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lundi 27 janvier 2020

Pourquoi je ne veux pas reprendre la pilule



Ah ! Voilà un sujet auquel je tenais à m'attaquer, non pas pour vous pousser à faire pareil, mais juste parce que ça fait partie de ma vie de femme, et que je partage ici pas mal de choses qui y sont relatives, donc pourquoi pas la contraception, au fait ?

Tu l'auras compris au titre de ce post : je ne prends plus la pilule. Et même si je ne peux pas clamer haut et fort que ce sera définitif, vu qu'il ne faut jamais dire jamais, disons que je l'espère très très fort. Au cours de ma vie j'ai pris la pilule à de nombreuses reprises, et pas forcément pour les mêmes raisons, d'ailleurs. Pour réduire mon acné quand j'étais ado, en guise de simple contraceptif quand j'ai commencé ma vie de couple avec Denis, et plus tard, principalement en complément de mon traitement par Androcur pour "gérer" mon SOPK. Mais depuis que j'ai accouché de mon Petit Renard, soit en Octobre 2018, je n'ai pas repris la pilule et je compte bien m'en passer aussi longtemps que possible. Oui mais pourquoi, au juste ?



La version podcast de cet article, c'est ici : 




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  • Pour améliorer mon hygiène de vie et préserver ma santé


Eh oui, l'une des raisons principales qui me pousse à m'en passer, c'est globalement que je cherche à améliorer au maximum mon hygiène de vie, et plus encore depuis un an environ. Je mange beaucoup mieux, je me dépense plus, je consomme bio autant que faire se peut, j'utilise pratiquement exclusivement des cosmétiques naturels et j'ai, comme tu le sais, considérablement limité voire totalement stoppé par moment ma consommation de viande, le tout pour évincer petit à petit tout ce qui pourrait avoir un impact négatif sur ma santé physique et mentale. Donc logiquement, quand j'ai accouché du petit dernier, je me suis dit que ce serait bête de me remettre à prendre la pilule, alors qu'il y a d'autres moyens de contraception et que, de surcroît, j'ai toujours eu une assez mauvaise circulation sanguine et que la pilule accentue ce problème. La pilule reste un médicament, et comprend donc un certain nombre d'effets secondaires, et je tiens à ne pas l'oublier. Moi qui y réfléchis à deux fois avant de prendre ne serait-ce qu'un comprimé de paracétamol, c'est en toute logique que je me suis décidée à me passer d'un contraceptif qui a une incidence conséquente sur mon corps. Revenir au naturel au maximum, virer de ma vie tout ce qui n'est pas indispensable et surtout tout ce qui peut m'être nocif : voilà en gros d'où ma décision est partie.




  • Parce que ça me faisait systématiquement prendre du poids


Je t'en ai déjà parlé à plusieurs reprises, la contraception hormonale chez moi, quelle qu'elle soit d'ailleurs, m'a toujours fait prendre du poids. Même si c'était plus léger avec l'anneau vaginal que j'ai utilisé pendant deux ans environ moment, avant d'être contrainte de l'arrêter parce qu'il a fini par me déclencher des saignements aléatoires en cours de cycle. A chaque fois que j'ai pris la pilule, mon métabolisme naturel s'est considérablement ralenti, et même en mangeant moins, je prenais du poids. Je me souviens avoir démarré une nouvelle pilule quelques temps avant notre mariage avec Denis, et en moins de 3 mois, j'avais pris 10kg, à tel point que quelques jours avant le mariage, je ne rentrais plus dans ma robe (je ne suis pas sûre de te l'avoir déjà raconté ça, mais ça a été une des pires journées de ma vie, ce dernier essayage avant le grand jour, et un sacré stress surtout). C'est aussi ce que je t'avais expliqué dans mon post consacré au programme Weight Watchers que j'ai justement démarré à cause de ces 10kg que, là aussi, j'avais pris dans les mois suivant ma prise de la pilule Minerva. Et même si grâce à WW, j'ai pu considérablement rééquilibrer mon alimentation et apprendre à manger mieux, la prise de poids qui dans mon cas va systématiquement de paire avec une contraception hormonale, très peu pour moi ! Alors si je peux m'en passer, je m'en passe. Je n'en ai donc pas repris depuis la fin d'année 2017 et je ne m'en porte que mieux. Mon poids s'est stabilisé à un chiffre qui me convient parfaitement, je ne me trouve ni trop mince ni trop ronde et je me sens globalement en forme au moment où je te parle, sans frustration alimentaire ni kilos à perdre.




  • Parce que depuis que je ne la prends plus, je revis


Je ne vais probablement rien t'apprendre, mais retrouver des cycles naturels, quel bonheur ! D'autant plus depuis le sevrage de mon dernier, comme je l'ai évoqué en détail dans le post où je t'expliquais que j'ai finalement guéri du SOPK, le tout sans l'avoir planifié, au naturel. J'ai donc, pour la première fois de ma vie, des cycles "normaux", c'est à dire de 26 à 29 jours, avec des fluctuations de mon humeur, de la qualité de ma peau et de ma libido à des moments clef du mois. Comme une femme dirigée par ce qu'elle est au plus naturel. Et c'est un renouveau formidable, c'est même la première fois de ma vie que j'expérimente ça, parce qu'ado et jeune femme mes cycles étaient ravagés par un SOPK très agressif (avec beaucoup d'acné et des cycles complètement aléatoires allant de 30 à 55 jours environ), et qu'en simultané, je suis passé par plusieurs contraceptifs différents. Donc à 29 ans, ça y est, j'ai enfin pu expérimenter pour la première fois que ça fait d'avoir un cycle menstruel naturel et normal, et franchement c'est un soulagement. Je me sens bien plus en phase avec moi-même, j'accepte volontiers les différentes phases de mon cycle, c'est une renaissance, vraiment !




  • Parce la contraception, c'est pas qu'une histoire de femme (du moins, ça devrait pas)


Je ne suis sans doute pas la seule à m'insurger à ce propos, mais je n'ai jamais tout à fait compris pourquoi, en 2020, le contraceptif masculin n'est pas encore largement répandu. On en parle de plus en plus c'est vrai, mais clairement il y a encore bien du chemin à faire. Et si certaines femmes s'accommodent très bien de la pilule, d'autres, telles que moi, se prennent l'inconfort et les effets secondaires qu'elle engendre en pleine poire, alors que Monsieur lui, n'en pâtit pas pour un sou. A quel moment on est seules responsables de la fertilité de son couple, au juste ? Un bébé, ça se fait à deux, et selon moi ce n'est pas parce que c'est la femme qui est enceinte que c'est la seule qui devrait prendre des précautions pour éviter une grossesse. Et les hommes qui refusent le préservatif parce que c'est pas confortable, je vais même pas en parler. Bref, j'ai jamais eu à me plaindre de mon mari de ce côté-là, il a toujours été très à l'écoute et très compréhensif, mais je reconnais qu'en tant que femme, j'ai du mal à comprendre pourquoi on multiplie les contraceptifs pour nana alors qu'aucun mec à l'heure où j'écris ne va se pointer dans une pharmacie ou chez le médecin et demander un contraceptif masculin...





Alors voilà, dans mon cas, arrêter la pilule et plus généralement les contraceptifs hormonaux, ça n'a été que bénéfique. Je me sens mieux dans mes baskets, je comprends enfin comment fonctionne mon corps et je trouve ça mille fois plus confortable. J'ai aussi la satisfaction de ne pas imposer à mon organisme une gestion artificielle de mes cycles menstruels et, de fait, de mes émotions, de mon poids et de ma libido, puisque tout ça va ensemble. Ce qui, cumulé, explique assez simplement il me semble, pourquoi j'espère ne jamais avoir à reprendre la pilule ou quelque chose qui s'en approche. Attention en revanche, comme je l'ai dit plus tôt, certaines femmes ne perçoivent pas du tout ce type de contraception comme un inconvénient, pour certaines c'est même ça qui, pour d'autres raisons, a amélioré leur bien-être et peut-être même jusqu'à leur santé. Loin de moi l'idée de la diaboliser, on est toutes différentes et prendre la pilule ou pas, ce n'est pas une question de bien et de mal, c'est du cas par cas. Le tout reste d'apprendre à écouter son corps, ses envies et ses besoins.



Et toi ? La contraception tu la vis comment ?
La pilule tu en penses quoi ?



Golden Wendy


11 commentaires:

  1. Si seulement j'avais le choix... La pilule que je orends est selon ma gynéco ma dernière solution pour ne pas souffrir. J'ai la chance de ne pas avoir d'endométriose mais la plupart des symptômes. Depuis mes 15 ans, j'ai fait le tour de pas mal de trucs. Alors oui, celle que je prends est fortement dosée mais je n'ai ou quasiment pas mal le troisième mois quand mes règles sont là. Révolution. Mais parfois je me demande ce que ça fait de ne pas être sous hormones H24... Pilule continue oblige. Mais même si je n'ai pas le choix, je vois ça comme une solution. La situation n'était plus vivable. Donc c'est du mitigé mais en voyant le verre à moitié plein. Je ne sais pas si c'est très clair ��
    Belle journée

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  2. Coucou Mélissa, je suis contente de voir que je ne suis pas la seule à avoir arrêté la pilule. En mars dernier je n'en pouvais plus de la prendre, les kilos (ceux que j'avais pris et que je n'arrivais plus à perdre), les sautes d'humeurs, l'acné, plus de libido, problèmes de cheveux, bref la pilule faisait de ma vie un enfer… Je me sens tellement mieux depuis, mes règles sont biens moins douloureuses, durent moins longtemps, et tous les désagréments sont partis. Mais tu ne nous as pas dis si tu prenais autre chose ? car lors de mon RDV avec un sage femme en novembre, il m'a clairement dis que les hormones moi c'était pas possible, j'aimerais tenter le stérilet en cuivre mais je n'ose pas sauter le pas… Bonne journée

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  3. Bonjour Melissa, j'ai trouvé ton article très intéressant. J'ai 28 ans et prenais la pilule depuis mes 16 ou 17 ans, pareil pour atténuer mon acné puis pour ma vie de couple ensuite. Je l'ai arrêté début octobre dernier pour avoir un bébé (je suis toujours en attente... Et je trouve ça long ^^) mais il est vrai que je revis sans contraception. Je veux allaiter mon bébé et ne veux pas reprendre de contraception par la suite. Comment fais-tu pour faire attention du coup ? :)

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  4. Coucou,
    Pas de pilule pour moi : pas l'utilité et ça restera comme ça, même s'il en faut une,il a bien d'autres moyens plus naturels. J'en ai marre de cette question qu'on pose aux femmes qui veulent arrêter la pilule : c'est que tu veux être enceinte. C'est pas parce qu'une femme ne le prend plus qu'elle veut avoir un bébé. Et quand tu dis que tu n'en veux pas on te dis comment tu fais pour gérer pour ne pas être enceinte ? Et bien il y a d'autres moyens ! Ça tourne toujours autour du même sujet : les bébés. Il y a marre que ce soit les femmes qui portent le chapeau, celles qui gèrent la fertilité du couple, comme tu dis.
    Je crois, d'ailleurs, que des pilules masculines sont en expérimentation.
    Vivement que ça change ! En tout cas, avec ce mouvement du retour au naturel, il y a de fortes chances à croire que ça puisse changer dans les mentalités.
    Bisous

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  5. Coucou. :)
    J'ai arrêté la pilule il y a 8 jours et cet après midi j'ai rdv chez ma gynéco pour me faire poser un stérilet au cuivre. Je vais retrouver mon corps "à la normale" après 13 ans de pilule (j'ai 29 ans comme toi). J'ai différents stress à propos du fait de me retrouver complètement au naturel mais sachant que j'ai la libido qui rase les pâquerettes, que mon humeur est très variable et que le plus souvent je suis d'humeur agressive, que je n'arrive pas à maigrir, je me suis dis que retrouver une vie plus agréable serait, ben justement, agréable. Donc voilà, au revoir pilule. J'ai un peu peur d'avoir mal à la pose mais bon, après je serai tranquille et je pourrai retrouver un peu de sérénité. Et je vois tellement de femmes qui se sentent bien sans hormones que j'ai hâte quand même de tester ahah. ^^

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  6. Bonjour Mélissa,
    J'aurais aimé lire ce témoignage plus jeune, quand j'ai commencé à prendre la pilule. Je voyais ça comme une "libération de la femme " qui gère par elle-même sa contraception mais suite aux problèmes de santé qui me sont arrivés à cause de ce moyen de contraception je vois ça maintenant comme quelque chose de chimique et négatif pour mon corps que j'ai ingéré jour après jour quand j'aurais pu faire autrement. Il m'a fallu plus de 4 ans, 4 généralistes, une dermatoderma, une gynécologue pour finir par découvrir que l'urticaire généralisé qui me rendais folle était en fait la réaction de mon corps et surtout de mon foie qui luttait contre la pilule. J'aurais pu m'éviter bien de épreépre et des séquelles encore aujourd'hui si j'en avais eu conscience plus tôt.

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  7. Coucou Melissa. Pour ma part j'ai 20 ans et je prends la pilule depuis 2 ans. Depuis l'an dernier, je suis passée à la pilule en continue. Avec la vie que j'ai, pas possible de m'encombrer de règles même si c'est naturel. D'une part parce que je n'ai pas toujours la possibilité ni le temps d'aller aux toilettes pour changer ma protection, ensuite parce que les règles me donnaient des crampes d'estomac à me rendre malade... donc une histoire très complexe avec mes règles qui m'a conduit à faire ce choix

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  8. Coucou,
    Effectivement j’ai arrêté la pilule depuis maintenant 4 ans pour avoir un enfant et si j’avais su que niveau fertilité c’était pas ça je ne l’aurais jamais prise !
    Prise de poids, aucune libido, perte de cheveux, acné micro kystique et peut être aussi ces problèmes de fertilité parce que prise à partir de 13 ans.
    Honnêtement je ne veux plus, je ne prendrais aucun contraceptif mais ferais juste attention après mon premier enfant et les autres au moment voulu.
    Par contre je reste sur ma faim à savoir ce que donc tu utilises ou ce que vous utilisez maintenant. Ou peut être un article dédié en prévision ?
    Belle soirée

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  9. Coucou,

    Souvent j'entends que les filles et donc aujourd'hui femme on commencé à utiliser la pillule à cause de ça : les règles ou l'acné. Me concernant, j'ai eu de la chance avec mes règles. Enfin, on va dire qu'en dehors des douleurs mensuels, et que je m'en sort bien avec un nurofen ou doliprane, tout va bien. Je suis très régulière, j'ai eu beaucoup d'acné qui a clairement disparu avec le temps ET UNE BONNE HYGIENE DE VIE. Après comme beaucoup de femme j'ai pas mal de symptômes (saute d'humeur, pré douleur au ventre, à la poitrine, LE BOUTON mensuel, bref rien de grave ou d'anormale qui me pousse à utiliser la pilule. C'est casse pied mais je gère.

    Après certes, j'ai pas envie d'avoir d'enfant maintenant, mais je considère que j'ai pas à m'infliger la pilule. Je trouve que c'est une véritable mauvaise idée pour les filles qui peuvent s'en passer comme moi. Et rien que pour ma santé je n'en veux pas.

    Du coup, avec monsieur on s'arrange autrement avec les moyens existant et classique.

    La pillule, j'en suis pas contre car pour certaine cela peut être un véritable soulagement. Mais pour moi, c'est non à ce jour, je valide pas.

    Bises !

    Amélie

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  10. Hello Mélissa,
    Sujet très intéressant, mais je trouve qu'il manque du coup une petite partie: quelle contraception avez-vous donc choisi ton mari et toi ?
    Sinon je suis comme toi, après des années à prendre la pilule, puis diagnostiquée SOPK, puis enceinte… J’ai décidé de ne plus rien prendre, on a eu la chance de voir pointer une nouvelle grossesse naturellement. Mais après cet enfant, je ne souhaite pas reprendre de contraception hormonale. Je me renseigne gentiment sur le stérilet en cuivre, et je tente de me renseigner sur une contraception définitive également. Je laisse les portes entrouvertes, mais j’aimerai, comme toi, vivre des cycles naturels, avec mes envies et mes émotions de femmes… et ceci plus que pendant 9 petits mois (le temps entre mon RDC et ma nouvelle grossesse).

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  11. Après 3 enfants (désirés et qui nous comblent de joie), mon mari et moi avons opté pour la vasectomie. Comme ça, plus de soucis de contraception! C'est une option encore peu répandue en France et dont on ne parle pas assez d'après moi.

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