait voler en éclat ton libre arbitre. Donc cette année, j’aimerais arrêter de mettre l’opinion des autres sur un piédestal aux dépens de la mienne. Je ne suis pas en train de dire que j’ai envie de jeter un pavé dans la marre, loin de là. Juste que j’aimerais trouver le courage d’assumer mes choix, mes sentiments et mes projets sans me retenir systématiquement, sans supprimer si ça ne plaît pas, sans m’excuser si ça n’est pas au goût de tout le monde. J’aimerais pouvoir enfin aborder sur le net ma vision de la parentalité et mon avis sur la fameuse question  « est-ce que faire des enfants, ça revient pas à flinguer la planète ? ». Je pense d’ailleurs que l’ambiance de mon nouveau roman, « Enlève-moi », est une façon pour moi de m’ouvrir sans filtre, parce que pour le coup, à travers mes textes, je n’ai jamais été que moi-même, et c’est bien plus dark que pastel, même si ça va de pair avec une sincérité et une dose d’amour inaltérables. 




Bon, je vois la tartine que je viens de taper et je me dis que si t’es encore là, déjà, t’as du mérite, mais t’as sans doute soit envie d’aller te coucher, soit d’aller faire pipi. Donc je vais essayer de conclure enfin, hein, parce qu’à force d’écrire tout ce qui me passe par la tête, c’est pas un article c’est une thèse, que je vais te publier. 

Donc, en vrac et pour terminer, en 2022, j’aimerais aussi : aller à Londres plusieurs fois et découvrir enfin Camden, Notting Hill et tous ces coins magnifiques qu’en expatriée en carton, je n’ai pourtant jamais vus de mes propres yeux. Je suis bien tentée d’aller me faire percer un 3e trou aux oreilles par la même occasion, genre à Camden même, ce serait trop cool. Je voudrais regarder une tonne d’épisodes de Big Bang Theory parce que gosh Denis m’a fait découvrir ça y’a pas longtemps et je me prends des barres de rire pas possible devant. Et puis je voudrais lancer et signer pour de bon le projet d’album pour enfant autour de la conception des bébés, parce que si j’attends encore, mon dernier sera ado quand ça sortira et ça, non non non. Et peut-être, si je trouve le cran, partir deux jours seule quelque part, genre en Écosse, pour y puiser l’inspiration et voir ce que ça fait de partir loin sans ma tribu. 

Voilà ! Sur ce, je te laisse enfin tranquille avec ces résolutions interminables, et, surtout, j’attends que tu me partages les tiennes ! Bein oui, parce que ça m’intéresse et si ça se trouve j’en rajouterai à ma liste déjà bien remplie !


C’est quoi, ton projet Number one, à toi ?
De quoi tu rêves, pour cette année ? 



Golden Wendy


4 commentaires:

  1. Bonjour Mélissa. Le hasard a voulu que je tombe sur ton article alors que je suis dans à peu près la même réflexion que toi. Une question d'âge peut-être ? Il y a quelques semaines, je me suis surprise à être nostalgique de mes débuts (l'époque de mon premier appart, en 2008) et à me demander pourquoi, alors que j'ai beaucoup appris et progressé depuis, que j'ai un couple et un enfant supers, un appartement bien situé, un travail bien rémunéré...

    J'ai fini par me rendre compte qu'à cette époque, je ne réfléchissais pas. Je vivais au jour le jour, au fil de mes découvertes. Je n'essayais pas d'être quelqu'un de bien. Je n'étais pas dans le futur, à vouloir faire toujours mieux. Je n'écoutais pas tellement les autres.

    Je pense qu'avec le temps on intériorise que notre "nous" le plus spontané et naturel est mauvais par nature. Nous serions méchants, médiocres, égoïstes si nous n'étions pas sans arrêt à vouloir nous contrôler, nous censurer, nous redresser, nous corriger. Cela nous rend stressés en permanence, et pas heureux.

    Alors comme toi, devant ce constat, j'ai aussi pris la résolution de lâcher du lest, d'être moi, d'assumer et peut-être, de revenir celle que j'étais, à mes 20 ans. Laisser les autres parler... et écouter ma propre voix, tout simplement. Se faire confiance, en somme.

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    1. Merci beaucoup pour ton commentaire qui à plusieurs reprises m'a décroché un sourire 😊

      Pour tout te dire, ta réflexion est en quelque sorte le miroir d'un personnage que je suis justement en train d'étoffer, pour la série que j'écris pour Doors (= Rocambole). Vraiment il y a beaucoup de similitudes dans ce que tu me racontes et dans ce que cette fiction évoque, et dans un sens ça me rassure de constater que ce que j'ai imaginé est aussi réaliste, puisque c'est aussi un peu ton histoire.

      Je ne sais pas si tu seras tentée de la découvrir quand elle sortira, mais je serais particulièrement curieuse de savoir si ça fera écho en toi.

      Quoi qu'il en soit, je te remercie d'avoir été aussi sincère dans ton message. Je remarque que beaucoup de personnes de mon âge se posent les mêmes questions existentielles que moi, et ça me touche, de voir qu'il y a encore des gens qui se remettent en question, qui recherchent la spontanéité qu'ils ont perdue, qui veulent travailler à devenir de meilleures personnes tout en se détachant de la pression des autres...

      Bref, je te souhaite un magnifique parcours sur le chemin que tu arpentes.

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  2. L'écriture d'un nouveau roman, alors ça c'est super intéressant !!! Force, courage et inspiration à toi pour cette belle étape de création :)

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    1. Ouiiii c'est tellement excitant ! J'ai déjà de très nombreuses notes même si tout est encore très désorganisé, mais chaque jour qui passe, ça se précise et j'adore cette phase de création !

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