Onglets-menu

vendredi 13 décembre 2019

Chère 2019...



Chère 2019,

Je tenais à t'écrire, à quelques jours de notre séparation définitive, parce que j'ai bien cru que j'allais te haïr indéfiniment, et qu'à de bien nombreuses reprises ces derniers mois, j'ai juste eu envie de laisser la colère éclater et te dire à quel point tu m'avais blessée. Mais vois-tu, les choses ont un peu changé. Et plutôt qu'on se quitte en mauvais termes, je préférais prendre l'initiative de te dire tout ce que j'ai sur le coeur. 2019, j'ai besoin de te parler.


2019, tu as cherché à me faire vaciller


J'ai toujours pensé que je pouvais encaisser pas mal de choses. Je le pense toujours d'ailleurs, puisque malgré tout ce que tu m'as mis dans la figure, j'aurais pu me laisser sombrer et ne pas être là pour t'écrire. Mais tu sais où ça fait mal, tu sais que ce qui me blesse au plus profond, c'est quand tu t'en prends à mes enfants et tu m'as pas épargnée. Dès le tout début de l'année, mon Petit Prince a manifesté de plus en plus de symptômes qui nous ont inquiétés avec Denis. On ne le savait pas encore, mais dès le mois de mai on allait arpenter les cabinets médicaux, on allait passer 90% de notre temps libre à écrire et répondre aux courriers des médecins, à passer des coups de fil encore et encore, à expliquer tout ça à l'école en parallèle, à l'emmener passer des examens au UK et même en France. On ne le savait pas encore mais c'étaient là les prémices d'un long, très long parcours médical, qui fendrait notre coeur de parents quand le diagnostic arriverait, des mois plus tard.

A côté de ça, la fatigue. Extrême. Tant de stress. Si peu de sommeil. Un bébé de quelques mois qui n'était et n'est toujours qu'un rayon de soleil et un réservoir inépuisable à bonheur, mais que je tenais à allaiter et qui n'a pas fait ses nuits pendant ce qui m'a semblé durer une éternité. Un très mauvais sommeil interrompu deux, trois, quatre fois par nuit par les tétées, et des responsabilités, trop, beaucoup trop de responsabilités. La sortie de mon livre alors que bébé n'avait que 3 mois et une promotion à assurer qui impliquait tant d'ajustements de par sa présence qu'on m'a reproché plus ou moins directement de ne pas faire assez d'efforts pour me rendre disponible. Et en guise de cerise sur le gâteau, certains proches qui n'avaient de cesse que de me coller leurs exigences et de la culpabilité sur le dos parce qu'on ne pouvait se plier à leurs lubies. Celle de nourrir bébé, de générer la majorité des revenus de notre foyer, de majoritairement gérer l'organisation de la maison, du ménage, des lessives, des courses, des devoirs, et j'en passe. Je ne savais pas déléguer. Ou alors, très mal. L'idée de prendre une jeune fille au pair au départ nous semblait la meilleure solution, et en fin de compte, ça n'a pas marché.




Au printemps, je suis tombé deux fois dans les escaliers, j'ai eu des vertiges, j'ai oublié le sens du mot "repos", j'ai eu des sautes d'humeur qui ont, j'en suis sûre, affecté mes enfants et mon mari. Je ne me reconnaissais pas. J'ai perdu pied et me suis retrouvée noyée de listes de tâches, de textos, de mails, de projets que je n'arrivais pas à faire aboutir, de pression familiale et professionnelle... Je ne comprenais pas très bien ce qui m'arrivait jusqu'à ce que plusieurs personnes autour de moi me disent "attention, ça va finir en burn-out". J'ai flippé. Je voyais bien que ça n'allait plus du tout. Je sais ce que c'est qu'un burn out, un vrai, celui qui détruit tout sur son passage, ton mental, ta santé, ta capacité à te nourrir, à ne serait-ce même que de sortir de ton lit sans tomber dans les pommes. Quelqu'un que j'aime, que j'aime énormément et qui lit ces lignes, l'a vécu, et plus de deux ans après, commence tout juste à s'en remettre. Alors, je savais ce que j'encourrais. Je faisais un début de burn out. J'étais débordée, je n'arrivais plus à faire la part des choses entre le pro et le perso, j'avais sur les épaules trop de responsabilités, trop de fatigue et trop de contrariétés à la fois. J'ai dû faire une pause, une pause salvatrice mais que je n'avais pas prévue, une pause qui m'a dépossédée d'un truc auquel je tenais : la volonté d'assurer sur tous les fronts, d'être productive de tous les côtés. D'être une femme qui prend soin d'elle, une épouse aimante, une maman qui déchire, une entrepreneuse qui produit un travail de qualité. J'ai dû me rendre à l'évidence : soit je m'arrêtais, soit j'allais imploser et laisser un sacré fourbi derrière moi.

Je suis endurante, et je n'aime pas qu'on me voie pleurer. Mais faut se rendre à l'évidence, la première moitié de 2019 a été le théâtre de bien des peurs, des colères, et des larmes. Sur les réseaux sociaux, je me suis un peu effacée quand j'étais au plus bas. Mais de l'autre côté de l'écran, je m'effondrais.




Mais 2019, tu m'as tant appris...


Cette pause obligatoire a eu le mérite de me mettre face à l'évidence : oui, je suis capable de plein de choses, mais pas de tout. Non, je ne peux pas tout gérer seule. Oui, j'ai besoin de lâcher du leste et de déléguer, de ne plus tout chercher à contrôler. En mai, on est parti en vacances au soleil avec deux amis qu'on aime du plus profond de notre coeur. On s'est baigné, on a joué comme des mômes et avec les mômes dans l'aquapark, on a mangé des beignets, des glaces et tout un tas de trucs qui au bout d'une semaine faisaient que nos maillots nous boudinaient, et on s'en foutait. Ces vacances m'ont appris à lâcher prise, à m'en moquer que bébé tète 8 ou 15 fois dans la journée, qu'il fasse ses siestes dans la poussette, que mes grands se gavent de chocolat et de fromage pendant toute une semaine en oubliant pratiquement le sens du mot "légume". Pour la première fois de ma vie je crois, mon côté "control freak" s'est un peu calmé. Toute seule, je me suis créé une méthode pour relâcher la pression quand elle recommençait à se faire sentir :

1) Est-ce que quelqu'un est mort ou en danger de mort ?
2) Est-ce que ce qui se passe sera toujours aussi grave dans 3 mois / 3 ans ?
3) Qu'est-ce que je peux faire tout de suite pour calmer mon esprit ?


La vache, ça m'a tellement aidé et ça m'aide encore tellement de me repasser ces 3 questions dès qu'une situation stressante ou angoissante se présente !  Il y a 6 mois encore, j'étais Monica. Monica que ses potes chambrent et provoquent parce qu'elle est freakin'maniaque. Monica qu'ils ont mise au défi d'aller se coucher alors qu'ils ont laissé une paire de godasses au milieu du salon. Monica allongée dans son lit et incapable de fermer l'oeil, se demandant si par hasard elle pourrait pas aller les ranger histoire de pouvoir dormir tranquille quitte à se réveiller avant les autres pour aller les remettre là avant qu'ils ne se lèvent. Monica qui finit par se dire qu'elle a vraiment un problème.
Je suis Monica, mais j'me soigne. Parce que tu sais quoi ? Il y a un bazar sans nom chez moi depuis 2 semaines, parce qu'on a viré la chambre d'amis pour y faire la chambre du Petit Prince, que ça me gonfle de voir des meubles et des affaires en vrac dans toutes les autres pièces, mais que ça m'empêche pas de dormir.





2019, tu m'as appris à lâcher prise
...et dans toutes ces épreuves, tu m'as fait prendre conscience d'un trésor dont j'avais peut-être jusque là sous-estimé la valeur : tout ce petit monde autour de moi. Ce petit monde qui déborde d'amour. Dieu sait à quel point je suis bien entourée.
Par un mari extraordinaire et d'une patience impressionnante et dont l'amour indéfectible, même quand je vais mal, même quand c'est lui qui prend pour les autres, me remplit de gratitude.
Par des gosses qui n'en finiront jamais de me faire marrer même quand ils sont malades, qui ne loupent jamais une occasion de me faire danser sur une chanson de Disney, George Michael, Taylor Swift ou The Clash. Qui me font siffler les oreilles tellement ils crient quand on les chatouille, qui me réconfortent en une seconde de par leurs étreintes, qui ne loupent jamais une occasion de me faire un compliment, même si c'est juste parce que j'ai passé un nouveau bas de pyjama.
Par des amis qui sont là, au propre et au figuré. Qui prennent des nouvelles ou m'envoient un texto avec un GIF débile parce qu'ils savent que ça va me faire marrer. Qui ne nous tiennent pas rigueur de nos retards parfois énormes à leur répondre tant on a été emportés par le tourbillon du quotidien et que, faute de vouloir leur répondre à l'arrache, on s'est dit qu'on répondrait pour de vrai quand on trouverait un moment - moment qu'on a jamais trouvé. Qui m'ouvrent une bouteille de rouge et me collent devant des sushis et un film à l'eau de rose pour me changer les idées. Qui se déguisent sur un thème Disney pour nous suivre dans nos délires.





2019, tu m'as aussi appris à déléguer.
Le calme après la tempête a été l'occasion d'ouvrir les yeux sur quelque chose qu'on avait pas tout à fait été capables de discerner jusque-là : Denis et moi on faisait un peu tout tous les deux. Alors qu'au fond, pour fonctionner correctement, il fallait qu'on se répartisse les rôles de manière bien plus définie. Quelques jours seulement après le départ de la jeune fille au pair, l'évidence s'est révélée : il allait devenir "Père au foyer" et moi la momtrepreneuse. Oh ça ne s'est pas fait en un claquement de doigts, il a eu besoin de quelques mois d'adaptation et on a dû s'imposer quelques règles d'organisation salvatrices, telles que ce planning familial et le tableau de récompenses affichés sur le frigo, qui permettent à chacun de savoir quoi faire et quand le faire, qui motive les enfants à respecter tout ça, et qui a considérablement changé notre quotidien. Moi qui jusque-là avais cette fâcheuse tendance à toujours guider Denis pour qu'il sache quoi faire quand je bossais, et lui qui avait celle de toujours attendre mes instructions avant de se mettre à faire quelque chose, on a plus besoin de tout ça. Enfin. Désormais, je bosse, parfois depuis la maison et parfois depuis un café à l'extérieur, et lui, il sait quoi faire quand il est avec bébé ou quand il est seul. Il prend des initiatives, il a appris à cuisiner plein de choses, il fait la meilleure mousse au chocolat que je connaisse, il sait quoi proposer comme activités aux petits, à leur faire faire les devoirs sans que ça prenne une demi-heure de négociations. Notre quotidien a énormément changé et dans le bon sens du terme et je crois qu'on a désormais affaire à un papa-au-foyer-et-fier-de-l-être.


2019, tu m'as appris à me faire accompagner
Au printemps, mon généraliste me prescrivait une thérapie. Mon orgueil et moi on s'est dit "oui, oui, plus tard, hein". Plus tard (= en juillet) mon cerveau m'a dit "heu, t'y vas bientôt ? Non parce que je déraille un peu, je suis pas contre un coup de main, moi". Quelques semaines plus tard je la démarrais, cette thérapie, et je n'en reviens toujours pas des bénéfices qu'elle m'a apportés. Etrangement depuis le mois d'août, mon dos ne me fait plus souffrir. J'ai tant à en dire, du bien que ça m'a fait. Et je n'y manquerais pas. Mais grâce à ça, en 2019, si je n'ai pas l'impression d'avoir fondamentalement changé, j'ai en revanche la certitude d'avoir beaucoup évolué, d'avoir grandi, d'avoir appris à accorder en priorité mon énergie à mon mari et mes enfants plutôt que de l'utiliser malgré moi pour satisfaire les caprices d'autres personnes qui confondent amour et manipulation.




2019, tu m'as finalement apporté tant de joies


Sincèrement, depuis que je connais mon mari, je crois bien que tu as été la pire année de nos vies. On pensait avoir essuyé beaucoup de tempêtes avec la santé de notre grand alors qu'on vivait en France, et voilà qu'il se prend autre chose, de bien pire, sur le coin de la tête - et nos coeurs de parents en ont pris un coup aussi. En novembre le diagnostic est tombé, nos épaules et nos larmes avec. Certes, sa vie n'est pas en danger, bien qu'on soit loin d'une bonne nouvelle pour autant. Et à quelques jours d'intervalle, c'est moi qui me retrouvais aux urgences et qui recevais un diagnostic pas plus réjouissant, toute seule, sans rien d'autre que mes larmes pour compagnie. Bon sang, on en a bavé, cette année.

Et pourtant j'ai pas envie d'en retenir que ça. Je ne veux pas fermer les yeux sur toutes les mauvaises nouvelles qu'on a reçues, mais je ne veux pas non plus oublier tout ce qui a pu nous réjouir, parce que des trucs cool, il y en a eu une tonne aussi. Pendant ma pause pro, j'ai repris la réfaction d'un autre roman que j'ai hâte de boucler cet hiver. Notre jardin a enfin pris forme, c'est devenu un vrai camp de vacances pendant l'été, avec cabane, toboggan, transats, parasols, table à pique-nique, hamac et tutti quanti. Les mômes ont adoré. Bébé a passé des jours à s'éclater dans la bassine d'eau posée sur le gazon avec ma Mamie. Avec Denis, on a regardé tout Desperate Housewives, recommencé à regarder Friends et Community et  démarré Grey's Anatomy. On a fêté nos 11 ans de mariage en excellente compagnie et dans des tenues géniales,  je suis allée à Disneyland deux fois, on a refait notre cuisine version "Friends" et elle est trop cool. Dans son malheur, on s'est vite adaptés et notre Petit Prince supporte mieux tout ce qui lui arrive. On a lancé les ITW du Daddy et je suis fière de laisser la place aux papas, et à ce papa en particulier. J'ai abandonné le face cam' sur YouTube qui ne m'épanouissait plus et débuté les podcasts qui se sont révélés être une véritable renaissance tant ils me permettent de m'exprimer plus librement. Lou a fini par apprendre à manger pour de vrai et fait enfin un poids normal. J'ai vu 2 fois La Reine Des Neiges 2,  chanté la BO environ 157 fois depuis, me suis replongée corps et âme dans la déco et commencé à refaire celle de la chambre des deux grands. Et j'en oublie sûrement.

Bref, 2019, t'as pas été tendre mais tu m'as mis les baffes dont j'avais besoin pour apprendre à prendre soin de moi correctement sans m'attarder trop sur les exigences des autres. Tu m'as appris à laisser ma personnalité s'exprimer plus ouvertement, tu m'as appris à accorder mon temps et mon énergie aux personnes qui le méritent le plus, et à travailler sur ce que je dois vraiment améliorer. Alors, 2019, avant de te dire "au-revoir", sache que je t'en ai beaucoup voulu et que tu ne vas probablement pas me manquer, mais que je crois qu'en fin de compte, j'ai plutôt envie de te remercier.


Et toi ? Comment tu l'as vécue, cette année ?




Golden Wendy

13 commentaires:

  1. Je ne pensais pas être autant chamboulé en t'écoutant ce matin pendant que je prenais mon petit déjeuner.

    Déjà parce que je me suis dit "puré elle en a bavé" et vu que tu es une personne que j'apprécie beaucoup malgré le fait qu'on se connaisse si peu en réalité, ça me peine de savoir ça.
    Mais en même temps, wouah je suis tellement heureuse de voir que tu as réussi à retourner tout cela pour en faire une force et avancer !
    Tu peux être que fière de toi. Accepter ses faiblesses et accepter de changer, ou de se faire aider ce n'est pas donné à tout le monde.

    Sur certains points j'ai pensé à moi. Car même si je ne suis pas comme Monica dans le fait d'être ordonné, c'est souvent le bazar à la maison, je suis en réalité très contrôle freak sur tout le reste. Il faut que je contrôle tout. Je me met une charge mentale énorme. Et même si mon mari m'aide beaucoup, bah en fait j'ai l'impression de devoir penser pour tout le monde ici. Et ça m'épuise. Et ça me fait peur avec l'arrivée du bébé. Et je sais que c'est ça qui me fait craquer de plus en plus (ça et les hormones j'en suis consciente).
    Si tu es d'accord j'aimerai bien que tu nous parle un peu de ce planning familial que vous avez mis en place. De comment vous êtes sortie de ce cercle où tu devais dire "quoi faire".
    Je pense que ça en aidera beaucoup...
    En attendant je vais me servir de tes 3 questions pour réussir à relativiser plus souvent et ne plus paniquer ou prendre les choses autant à cœur quand il se passe des choses imprévus par exemple. Même si j'y travaillais dessus, j'ai encore énormément de progrès à faire. Et surtout à être moins exigeante avec moi même.

    Merci en tout cas de nous avoir parlé encore une fois à cœur ouvert.
    Tu nous montre que tu es aussi vulnérable et ça fait du bien de voir ça encore de nos jours.

    J'espère en tout cas que la mauvaise nouvelle pour ton aîné n'est pas définitive et que si malheureusement ça l'est, que vous trouverez ensemble comment surmonter tout ça.

    En tout cas sache qu'on est là nous aussi ta communauté pour te soutenir et t'apporter de la bienveillance.

    Sur ce j'arrête mon pavé et te souhaite de passer une excellente journée et week-end =)

    Grosses bises

    Bénédicte

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Coucou Bénédicte,

      Nos expériences se ressemblent un peu sur certains points, c'est vrai. La charge mentale, tout ce qu'on s'impose en tant que femme pour assurer sur tous les fronts, c'est énorme. C'est trop, en fait. Les hormones de grossesse n'aident pas à relativiser c'est sûr, mais être enceinte ne te dépouille pas pour autant de ta lucidité et les sentiments que tu ressens, s'ils sont peut-être un peu décuplés en ce moment, n'en sont pas pour autant fictifs.

      C'est important de faire le pas que tu as fait ce matin : mettre des mots dessus, prendre conscience de ses limites et du fait qu'on s'en impose trop. Je ne saurai que t'encourager à en parler avec ton conjoint car quand on expérimente de genre de situation, comme pour moi, on peut se retrouver face à un burn out pro ou maternel et c'est pas avantageux pour soi ni pour le mari ou les enfants... alors autant éviter ça quand on peut encore.

      Je partagerai sans doute notre planning familial un de ces quatre, mais ce serait bête que tu l'attendes pour mettre certaines choses en place, après tout nos vies ne sont pas identiques et si vous vous répartissez d'ores et déjà les tâches et les rôles et que chacun fait un effort pour s'y tenir, je suis sûre que ça ira vite mieux. N'hésite pas non plus à demander un coup de main pour l'arrivée de bébé, des proches, de la famille, mais aussi une aide ménagère par exemple.

      Bises et plein de courage à toi !

      Supprimer
    2. Ah non nos vies ne sont pas identiques c'est sûr =).
      Je me demandais juste si du coup vous aviez tes tâches justement respectives chacuns. Pour avoir une vision globale et non détaillé de ce planning car forcément c'est respectif à votre vie et privé qui plus est, donc je ne me serais pas permise de demander des choses plus en détails ^^.

      On va avoir du gros changement en janvier car mon chéri débute une formation pour une reconversion professionnelle (une des super nouvelles qu'on a eu il y a quelques jours). Évidemment ça va concorder avec l'arrivée de notre chtite bretzel.
      Donc bon on va devoir établir un planning aussi pour éviter que je me laisse ensevelir sous toutes les tâches !
      Merci pour le tuyau =).

      Et comme j'ai dit à mon chéri "il faut surtout que j'accepte que les choses soient faites sans que ça soit comme moi je l'aurai fait" hehe ^^".

      Supprimer
  2. Merci pour ce très bel article dans lequel je me reconnais énormément, bien que je n'ai pas le même environnement. On est si nombreuses que ça à être des Monica ? Sans rire, que c'est dur de lâcher prise prise...
    Pour ma part pas de réelle thérapie (pour le moment en tout cas), mais la lecture d’un carnet de voyage écrit avec mes amis en vacances. Ça serait long à expliquer, je pourrais presque rédiger un article à ce sujet… Qui sait, 2020, l’année où je lance enfin un blog après des années à écrire sans oser publier ?
    Bref. Je te souhaite de passer une belle fin d’année et que 2020 soit remplie de bonheur pour toi et ta petite famille !
    PS : lectrice discrète mais fidèle, ça fait 5 ans que je te lis !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui apparemment on est pas mal dans la sororité des Monica XD

      Merci beaucoup pour ton commentaire et ta fidélité au cours de toutes ces années ! Je te souhaite aussi que 2020 soit l'année du lâcher-prise ! Bises Anne 💜

      Supprimer
  3. Bonjour Mélissa,
    Quelle déclaration à cette année écoulée. Vous en avez vu « des vertes et des pas mûres » ! On ne se doute jamais de ce qui se passe réellement une fois les portes des maisons fermées, je suis navrée d’apprendre pas quoi tu es passée.
    Ici 2019 a été une bonne année, une petite nana qui grandit bien trop vite mais qui nous émerveille de jour en jour. Mon mari en a plus bavé que moi, un changement de travail qui ne l’épanoui pas, il me l’a annoncé ce matin : il se donne jusqu’en avril, et si ça ne va pas mieux, il cherchera ailleurs.
    Moi je me pose mille et une questions, je suis dans l’attente, je pense que 2020 sera une année de décision, de remise à niveau, pensez à nous, à notre famille, la voir s’agrandir et prendre les bonnes décisions pour se retrouver.
    Je te souhaite que 2020 t’apporte le calme et la sérénité recherchée.

    Et merci pour les 3 questions, elles m’aideront sûrement lorsque je sens la panique m’envahir.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Eh oui, on partage pas tout, vraiment pas tout, et j'avais ni envie de me confier trop souvent sur le net, ni envie de vous coller le moral dans les chaussettes? Pour autant ça me tenait à coeur de partager tout ça avec vous aujourd'hui, parce que, rien qu'à lire les commentaires ici et sur Youtube, je vois bien que, une fois de plus, ça remonte le moral de plusieurs d'entre vous de constater qu'on est pas seules à galérer, que c'est pas drôle mais qu'on est pas seules. 2020 sera l'année du lâcher-prise, en tout ças je me le souhaite ! Bises ma belle 💜

      Supprimer
  4. Bonjour Mélissa !

    Quand je lis cet article, je n’ai que deux mots en tête : « quel force » ! Ta capacité à rebondir et à chercher le positif devrait en inspirer plus d’un. Ton article me fait « du bien » dans un sens, car je me rend compte que je ne suis pas la seule à être une maniac du contrôle, cela me fait relativiser.

    Pour moi aussi 2019 m’en a fait voir de toute les couleurs. Enceinte, j’ai dû faire face au burn out de ma sœur, à ses sautes d’humeur et à sa maladresse qui m’a parfois mené dans une profonde tristesse. Nos relations ont pris un gros coup. Mais petit à petit ça revient. Puis j’ai accouché et là j’ai fait une dépression post partum. Moi, si heureuse à l’idée de devenir maman, j’ai culpabilisé. Le souvenir d’un accouchement traumatique dont personne ne voulait en entendre parler a sûrement été le déclencheur. « Ton bébé va très bien qu’ils me disaient », oui mais moi j’étais au plus mal et ça, à part mon compagnon personne ne l’a remarqué. Au foyer, je voulais que tout soit nickel , et j’avais l’impression d’être seule à mener la barque alors que mon compagnon participe autant que moi, je me sentais prisonnière de cette charge mentale. Depuis, j’essaye de lâcher prise et de parler plus moi qui m’enfermait petit à petit.

    Bref, cette année 2019, a sûrement été la plus dure mais aussi la plus belle grâce à mon petit soleil. Je peux enfin dire que je suis guérie même si de temps en temps j’ai du mal à lâcher prise. Vivement 2020 !

    RépondreSupprimer
  5. Merci Mélissa pour cet article émouvant et encore une fois merveilleusement bien rédigé. Je me rends compte grâce à toi que je suis peut-être bien en burn out...

    RépondreSupprimer
  6. "Étrangement depuis le mois d'août, mon dos ne me fait plus souffrir." Pas si étrange que ça, le corps et l'esprit sont liés. Tu soignes ta psyché, tu soignes aussi ton corps. C'est une belle chose que de faire une thérapie (bon, je suis un peu biaisée par mes études ;) ). Tu vas en apprendre tellement sur toi, tu vas remuer toute ta petite et grande famille, et même si tu ne vois pas les "effets" tout de suite, dans quelques années, tu les verras. J'espère que tu es tombée sur quelqu'un qui saura t'aider, t'accompagner et te soutenir.
    Je t'envoie tout mon soutien pour les diagnostics !

    RépondreSupprimer
  7. Je suis touchée par ton article.
    J'ai eu une année chargé je commençais a me sentir très bien dans mon travail et épanouie dans ma vie perso. En février on apprend la mutation de mon chéri et on est content car on se rapproche de la famille. Mais arrive aout le moment de déménagé et trouvé un boulot. Et tout recommencer fait peur surtout quand on se sentais bien. Pour le moment c'est un KO mon travail me plait pas et sa joue bcp sur mon moral. J'en arrive a regretté alors que je n'attendais qu'une chose avant c'est d'être enfin proche de la famille. Je remercie 2019 pour presque toute l'année que j'ai passé jusqu'au moment ou j'ai tout quitté. J'en attendais surement trop de se nouveau départ.
    J'espère que ton année 2020 sera mieux pour vous. Et je te souhaite tout plein de bonne chose. Des bisous

    RépondreSupprimer
  8. À la lecture de ton texte, la seule phrase qui me vient à l’esprit et qui me fait tenir lorsque je suis dans la tourmente, c’est « la vie ne nous envoie que les épreuves que nous sommes capables de surmonter ». Si tout cela est sur ton chemin, c’est qu’au final tu t’en sortiras grandie, même si je suis bien d’accord avec toi que ça fait p……. de c….. de b……. de m……. Et que ce serait pas mal de temps en temps de pouvoir appuyer sur « pause » quand la vie enchaîne sur toi les droites et les uppercuts.
    Au final, le plus dur, c’est lorsque tu ne comprends pas le sens de ce qui t’arrive (ou pire, à tes enfants). Que tu aies beau retourner le problème dans tous les sens, tu ne vois rien de positif qui en sort (…tout du moins pour l’instant…). C’est pour ça que je pense que le plus cadeau à se faire à soi-même, c’est de savoir reconnaître et profiter de tous les bonheurs, même les plus petits. Mais de toute évidence, tu sais déjà tout ça !
    Même si je suis depuis quelques années, je ne commente jamais, mais aujourd’hui j’ai fait partir un petit quelque chose par la poste pour toi qui j’espère te plaira, alors pour une fois, je me suis dit que je pouvais me fendre d’un petit commentaire !
    Je te souhaite une belle fin d’année remplie de joie !

    RépondreSupprimer
  9. Coucou Mélissa.
    Je relis à nouveau to article en ce début 2020. Un peu pour me rassurer moi même et me dire que chaque personne vit des choses pas simples. Tu le dis si bien, il faut toujours essayer de tirer le positif sans se focaliser sur les mauvaises choses, les épreuves, les évenement qui nous bouscules et nous fragilises. Facile à dire mais c'est pourtant vrai au fond.

    Ton article m'aide d'un certain côté, parce que malgrè les choses difficiles que tu as vécu cette année tu essaye d'etre indulgente avec toi même et tu essaye de ne pas te morfondre. (Peut être que tu essaye toi même de t'auto convaincre en ecrivant, ^^) Mais en même temps ça à dû être tellement difficile ce que tu as vécu que tu as eu toutes les raisons du monde pour t'écrouler par moments.
    Quand ça touche la famille, la santé, c'est très destabilisant.

    Ton article m'aide beaucoup car 2019 n'a pas été tendre avec mes émotions non plus. Mais quand je te lis je me dis "bon bah tu vois, toi aussi t'as le droit d'avoir été fragilisée et c'est pas une fatalité". Il faut que j'arrive à être bienveillante avoir moi même aussi sans me dire que j'ai viré folle.

    (Résumé de mon année dans les grandes lignes : 1ere année de bébé, un désire d'allaiter le plus possible, un entourage pas très bienveillant qui remettait sans le vouloir le faute sur moi parce qu'au début bébé ne pouvait pas dormir sans moi, parce qu'il avait un petit appetit, parce qu'il ne fait toujours pas ses nuits à 1 an. Quan il a eu 6 semaines il a attrapé la grippe et je me suis retrouvé à l'hopital avec mon petit bout pour 3 jours parce qu'a cet age là, là grippe peut être très grave. J'ai été infantilisé de la part du personnel soignant parce que mon petit bout de 6 semaine qui n'arrivait déjà pas à dormir dans son berceau à la maison ne dormait pas dans son lit à barreau d'hopital, parce que je voulais à tout pris allaiter, et que mon bébé tété toutes les heures ou toutes les 2 heures alors que pour eux il fallait qu'il tète toutes les 3 heures...
    Puis à 6 mois nous avons fini aux urgences parce qu'il a failli s'étouffer ... les pompiers sont venus nous chercher...
    Et tous ces choques m'ont fait ressurgir de vieilles angoisses, qui m'énervent profondément , que j'aimerais bien viré mais je n'y arrive pas encore.

    Et grâce à toi je me dis "oui j'ai eu toutes les raisons du monde d'être fragilisé, mais il faut maintenant que je sois bienveillante avec moi même en 2020". Alors merci pour ce partage :)

    RépondreSupprimer

Je lis absolument tous les commentaires, même si je ne peux pas forcément répondre à chacun d'entre eux - malheureusement. NB : il n'est désormais plus possible de commenter en "anonyme" (pour commenter, il faut juste créer un compte Google, c'est gratuit). De plus, les commentaires empreints de méchanceté gratuite / haineux / racistes - et j'en passe - ne seront pas publiés. Peace !