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mercredi 17 novembre 2021

Ce que je n'avais dit qu'à demi-mot...

 



“I do not have a dream job. I do not dream of labor.”

Cette phrase se répand depuis quelques mois sur les réseaux sociaux et je dois dire qu’elle me turlupine depuis la première fois que je l’ai vue passer. Parce qu’en fait, elle parle aussi bien à la moi d’aujourd’hui qu’à la mini-moi de six ans avec son cahier et son stylo, ou à la moi collégienne à qui on demandait ce qu’elle envisageait comme études et comme carrière mais qui se retrouvait bête et sans réponse face au conseiller d’orientation. Eh oui parce qu’en fait, mon « job de rêve », m’a-t-on fait comprendre quand j’étais petite, c’était pas un vrai métier.

A noter aussi qu’en France, une activité gratifiante et qui « rapporte », même quand elle devient l’activité principale d’une personne, est souvent jugée comme un passe-temps plutôt que de se voir qualifiée de métier. De ce que j’ai expérimenté jusqu’à présent, ce n’est pas le cas au Royaume Uni, où loin de me regarder avec un sourire narquois au coins des lèvres quand on me demande ce que je fais dans la vie et que je réponds « blogueuse », on ouvre souvent des yeux émerveillés suivis d’un « Oh ! Quelle chance ! Comment en êtes-vous venus à en faire votre job ? ». J’ai d’ailleurs toujours eu du mal à comprendre pourquoi, pour certaines personnes (pas toutes, bien heureusement !), le fait de travailler doit forcément impliquer un labeur désagréable, une contrainte ou une activité conventionnelle. Je pourrais à vrai dire m’étaler bien plus sur la question tant je la trouve intéressante, mais ce serait m’éloigner un peu du sujet que je voudrais aborder pour de vrai dans ce post.





D’un point de vue professionnel, si je suis aussi photographe à mes heures perdues, mon job principal à l’heure actuelle c’est ce qu’on appelle communément « l’influence ». Je n’affectionne clairement pas ce terme que je trouve rebutant, sachant qu’au demeurant mon but et celui de mon homme sur le net, n’est certainement pas de vous influencer mais plutôt de vous divertir de temps à autre, et surtout de vous pousser à réfléchir par vous-mêmes autour de sujets qui nous semblent importants. Alors, je vais pas faire comme si ça avait toujours été simple, car ce job implique quelques inconvénients, le plus conséquent étant de subir les affres des haters et le jugement parfois très brutal de personnes qu’on ne connaît ni d’Eve ni d’Adam et qui, cachés derrière leur écran, se permettent des choses qu’elles n’oseraient sans doute pas nous dire dans la rue. Cela dit, avec les années, c’est une chose qu’on a appris tout doucement à comprendre et sur laquelle on a pris du recul, beaaaaucoup de recul, à tel point qu’il est désormais rare que ça nous affecte. Pour ça, on remercie notre psy et la thérapie cognitivo-comportementale dont je t’ai déjà parlé ici et qui permet juste de ne plus se laisser submerger des sentiments négatifs dont les gens nous bombardent parfois, qui qu’on soit. Vraiment, au delà de ça, je sais la chance que j’ai de faire un job qui me permette de me sentir utile, de partager des expériences, d’échanger beaucoup avec vous, d’aider des individus et des familles à ma petite échelle. Il y en a parmi vous qui ont pris confiance en elles, qui ont osé se lancer dans un projet qui les intimidait. Certaines ont surmonté leur peur de la grossesse en consultant mes contenus, d’autres, motivés par nos posts, se sont lancés à leur tour dans l’haptonomie, la consommation de produits bio, et même l’expatriation. Il y en a qui ont visité Folkestone. Il y en a qui ont découvert leur SOPK, tenté l’accouchement sans péridurale ou on décidé de prendre rendez-vous avec un thérapeute. Il y en a qui ont pu déceler la surdité de leur enfant ou un cheveu étrangleur enroulé autour de son orteil. Des témoignages de ce genre, j’en lis littéralement tous les jours, sur le blog, sur Youtube, sur Instagram. Et c’est fou ! C’est fou de voir comment notre activité sur le net peut avoir une portée concrète et positive dans vos vraies vies. 

C’est un métier qui n’existait pas quand j’étais au collège, je ne risquais donc pas de suivre un quelconque cursus pour y parvenir. Pour autant, c’est un métier qui m’épanouit énormément tant je le trouve bourré de sens. Sans compter que de notre côté de l’écran, il nous permet, certes, de faire bouillir la marmite via des contenus qui nous plaisent, mais aussi de vivre des choses parfois extraordinaires et d’avoir un emploi du temps si flexible qu’il nous offre un confort familial formidable, puisqu’on est plus ou moins toujours ensemble et qu’on adore ça. 


Pourtant, j’ai une confidence à te faire, qui je pense risque peu de surprendre celles et ceux qui sont là depuis longtemps : c’est pas mon job de rêve. Loin de moi l’idée de cracher dans la soupe, rassure-toi. Comme je viens juste de l’expliquer, être créatrice de contenu c’est un job génial qui comporte peu d’inconvénients et qui est sur-mesure pour moi. Sans compter que c’est grâce à lui que j’ai pu voir Monsieur Depp de mes propres yeux et accessoirement rencontrer KYO à deux reprises, entre autres trucs complètement irréels. Je ne risque pas une seconde de regretter mon ancien job de salariée chez Citroën, c’est un fait ! 

Mais pour mieux saisir le propos de cet article, il faut qu’on remonte un peu le temps.

Tout le monde ne le sait pas forcément, vu que ça va bientôt faire 9 ans que je suis dans le coin, mais j’ai fait mes débuts sur internet… parce que je n’avais plus le temps d’écrire. Petit retour dans le passé, donc.




En 2012, j’avais 22 ans et j’attendais mon 1er enfant. Je venais de quitter mon CDI et ne comptais pas reprendre d’emploi dans l’immédiat, parce que c’était mon projet d’être maman au foyer au moins quelques années. Et comme Denis bossait à plein temps et gagnait suffisamment, c’était jouable. À cette époque là, j’écrivais énormément, j’avais déjà écrit le premier jet de mon roman « Paranoïa » d’ailleurs (qui a été publié en 2016). Pendant ma grossesse, je me suis passionnée pour le maquillage, et un beau jour je suis tombée sur une vidéo de « Sandrea26France », en cherchant un tutoriel pour reproduire un look d’Avril Lavigne. Bien vite, j’ai plongé dans ses contenus et me suis beaucoup attachée à sa personnalité naturelle et ses explications somme toute faciles à suivre pour la débutante que j’étais. Un jour, alors que j’étais toujours enceinte, j’ai gagné un concours sur sa chaîne Youtube et j’ai eu l’occasion de faire plus ample connaissance avec elle. On avait une tonne de points communs, et assez vite, on est devenues amies. Quand j’ai accouché, quelques mois plus tard, je me suis retrouvée avec un BABI (= bébé aux besoins intenses). Pour résumer, je n’avais plus une minute à moi en journée, et si j’avais passé toute ma grossesse à écrire, et par là j’entends plusieurs heures par jour, j’ai soudain dû abandonner cette passion, ce qui a généré une profonde frustration teintée de tristesse. Quand j’ai partagé ce sentiment avec Sandrea, elle m’a dit : « Tu devrais ouvrir un blog ! Tu pourrais continuer d’écrire, mais à petite dose ». Toute novice que j’étais, je lui ai répondu : « C’est quoi un blog ? ».

Peu de temps après, ma curiosité m’a poussée à fouiller sur le net et j’ai entre autres fait la découverte de celui de Lucie, « Beauty & Gibberish ». La nana, en plus d’être super jolie, écrivait divinement bien et proposait des photos magnifiques pour illustrer ses revues beauté. J’ai bien vite compris le concept et j’ai trouvé ça super chouette. La suite, tu la connais sûrement déjà : j’ai donc ouvert mon blog à mon tour, et, propulsé par Sandrea, son enthousiasme et sa générosité débordante, il s’est vite fait sa place sur le web et a bénéficié d’une visibilité exceptionnelle. J’ai alors mis tout mon coeur à l’ouvrage et travaillé au maximum de mes possibilités, principalement pendant les siestes de mon fils, pour proposer du contenu le plus intéressant et attrayant possible, cherchant sans cesse à me perfectionner. 

Et ça a porté bien plus de fruit que je l’aurais jamais espéré, puisqu’au moment où j’écris ces lignes, c’est devenu une véritable activité professionnelle qui nous permet depuis environ 4 ans de vivre outre-Manche dans une maison cosy, avec nos enfants et nos boules de poils. Alors, Sandrea, je lui serai à jamais reconnaissante, parce que c’est grâce à elle que j’ai pu me lancer, me passionner pour ce passe-temps qui lentement mais sûrement s'est changé en un super job. Je me dis que j’ai bien fait de persévérer et de travailler d’arrache-pied pour améliorer mon contenu au fil du temps, vu comme c’est épanouissant de gérer mon activité professionnelle moi-même et de travailler dans ce milieu qui me permet de toucher à tout.




Après mes débuts en 2013, eh bien, on a appris à gérer notre BABI, les années ont passé, il y a eu trois déménagements, trois grossesses et un tas d’autres ajustements dans notre vie. Et contre toute attente, j’ai lentement mais sûrement réussi à dégager des créneaux dans mes journées pour m’adonner de nouveau à l’écriture de romans au delà d'articles de blog, en particulier dans les périodes de « break internet » que je fais une à deux fois par an.

Pour en revenir à nos moutons, autant j’ai adoré causer beauté et futilité pendant des années, autant j’adore encore parler de ma vie de maman… autant ce qui me fait vibrer le plus au monde personnellement et depuis toujours, c’est de LOIN d’écrire des fictions. C’est un domaine dans lequel mon perfectionnisme chronique et dévorant me fiche la paix.  J’entends par là que si je pense que je me débrouille pas trop mal en tant que créatrice de contenu, je ne suis globalement jamais vraiment satisfaite de ce que poste. Je me dis toujours que j’aurais pu mieux faire. Que la miniature n’est pas folichonne. Que j’ai bafouillé ou que j'avais une mèche de travers dans telle vidéo. Que j’ai dit ci alors que je voulais dire ça. Que j’ai oublié un détail important. Que je me suis répétée. Que la photo que j’ai choisie pour illustrer tel article n’est pas bien traitée. Qu’il aurait mieux valu une autre prise de vue. Que j’aurais pu aborder tel ou tel sujet sous un autre angle, que j’ai été trop catégorique ou pas assez précise. En gros je suis jamais contente à 100%. Et c’est un problème entre moi et moi, j’en ai bien conscience, car la majeure partie du temps, les gens qui me lisent ou regardent nos vidéos ne remarquent pas ce genre de détail pour lequel, de mon côté de l’écran, je suis en train de m’arracher les cheveux.

À côté de ça, il y a la rédaction de romans. Écrire de la fiction, c’est le seul et unique domaine de ma vie dans lequel j’ai vraiment confiance en moi. Où je me sens la plus moi-même, où je n’ai jamais l’impression d’avoir de limite ou de contrainte. Quand j’invente une histoire, qu’elle soit inspirée ou pas de mon ressenti ou de mon vécu, je n’ai pas besoin de faire attention sans arrêt, c’est mon imagination qui travaille, presque « sans moi » d’ailleurs, tant les premiers jets sont toujours rédigés comme si j’étais plantée devant un écran de cinéma et que mes mains ne faisaient que retranscrire ce qui défile devant mes yeux. C’est merveilleux et grisant, c’est une sensation de flottement incomparable, c’est comme voler. Pas de barrière, pas d’impératif. Que de la créativité, que des personnages qui me prennent par la main et m’entraînent à leur suite, me racontent leur histoire et me font confiance pour la transmettre à mon tour. Oui, je sais, ça sonne perché au possible mais c’est pourtant ce qui se passe dans ma tête quand je peux me laisser porter par mon imagination. C’est indépendant de ma volonté, au départ il n’y a aucun contrôle, juste la contemplation d’un monde unique qui m’ouvre ses portes. Pour la control-freak maladive que je suis, c’est le paradis. C’est la liberté, l’apaisement et la sérénité absolue, aussi.

Eh oui, parce que je suis comme un poisson dans l’eau à l’écrit, alors que j’ai toujours peur de mal m’exprimer à l’oral. Quand j’écris un roman, je n’ai pas peur qu’on saisisse mal le sens de mes propos, je n’ai pas la pression des conventions sociales ou l’appréhension du potentiel retour de bâton de mes proches, d’inconnus ou d’une bande de haters sur le net. Je peux inventer à ma guise, puiser plus ou moins dans mes propres émotions, me perdant tantôt sur des chemins jamais empruntés quand le chapitre suivant sera peut-être tant inspiré de mon propre ressenti que ça en deviendra cathartique.




Écrire, ça me permet de reprendre mon souffle, d’avoir confiance en moi, d'autres vies et d'autres aventures, de créer à n’en plus finir. De me déconnecter le cerveau aussi, tant je plonge corps et âme entre les pages de mes propres histoires. Je suis à la fois seule avec moi-même et entourée de personnes / personnages qui me comprennent et que je comprends. Honnêtement, même si je sais que c’est abstrait pour la plupart des gens, ça me procure un bien-être que même la satisfaction d’aider des internautes n’a jamais égalé.

Alors voilà, jusqu’à présent je ne l’ai dit qu’à demi-mot, mais il est temps désormais de te confier ceci de manière plus officielle :  mon plus grand souhait serait purement et simplement de pouvoir un jour ne faire que ça. Écrire des livres, du matin au soir. Que mon temps de travail, tout mon temps de travail, je le passe à bâtir mille et une vies, mille et un décors et mille et une histoires. Je voudrais que ça soit ça, un jour, mon job principal. Je voudrais pouvoir dire à la petite moi de six ans qui rêvassait avec son stylo et son carnet : « Mais si, écrivain c’est un vrai métier, et t’en fais pas, un jour c’est précisément ce que tu seras ».

Je pense pas que ça en surprendra beaucoup, mais je me dis juste que j’en ai marre du syndrome de l’imposteur, de ne pas me sentir légitime de dire ouvertement que si j’adore mon job et qu’il est particulièrement gratifiant, ce n’est pas pour autant mon « job de rêve ». Ça fera bientôt 9 ans que j’évolue sur le web et qu’en dépit des inconvénients qu’il implique, je prends mon pied comme pas possible à exercer ce métier, à voir comme il me permet de diffuser des choses positives en partageant nos expériences. Et je me verrais mal abandonner cet aspect de ma vie d’ailleurs, pour la bonne et simple raison que ça a du sens et que j’aime ce partage. Mais si je puis me permettre une comparaison, c’est comme si j’étais un violoniste habité par la musique qui s’adonne avec plaisir au jardinage en parallèle. Travailler sur les réseaux sociaux et apporter ma petite pierre à l’édifice, ça me fait plaisir et ça a une formidable portée, mais ça ne me fait pas autant vibrer que de me plonger corps et âme dans les mots. Et au choix, même si ledit violoniste entretient une splendide roseraie dans son jardin et que ça ravit les yeux de ses voisins, ce qu’il veut faire du plus clair de son temps, c’est jouer dans un orchestre et faire frissonner le public dans la salle au son de sa musique. Eh bien moi je voudrais faire ça aussi. Avec mes mots. 

Je voudrais vivre de ma plume.





Alors, j’en parle relativement peu en fin de compte, mais dans le secret, j’y travaille comme une dingue depuis toujours. Le fait est que j’en ai marre de me priver d’en parler plus, juste parce que... j’ai peur de déranger ! Jusqu’ici je me disais que c’était impossible, qu’être écrivain à plein temps c’est réservé à une élite dont je ne ferais jamais partie, parce qu’il faut de la chance voire parfois du piston, pour que ça marche vraiment dans ce milieu très fermé, où le talent est rarement suffisant. J’avais une vision assez défaitiste de ma potentielle carrière littéraire. Jusqu’à la sortie de « Comment Te Dire ». Ce roman, qui m’a demandé des années de travail, il s’est retrouvé en rupture de stock seulement 24h après sa parution. Je l’écris là, mais en vrai, j’ai encore du mal à y croire tellement ça me paraît improbable. Pourtant c’est bel et bien ce qui s’est passé et c’est merveilleux. Inattendu et merveilleux. Puis les jours suivants, j’ai lu les premiers retours de mes lecteurs et j’en ai eu les larmes aux yeux à de multiples reprises tellement c’était gorgé d’émotion qu’on me disait avoir refermé ce livre. Alors j’en suis là, et voilà que ce vieux rêve, le plus vieux de tous à vrai dire, s’est manifesté avec insistance dans mon esprit, jusqu’à m’en empêcher de dormir. « Et si c’était possible ? Et si finalement, ce n’était pas à ce point hors de ta portée ? Et si c’était le moment de le dire et de tout tenter pour y parvenir ? » me souffle une petite voix au fond de moi. Une petite voix, celle de la minuscule moi, que j’avais quelque peu fait taire ces dernières années, lui rétorquant que j’avais déjà un super emploi et aussi la chance d’avoir été publiée alors que c’est loin d’être donné à tous les auteurs. Je m'étais répété qu’il faut pas être trop gourmande, qu’il faut se contenter de ça. Parce que non, c’est pas moi qui finirais comme ces veinards qui écrivent toute la journée et s’interrompent seulement pour aller se promener dans un parc couvert de feuilles rouges et orangées dans lesquelles sautillent les écureuils, le temps de remplir leur réservoir à imagination. « Et pourquoi pas ? Pourquoi pas toi, finalement ? » a insisté la petite voix.






J’écris comme je respire.
Non, en fait c’est faux, j’écris mieux,
parce que je ne suis jamais à bout d’inspiration
alors que je suis souvent à bout de souffle.


Et je pourrais sans peine continuer jusqu’à ma mort, c’est un fait, parce que je n’ai jamais vécu l’expérience de la page blanche. J’ai même le problème inverse : je n’ai pas assez de temps dans mes journées pour laisser s’exprimer toutes les idées qui me passent par la tête. Je n’ai pas terminé un roman que j’en ai déjà une ou plusieurs autres qui germent.

Concrètement, je travaille actuellement sur 3 projets littéraires en simultané (en plus de mon job sur le web, donc, sinon je risquerais sans doute de m’ennuyer, vois-tu).

D’abord, un roman, « Enlève-moi ». Conséquent autant en taille qu’en ce qui concerne l’intrigue. J’en suis à environ 500.000 caractères (pour te donner une idée, « Comment Te Dire » faisait dans les 445.000) et je suis LOIN d’avoir fini. Pourtant, je peux d’ores et déjà te dire que je n’ai JAMAIS rien écrit d’aussi bon et que j’en suis folle tellement c’est inédit, perché et rock n’roll. Je compte le boucler avant la fin de l’année et me laisser le mois de janvier pour le relire / peaufiner. Il n’est pas encore terminé donc, mais c’est une évidence, je n’ai jamais été aussi fière d’un texte et j’ai déjà un pincement au coeur de me dire qu’il y aura forcément un point final à apposer un jour ou l’autre.

Ensuite, j’aimerais publier un livre pour enfant consacré à l’approche de la sexualité, à la conception des bébés et compagnie. J’en avais déjà parlé il y a longtemps, je sais quel intérêt ma communauté avait manifesté pour ce projet, et j’avais été prise par d’autres choses et par ma 4e grossesse, c’était donc resté dans un coin. Mais je compte bien le mener à bout, avec de jolies illustrations en bonus, parce que je sais déjà quelle utilité il pourrait avoir, aussi bien pour mes enfants que pour ceux des autres.

Enfin, à l’heure actuelle, en parallèle de tout ça, je bosse aussi sur une série, pour Rocambole (qui s’appelle maintenant « Doors », au passage). Je reviendrai là-dessus un de ces quatre, mais à vrai dire, au départ, l’idée que j’avais prévu d’exploiter pour eux c’était celle de « Enlève-moi ». Sauf que comme tu l’as compris, cette histoire a pris des proportions telles que ça n’aurait jamais tenu dans une série et que face à ce constat, j’ai préféré rompre mon contrat pour ne pas renoncer à ma créativité en cherchant à la contenir dans un format et entre des règles de style trop étriquées pour cette intrigue. J’ai laissé quelques mois passer et finalement j’ai signé de nouveau avec la plateforme mais pour un récit tout à fait différent. Ça devrait sortir en février et je suis curieuse de savoir ce que tu vas en penser, car c’est un exercice nouveau pour moi ! 




Alors voilà, je t’ai presque tout dit et je reconnais que je me sens déjà mieux d’avoir pu enfin partager avec toi ce sentiment et ces rêveries que je ne tiens plus à mettre de côté. Il me reste toutefois quelque chose à te demander. Eh oui, c’est assez exceptionnel, sauf erreur de ma part je pense d’ailleurs que c’est la première fois que j’ose demander quelque chose à ma communauté, et je dois le faire, d’abord parce que je n’ai rien à perdre, parce que ça ne t’oblige à rien, et surtout, parce que ça pourrait tout changer. Oui, parce que toi qui me lis, là, de suite, tu as un pouvoir que tu ne soupçonnes sans doute pas et qui se résume plus ou moins pourtant au fait de réaliser ce rêve. C’est osé, sûrement un brin culotté et ça fera peut-être jaser dans les chaumières. J’ai toujours eu très peur du regard des autres… sauf que j’ai compris récemment que j’ai encore plus peur d’avoir des regrets.

Concrètement, toi et les autres membres de ma communauté, vous avez ce pouvoir, si le coeur vous en dit. En offrant ou en vous offrant mes livres, surtout quand ils viennent de sortir comme récemment avec « Comment Te Dire » parce que ça donne une visibilité essentielle à la vie d’un livre - ça c’est la chose la plus énorme que vous puissiez faire. Et puis aussi, en partageant votre avis après lecture sur les plateformes web, en soutenant mon activité d’auteure sur les réseaux sociaux quand je l’évoque d’une manière ou d’une autre, en en parlant autour de vous. Ce sont de petites choses ma foi, mais ce faisant, vous m’aidez à toucher mon plus vieux rêve du doigt.

Je suis réaliste, je sais que c’est bien plus compliqué de vivre de son imaginaire et de ses écrits que de vivre de la création de contenu (et pourtant, à moins de sortir de Secret Story, ça demande déjà beaucoup de travail de vivre de son activité sur internet). Malgré ça, j’ai toujours été résolument accrochée à mes espoirs, et je sais qu’on vit aussi à une époque où, en dépit de toutes les crasses que ça peut générer, les réseaux sociaux peuvent littéralement concrétiser des projets fous et des rêves de gosses. Le mien, c’est donc de vivre de ma plume. Et qui sait ? Peut-être que dans cinq, dix ou vingt ans, je serai à la table d’un Coffee Shop, que ce sera devenu mon job à plein temps, et qu’entre deux pages d’un nouveau roman, je ferai une pause, je boirai quelques gorgées de mon Chaï Latte fumant et je retomberai sur ce que je viens d’écrire en souriant aux anges parce que j’y serai arrivée.

S’il y a la moindre chance pour que ce post puisse m’y mener, tôt ou tard, alors je me devais de l’écrire.


Merci beaucoup de m'avoir lue jusqu'ici.



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Golden Wendy


6 commentaires:

  1. Mélissa, j'aime beaucoup ta plume et elle m'inspire depuis des années maintenant. Je me reconnais tellement en cette réflexion. Petite on me regardait de travers quand je disais que je voulais être écrivain, aujourd'hui encore. Et le confort d'un CDI avec un bon salaire sans pression a petit à petit pris le pas sur ma passion, et je ne me dégage plus de temps pour écrire. Te lire me redonne envie (une envie qui ne me quitte jamais vraiment de toute évidence) mais disons que tu me motives. J'espère un jour laisser davantage de place à toutes ces idées et ces mots qui se bousculent en permanence dans ma tête.
    Je te trouve formidable tu sais, j'espère que tu ai consciente du merveilleux chemin que tu as parcouru. Je ne manquerai pas ce prochain roman !
    Bien à toi,
    Une abonnée de longue date

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  2. Ouuuahh.... Et bien bravo, tu viens de me mettre les larmes aux yeux....pfiouu! Pour être une passionnée de livre et une passionnée dans la vie (j'ai quitté mon job en début d'année pour retourner dans les études à 34 ans afin de devenir naturopathe, avec 2 petites bouilles de 5 ans et 13 mois à nourrir et le seul salaire de mon homme, donc je vois à peu près de quoi tu parles :)).

    Tu as raison, la vie est trop courte et il faut se donner les moyens de réussir ce qui nous tiens le plus à coeur, sous peine de se retourner à la fin de sa vie et d'y voir traîner quelques regrets... Tu es une travailleuse acharnée et même si ton travail sur le net peut paraître "atypique" pour certains, C'EST un travail! Travail qui te permettra de te lancer à fond dans ta passion, travail grâce auquel ta passion deviendra, je te le souhaite, ton travail principal: écrire des livres! Quel magnifique projet que de concrétiser ses rêves! Je te souhaite sincèrement d'y parvenir, et je pense qu'il y a de fortes chances pour que tu y parviennes car tu te donnes les moyens, et oui tu as peut-être eu de la chance mais la chance ça se provoque aussi et je pense que tu as su te donner les moyens d'arriver là où tu en es aujourd'hui. Je croise les doigts pour toi! Je pense que tous les passionnés se sont reconnus dans ce post et ont eu leur petite flamme qui s'est mis à briller plus fort que d'habitude :).
    J'attends avec hâte le début du mois pour m'offrir ton roman, compte sur moi pour laisser un commentaire sur le site de la fnac :).

    P.S. C'est vrai que tu as fait changer des choses dans la vie des gens: je t'ai découverte en 2016 alors enceinte de ma première fille, je cherchais des contenus pertinents qui donnaient des conseils aux mamans et je t'ai trouvé. J'ai souhaité accoucher sans péri (échec pour la première après 40h de contractions... j'ai craqué ;), mais pour la deuxième "j'ai réparé les choses" dixit ma SF, et j'ai réussi: ce fut tellement beau et intense, un des plus grands moments de ma vie! Et tu fais partie des personnes qui m'ont permis de gagner confiance en moi et de me préparer mentalement à cet évènement, alors merci!

    Très belle journée à toi!

    Je te souhaite le meilleur...Suis ton rêve!

    Aurore.

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  3. Cet article fait vibrer tant de choses en moi !
    J'ai le sentiment de me reconnaître dans ton récit, au début de ton parcours après ta première grossesse. Je n'ai pas fait toutes les choses dans le même ordre, et je n'ai pas réalisé la moitié de ce que tu as fait et de ce que je souhaite accomplir, mais je me retrouve dans tes mots.
    Tu me donnes de l'espoir, je me dis que moi aussi, je peux y arriver. Je peux retrouver des moments de calme pour terminer ce/ces premiers romans qui dorment dans mon esprit et dans un fichier word, que ma fille ne sera pas toujours autant en demande, en besoin, que je vais pouvoir m'absenter pour écrire, et réussir un jour à me faire publier. Pourquoi pas ? Il n'y a bien que ceux qui ne tentent pas, qui n'ont aucune chance.

    Tout comme, entre temps, ma toute récente chaîne youtube peut décoller et m'ouvrir aussi certaines portes, certaines possibilités.

    Je te souhaite de tout coeur de réaliser ton rêve, ton dream job, parce que tu le mérites et que ça n'est ni prétentieux ni ingrat, et que tu as tout à fait le droit d'en parler !

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  4. J'ai dévoré tes 3 romans et je n'attend qu'une chose c'est den lire encore d'autres ! Si le prochain est encore plus long c'est top ! J'étais si déçue de clôturer "comment te dire" déçue car je m'étais attaché aux personnages et comme tout bon roman, la dernière page donne une nostalgie particulière que je n'au pas eu souvent mais toujours avec tes romans ! Vivement les prochains! Quand au sujet de l'article, cela se voit que tu es passionnée juste en lisant. L'écriture est profondément, les personnages sont vivant (contrairement à plein de romans kleenex qui sont superficiel et où l'on ne rentre jamais vraiment dedans). Vivre financièrement de ses rêves est une chose. Mais s'en nourrir est encore plus beau !

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  5. Mélissa, je te suis depuis tes débuts sur YouTube. J'ai grandi avec toi.
    J'aime ton écriture, ta personnalité et ta façon de partager.
    Je crois en toi et je suis sûre qu'un jour tu réussiras à vivre de ta véritable passion.
    Pour ma part, je n'ai pas pu me procurer tes romans avant. Mais je les ai tous commandé pour mon anniversaire qui arrive très très prochainement.
    Je suis persuadée que je ne serai pas déçue par ma lecture. Tes articles de bloc se lisent avec fluidité. Tu manies très bien les mots de sorte qu'à la fin chaque phrase, j'ai hâte de lire la suivante.
    Je te laisse avec une phrase que j'aime beaucoup "No human is limited". Tu as le pouvoir de construire tes rêves et de les réaliser. Et tu es déjà entrain de le faire !

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  6. Je n’ai malheureusement pas encore pu m’offrir ton dernier roman, car trop d’imprévus ce mois-ci, mais c’est prévu pour décembre, et j’ai tellement hâte !
    Tu en es déjà à 3 romans publiés, sans oublier « Bientôt maman » et le 4ème est presque bouclé à peine le denier mis en vente ! Et quelles ventes ! Waouh tu peux être fière de toi et de tout ce chemin parcouru. J’en suis sûre, ceci n’est que le début d’un grand succès et d’une belle carrière d’écrivain à la clé !

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