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lundi 23 septembre 2019

Parentalité positive - Éducation sans VEO - JNSPJ - Ce que j'en pense vraiment




Ouhlala le titre choc. Choc, certes, mais indispensable il me semble. Parce qu’aujourd’hui je vais m’attaquer à un sujet des plus sensibles que j’ai soigneusement évité d’aborder depuis décembre 2018 et ma vidéo sur le cododo qui avait fait couler beaucoup d’encre virtuelle. Aujourd’hui, je vais te donner mon avis sur le package éducation bienveillante, parentalité positive, motricité libre et autre méthode Montessori, très largement mises en avant ces dernières années par une YouTubeuse des plus influentes qu’on ne présente plus, j’ai nommé Léa, de la chaîne JeNeSuisPasJolie.

    - LE PODCAST DE CET ARTICLE -







Denis et moi avons - volontairement - évité d’aborder ce sujet ces plus de six dernières années, considérant, à juste titre il me semble, que l’éducation qu’on prodigue à nos enfants, ne regarde qu’eux et nous. Contrairement à ce que certains semblent penser, on n'a jamais prôné une éducation plutôt qu'une autre ni ne nous sommes présentés comme adeptes de "l'éducation bienveillante", justement parce qu'on tenait pas à nous exprimer sur ce sujet jusqu'à présent.

Pourquoi donc ? Eh bien, parce que loin de nous ériger en ayatollahs de la parentalité, on s’est au contraire toujours dit qu’on avait et aurait probablement toujours besoin de nous améliorer dans notre rôle de parents, et qu’en conséquence on est assez mal placé pour conseiller les autres à ce propos. On a toujours eu à coeur de partager du vécu, des expériences et des "on pense que" plutôt que des conseils généralistes et des "il faut". Fin, y m'semble. Denis et moi, on n'est personne pour donner des recommandations à ce sujet vu que c’est bien plus vaste que de donner des conseils relatifs à la grossesse, par exemple, étant donné que chaque enfant, chaque parent et chaque famille sont différents, alors qu’une grossesse, bien que très variable aussi, comporte au contraire pas mal de stades et de symptômes communs à la majorité des femmes. Clairement, mon mari comme moi, on est en perpétuel apprentissage et surtout en perpétuelle remise en question en ce qui concerne l'éducation. Chaque jour qui passe on modifie de petites ou de grandes choses dans notre manière de nous y prendre, et je suis sûre que dans quelques années on fera encore différemment. C'est loin d'être fixe en ce qui nous concerne, d'où le fait qu'on ne se considère pas comme ancrés dans un type ou au un autre d'éducation.

Bref, à mon avis, l’éducation, c’est loin d’être un domaine dans lequel on peut faire des généralités et Denis et moi, on est somme toute encore assez novices puisque nos enfants sont plutôt jeunes, ce n’est donc pas forcément un sujet sur lequel on a assez de recul ni avec lequel on était à l’aise de communiquer, du coup. Quand nos enfants seront ados, peut-être qu'on pourra se le permettre, mais on en est encore loin ! Ne t'attends pas à ce que je me mette à te faire la liste de nos méthodes éducatives, du coup.

Il n’empêche qu’à côté de ça, outre mon statut de maman blogueuse, je suis une maman tout court qui consomme elle aussi du contenu papier ou vidéo au sujet de la parentalité. Et bien que je ne suive pas sa chaîne de vlog, je dois dire qu’il m'est arrivé assez régulièrement bien que pas systématiquement, de regarder les vidéos de Léa sur l’éducation et la maternité. Et donc c’est avant tout en tant que « consommatrice de contenu » que je vais me placer dans ce post, plutôt qu’en conseillère, justement.


Photo libre de droit - Source : Pixabay

  • Marre des étiquettes

Je dois reconnaître que s’il y a bien un truc qui me casse les pieds, ce sont les étiquettes. Depuis que le « mouvement » a été lancé sur les réseaux sociaux, c’est limite si les parents doivent annoncer de but en blanc dans quel camp ils se placent. Je veux dire par là que moi-même, on me demande régulièrement si je suis pro-éducation bienveillante, si je suis la méthode Montessori avec mes enfants, si on pratique la motricité libre, etc. Alors qu’en ce qui me concerne, c’est loin d’être aussi simple et catégorique, vu qu’on pioche ce qui nous semble bon à droite à gauche, et du coup ça me met dans une position assez désagréable de devoir répondre à cette question, parce que ma réponse est LOIN d’être juste un « oui » ou un « non ». En fait, pardonne-moi la métaphore, mais j’ai l’impression que c’est un peu comme pour la bouffe. C’est à croire que c’est pas possible de réduire considérablement sa consommation de viande ou à consommer majoritairement bio sans qu’on cherche à nous coller dans une case. Si on se met à entamer ce genre de démarche, alors soudain on va nous sortir que le poisson c’est de la viande aussi et que donc c’est mal, on va nous demander si on est devenu végétarien, si on a pensé aussi au véganisme, parce que c’est quand même l’étape suprême côté alimentation pour préserver la planète. Je durçis un peu le trait mais t'as saisi l'idée. Ce que je constate, non sans une certaine gêne je dois dire, c’est que dès qu’on parle publiquement d’un truc qu’on a choisi de faire ou au contraire de ne plus faire ou juste de réduire, qu'on soit influenceur ou pas, faut absolument qu’on soit catalogué, comme si on ne pouvait pas agir de manière moins tranchée. En terme de parentalité, j’ai sensiblement le même sentiment.

Plein de parents pratiquent la « motricité libre » ou « l’éducation bienveillante » sans réellement en avoir conscience, sans se préoccuper de savoir comment d’autres appellent ça, juste au feeling, à l’instinct : et justement, à mon humble avis, on a pas besoin de mettre des termes sur nos manières de nous y prendre avec nos enfants pour mettre ces choses-là en place. Donc je me répète, mais dans le fond, ce qui me plaît pas c’est que trop souvent, certains parents adeptes voire un brin intégristes de ces méthodes, collent en fin de compte des étiquettes sur ce qu’eux-mêmes pratiquent mais aussi sur ce que pratiquent d’autres parents qui eux ne se préoccupent pas forcément de suivre une méthode ou une autre.


  • Des termes un brin culpabilisants

« Positive », « bienveillante », « libre » : ces termes très largement utilisés désormais, peuvent, selon moi, beaucoup culpabiliser ceux qui n’y connaissent rien. Parce que de prime abord, si on n’a jamais été sensibilisé à ces terminologies, ma foi on peut vite se dire que si on a pas appris ces trucs-là, c’est donc qu’on ne les pratique pas. Or, n’est pas forcément « négatif », « malveillant » ou « entravant » le parent qui n’a jamais entendu parler de ces méthodes dans le détail. On est juste parent, et c’est déjà énorme, quand on y pense, d’être parent - si tant est qu’on prenne ce rôle à coeur et qu’on fasse son maximum pour l’assumer avec amour, car à l’inverse, être parent n’implique pas systématiquement d’être un BON parent, on est d’accord. En revanche, certes, s’informer pour être un bon parent et prodiguer une éducation la plus douce et la plus complète possible, c’est une preuve d’amour. Mais à mes yeux, on n’est pas obligé de suivre une méthode en particulier pour être un bon parent, et on ne devrait donc pas se mettre à culpabiliser si on ne connaît rien à tout ça.



  • Ce qui me fait grincer des dents

Alors non, je ne compte toujours pas te dire avec précision comment on s’y prend avec nos enfants, parce que j’insiste, je considère que c'est du domaine de l’intime et qu’en passant, c’est un aspect de notre vie qu’on ne souhaite pas exposer. Mais il y a quelques petits détails quant à notre avis de parents sur tout ça qu’il est intéressant je pense de partager avec toi, histoire de te montrer qu’on peut adhérer en partie et pas forcément en totalité à tout ça.

Pour te donner un exemple, avec Denis, on est globalement convaincus par ce qu’on appelle « la motricité libre », en ce sens que bébé N°3 ne verra jamais un trotteur de sa vie. A côté de ça, bien qu’on ait jamais abusé de son usage, on a utilisé quelques mois un transat à la maison (le BabyBjorn qui est conçu un peu comme un hamac) qu’on a trouvé utile à de nombreuses reprises (entre autres on l’asseyait dedans quand il a commencé la diversification mais ne pouvait pas encore se tenir assis dans une chaise haute). Il s'en sert encore parfois. Et on a pas le sentiment d’être des tyrans pour autant. Et il y a d’autres choses auxquelles, personnellement, on n’adhère pas des masses, comme le fait de faire dormir bébé au sol ou encore le cododo (pour lequel, si tu veux mon avis, je te renvoie donc à ma vidéo sur le sujet).

De même, j’ai lu à plusieurs reprises que le concept que j’appelle « la carotte » est souvent considéré comme une VEO, et là, une fois encore, ce n’est que mon avis et je ne l’impose en aucun cas, mais je trouve ça exagéré. Oui, à la maison, ça nous arrive de jouer la carte du « Allez, si tu manges aussi les légumes tu peux avoir une glace en dessert » - attention je ne dis pas par là que je vais priver de dessert mon fils s’il n’a pas mangé l’intégralité de ce qu’il avait dans l’assiette, je suis bien placée pour savoir que parfois on a juste plus faim mais que ce fourbe de cerveau laisse toujours une place pour le sucré… Nous, on trouve que proposer une récompense (une glace, soit un dessert un peu plus cool que d'ordinaire, en l'occurence) si notre enfant fait un petit effort pour manger un truc qui le fait moyennement rêver, c’est OK - après je conçois que d’autres puissent le voir d’un mauvais oeil, c’est leur choix, et si ça se trouve mon opinion à moi aura changé dans quelques mois ou années. Peu importe finalement que cette façon de faire plaise ou déplaise, évidemment chaque parent fait ses propres choix éducatifs - et fait manger des légumes de la manière dont il le sent à ses gamins. Par contre, considérer ça comme une « violence éducative ordinaire », eh bien je trouve ça excessif. C’est mettre des VIOLENCES et des MÉTHODES éducatives dans le même panier, et là, pour moi, ça va trop loin. Dire à un enfant qu’il pourra avoir une glace en dessert s’il mange ses légumes ça n’est pas une violence selon moi. Ajouter ça dans la même liste que les baffes et les fessées, j’avoue que ça m'horripile.



  • Pourtant, ça a du bon !

J’en reviens plus précisément à Léa, ou JeNeSuisPasJolie. Honnêtement je serais incapable de te dire ce qu’elle faisait avant de se mettre aux vidéos maternité, parce que je ne la suivais tout bonnement pas. Mais elle a commencé à causer bébé à un moment où moi-même j’avais déjà consacré la majorité de mes sujets à la maternité, alors, d’abord par curiosité, je me suis mise à visionner ses vidéos, pour savoir un peu de quoi elle parlait, pour me faire mon avis. Et clairement, mon avis, avec le recul, c’est que, pour plusieurs raisons très concrètes, je suis vraiment heureuse de m’être penchée sur ses publications. D'où le fait que je l'aie invité au lancement de mon guide sur la grossesse, d'ailleurs, même si, malheureusement, comme elle était pressée par le temps, je n'ai pas réllement pu échanger avec elle plus que des salutations, ce qui est bien dommage car j'aurais bien aimé bavarder pour de vrai avec elle.

Je vais cependant être transparente avec toi : pendant un long moment, comme beaucoup de gens sur les réseaux sociaux, je me suis posé des questions sur sa légitimité. Comme beaucoup, je me disais que c’était un peu gros de promouvoir des méthodes d’éducation alors qu’elle même était si jeune maman qu’elle ne pouvait en aucun cas les avoir expérimentées. Je me disais donc que c’était un peu gonflé de sa part de propager la bonne parole alors qu’elle n’avait pas le recul nécessaire pour savoir si ces méthodes seraient bel et bien efficaces avec leur enfant qui était encore un tout jeune bébé, à l’époque. Je reconnais avoir vu plusieurs de ses publications d’un oeil assez sceptique en me disant des trucs du style « ouais, bon, on en reparlera quand son petit aura 3 ou 4 ans ». Je l’ai gardé pour moi un long moment, cet avis, parce que je me disais qu'il pourrait évoluer, mais je sais bien, pour en avoir lu pas mal, que c’est également un commentaire qu’elle a reçu parfois sans le moindre tact à des dizaines de reprises. Sauf que le temps passant, bein figure-toi que mon avis a changé.

D’abord, j’ai fini par me faire la réflexion selon laquelle c’est peut-être un peu déplacé de considérer les conseils de quelqu’un comme inutiles s’il ne les a pas expérimentés lui-même. Dans le fond, est-ce que quelqu’un a systématiquement besoin d’avoir vécu quelque chose pour être en mesure d’avoir un avis juste sur un sujet ? L’exemple peut sembler simpliste, mais en vrai, est-ce qu’on a besoin d’avoir passé le permis et d’avoir roulé des milliers de kilomètres avec et sans téléphone pour savoir que ça déconcentre et donc que c’est dangereux de téléphoner au volant ? Je me suis donc doucement remise en question moi-même. Après tout j’ai écrit un bouquin sur la grossesse dans lequel je parle de la césarienne alors que je n’ai accouché que par voie basse. Il n’empêche que les infos que je donne dans ce chapitre sont dignes de foi car soigneusement rédigées et issues de sages-femmes qui, elles, sont professionnelles dans ce domaine. Je me suis dit que Léa, je ne la connaissais pas personnellement, et qu’elle avait beau être jeune et moins expérimentée "sur le terrain" que moi, elle pouvait tout de même en savoir plus que moi et mieux que moi dans bien des domaines, celui de la parentalité et en particulier des neurosciences n’y faisant pas exception. Dans le fond, il n’y a pas d’âge pour être mature ou sage, pas vrai ? Et même si elle tire ses connaissances de conférences ou de bouquins plutôt que de son expérience personnelle, ça mérite quand même le coup d'oeil.

Je me suis donc penchée sur ses conseils. Et c'est un fait : Léa m’a apporté quelque chose de précieux par son rôle d’influenceuse, si je puis dire. Avant d’entrer dans les détails et de te dire de quoi il s’agit précisément, il me semble important de remonter un peu dans le temps et dans notre vécu de parents.

Notre grand n’a que 6 ans et demi, on peut pas dire qu’on ait un recul monumental sur le sujet ni un palmarès d’expériences incroyable au compteur. Pour le moment, c’est « work in progress » comme on dit ici. On est parents, on est pas spécialistes, et des erreurs, on en a faites et on en fera encore, surtout avec notre aîné malheureusement puisque c'est avec lui qu'on fait toutes nos premières expériences de parents. Pour tout te dire, en 2012, quand il est arrivé dans notre vie, on a, bêtement, adopté des méthodes éducatives dites « traditionnelles », parce qu’on n’avait pas lu de bouquins sur le sujet et qu’on pensait très naïvement que nos parents s’étaient pas pas si mal débrouillés avec nous. Sauf qu’aujourd’hui, quand je regarde tout ça, je pense que « pas si mal », c’est pas suffisant, et que « très bien » ça aurait été beaucoup mieux. Je veux dire par là que notre aîné, oui, on lui a imposé ce qu'on appelle "des VEO", et qu’avec le recul on regrette vraiment. Oh on ne lance pas la pierre à nos parents pour autant, on sait qu’ils ont fait comme ils ont pu quand on était petits et sans doute qu’eux-même ont eu le sentiment de nous éduquer avec plus de douceur qu’ils ne l’avaient eux-même été. Mais force est de constater que pendant des décennies et jusqu’à il y a somme toute relativement peu de temps, on ne parlait pas autant de méthodes éducatives dans les livres et les médias, ni sur les réseaux sociaux. Alors quand on devenait parent on faisait bien souvent comme on avait toujours fait, sans forcément se poser assez de questions. Je pense que c’est probablement culturel aussi d’ailleurs, parce que si en France, dans les années 70 il y avait encore des martinets dans certains foyers français, il me semble qu’en Suède par exemple, ça aurait déjà été hors de question.

Enfin voilà, nous qui à nos débuts de parents avons maladroitement suivi des lignes éducatives similaires à celles qu’on avait reçues (je te rassure on était très loin du martinet, hein !), on a petit à petit ouvert les yeux sur leur aspect néfaste et contre-productif. Denis et moi avons affiné notre vision de l’éducation, jusqu’à totalement stopper certaines façons de faire. Entre les débuts de l’éducation de notre aîné et aujourd’hui, on a opéré énormément de changements. Il y a certaines réactions qu’on avait eues avec le grand qu’on a jamais eues avec le deuxième, et il y en a encore d'autres dont notre troisième n’aura même jamais vent. Les années passant, on a adopté des méthodes éducatives plus douces et intelligentes, on réfléchit différemment, on réagit différemment, on préfère les questions aux ordres, l’enthousiasme à l’autorité, les récompenses aux punitions, le "STOP !" au "NON !". Est-ce qu’on était de mauvais parents avant ? Eh bein… j’en sais rien. Peut-être pas « mauvais » dans l’absolu sachant qu'on a toujours fait par amour, au mieux et selon ce qu'on savait, mais certainement pas les meilleurs non plus. On faisait notre maximum mais notre côté débutant et un peu mal informés aussi nous a fait suivre bêtement les chemins tous tracés de nos propres éducations et six ans plus tard on se rend bien compte qu’on aurait pu mieux faire, qu’on aurait dû se poser plus de questions, et plus tôt.




Quel rapport avec Léa, tu me diras ? Eh bien le rapport, c’est que, entre autres via ses publications qui nous ont fait découvrir certains auteurs, on est aujourd’hui de bien meilleurs parents. Oui parce qu’à force de l’en entendre en parler, ma curiosité m’a poussée, récemment, à lire par moi-même les ouvrages d’Isabelle Filliozat, dont parle Léa depuis des lustres, justement. On en a acheté deux, « Au coeur des émotions de l’enfant » et « J’ai tout essayé », qui sont manifestement les deux ouvrages les plus connus de cette psychothérapeute. J’ai mis mes aprioris de côté, bien décidée à lire ces livres comme si je n’en avais jamais entendu parler auparavant, et on en a entamé la lecture en simultané avec mon mari. Et le jeu de mots est plutôt culotté j’en conviens, mais découvrir ce que les neurosciences expliquent quant aux réactions d'un enfant, ça nous a mis une sacrée claque. Au bout de quelques pages à peine, on s’est dit « Hey, pas bête, cette approche ! Allez, viens, demain on tente de faire comme ci plutôt que comme ça ». On a fait l’essai, tout simplement. Et dès le premier, ça a été redoutablement concluant, presque magique ! Surpris de voir à quel point finalement c’était facile, eh bien, petit à petit, on a modifié encore notre façon d’échanger avec nos enfants, on a changé quelque peu d’approche pour les inciter à participer à telle ou telle activité. On s’est efforcé de se demander si on aimerait qu’on nous parle comme ci ou comme ça à nous en tant qu’adultes avant de parler à nos enfants. Et en quelques jours seulement, ces petites dispositions ont produit d’énormes changements positifs. Ces nouveautés dans notre mode de fonctionnement à nous, parents, ont porté beaucoup de fruit, ça nous a apporté énormément aux petits comme à nous. On a mis plein de nouvelles dispositions en place et viré quelques autres de notre façon de communiquer avec nos enfants, c’est clairement encore plus de bonheur. Il y a moins de « NON » et de réticences de part et d’autres, beaucoup plus d’entrain et de rires même pour des tâches autrefois rébarbatives. Et pour ça, ce que j’en pense, moi, de JeNeSuisPasJolie, c’est qu'elle a été un vecteur qui nous a permis de nous améliorer sur ces plans-là. Parce que c’est là tout l’aspect positif de l’influence, justement. On peut aussi bien, en étant « influençeuse » de métier, pousser les gens à faire n’importe quoi (du genre vanter les mérites d'un régime version -10kg en 1 semaine) comme à considérablement enrichir leur existence en parlant d'ouvrages qui vont pouvoir améliorer le quotidien des autres.



  • Une influence qui mérite des éloges

Denis et moi n’avons jamais considéré qu’on avait la science infuse en terme d’éducation ni la palme de la parentalité, pourtant à nos débuts on pensait bien faire en étant assez stricts. Je crois qu’on s’est pas posé assez de questions avant de devenir parents pour la première fois, et qu’en conséquence, le temps passant, on s’est rendu compte qu’on avait pas mal de choses qu’on pouvait améliorer et d’autres qu’il nous fallait purement et simplement apprendre, parce que cette sagesse de parent n’est pas forcément un héritage, c’est parfois à nous de la trouver, ailleurs, de l’intégrer et de la mettre en place. Il y a quelques années, par nous-mêmes on a fait de grands changements dans l’éducation qu’on prodiguait à nos aînés, et ces derniers mois on en a fait d’autres tout aussi conséquents qui n’ont pas juste été guidés par nos instincts mais plutôt par ce qu’on a pu apprendre à travers l'expérience d'amis expérimentés, d'ouvrages et de vidéos, dont celles de Léa. Le résultat est là, il est positif et il est palpable. Du coup qu’elle ait que 23 ans et un enfant plus jeune que les miens, je m'en fous, en fait. Elle a apporté quelque chose à notre famille, parce qu’elle a évoqué ce sujet alors qu’elle aurait pu continuer à parler de choses plus futiles. Elle a apporté quelque chose à notre famille en partageant avec nous des choses qui la passionnent et qui potentiellement peuvent faire du bien aux autres.


  • ...mais qui me laisse parfois dubitative


Mon avis à son sujet a pourtant évolué encore ces dernières semaines, à tel point que j'ai arrêté de suivre ses vidéos et plus récemment son compte Instagram. Certaines choses que Léa partage me laissent parfois perplexe, comme le fait qu'elle et son mari parlent énormément de consentement de l'enfant, par exemple pour une coupe de cheveux ou le fait de lui retirer un body au moment du bain, alors qu'en parallèle, ça ne leur pose pas de problème de l'exposer à visage découvert sur les réseaux sociaux. Pour moi leur raisonnement est parfois bancal, ça me met mal à l'aise, donc forcément, on n'y adhère pas.

Alors j'en vois déjà venir certains à me dire que moi-même je pourrais commencer par regarder mon nombril, et vous avez bien raison. Parce que moi-même, j'ai succombé à quelques reprises à la tentation de "montrer à tout le monde comme mon bébé est mignon", et que, gonflée d'hormones et de fierté, j'ai publié de rares clichés de mon petit dernier à sa naissance. Figure-toi qu'entre temps, ces photos je les ai retirées. Au départ on s'était dit que c'était jamais qu'un visage de nouveau-né, qui change si vite qu'il ne serait jamais reconnaissable. Pis avec le temps on s'est dit que finalement ces clichés ça reste lui et que donc ça lui appartient. Alors, même si on n'avait pas eu le moindre commentaire désobligeant, on les a retirés de notre compte, juste pour le principe et sachant qu'on peut faire sans. Et nos aînés, y m'semble que plus ils grandissent et moins on les montre. Depuis des années on s'évertue à préserver leur intimité en ne donnant pas leurs prénoms ni dates de naissance, en ne les dévoilant jamais de face et en choisissant toujours consciencieusement le type d'information qu'on partage à leur sujet. Sans doute qu'on pourrait être encore plus prudent, qu'on va encore affiner nos critères, sans doute aussi qu'on fera encore quelques bourdes, personne n'est parfait, ni Léa, ni moi. Le tout, il me semble, c'est de prendre le temps de réfléchir aux conséquences de telle ou telle forme d'exposition de nos bambins, et de prendre des mesures sans tarder si toutefois on se rend compte qu'on a peut-être été trop loin - parce que, eux comme nous, on est peut-être pas les plus expérimentés côté parentalité, mais les dérives du net et des réseaux sociaux, on est loin de les ignorer.

Je pense qu'il est clair que même si je suis reconnaissante à Léa de m'avoir apporté du positif pour m'améliorer en tant que maman, je ne suis pas pour autant un mouton, je ne suis pas 100% des conseils qu’elle a pu énoncer et je ne me calque pas sur ses manières d’agir, loin de là. J'ai pris ce qui m'intéresse, je laisse le reste, c'est avant tout sur ça que je tenais à mettre l'accent aujourd'hui. L'importance de faire la part des choses, de savoir tirer ce qui va nous rendre meilleur, ce qui va nous servir, ce qui va nous simplifier le quotidien, tout en laissant de côté les paradoxes et les comportements qui ne collent pas à notre propre vison de la parentalité et de l'éducation. Chez nous, on n'attend pas que nos enfants nous donnent leur accord pour leur couper les cheveux, on les leur coupe quand ils les ont dans les yeux ou que ça ne ressemble plus à rien. Chez nous, on se couche à heure fixe et chacun dans son lit parce qu'on a bien remarqué que les rythmes leur permettent d'être en forme. Chez nous, la toilette c'est pas quand ils l'ont décidé eux, on considère que c'est du registre de l'hygiène donc pas négociable. Dans bien des domaines il me semble, on fait différemment de Léa et Samuel.


  • Des critiques acerbes que je ne comprends pas


Chacun mène sa vie comme il l'entend (tant que la dignité et l'intégrité de l'enfant n'est pas en jeu, évidemment !). Simplement le risque quand on expose autant de détails de sa vie de famille à autant d'internautes, ma foi ça semble finalement assez logique que parfois les gens s'interrogent ou s'insurgent. Personne n’est parfait et peut-être que parfois son discours est un peu décalé comparé à ses actions. Pour autant, ça reste leur famille = leurs choix, et je trouve que les critiques qu'ils se prennent quotidiennement en public sur les réseaux sociaux sont de plus en plus cruelles et déplacées ! Et je ne parle pas de petites critiques, hein, j’ai vu de mes propres yeux qu’on va jusqu’à remettre en question son lien avec son enfant et même sa relation de couple, ça va quand même très très loin. Alors que personne parmi ces gens prolixes ne la connaît personnellement et ne peut donc se faire un avis éclairé sur une question qui, de toute manière, ne les regarde pas. Je pense qu'il serait temps que les gens n'oublient pas un truc un poil vital : le respect.



  • En bref 

En résumé, qu’est-ce que j’en pense, de tout ça ? Eh bien, sans surprise, comme je l'ai dit et comme on le fait pour bien d'autres domaines, en ce qui nous concerne, Denis et moi, on prend le bon on laisse le reste. La parentalité positive / l'éducation bienveillante / Montessori et compagnie, on s’est penché dessus, on a laissé certaines choses de côté auxquelles on n’adhérait pas, mais il faut se rendre à l’évidence, on en a aussi gardé une bonne partie qui a fait de nous de bien meilleurs parents depuis qu’on s’y est sérieusement intéressé. Donc Léa, mon sentiment principal à son égard, c'est de la reconnaissance. Vraiment, c’est pas moi qui vais diaboliser le mouvement ni vous dire de ne pas vous y intéresser ! Denis et moi on est assez adultes pour faire la part des choses je crois, et dans le fond, selon nous l’essentiel c’est de se remettre en question dans son rôle de parent, d'avoir à coeur de s'améliorer même si ça exige de faire des changements parfois conséquents. En ce qui nous concerne on fonctionne par la remise en question perpétuelle ; chaque jour qui passe, on s'ajuste. Apprendre, grandir, évoluer, s’informer pour être au plus près des besoins de nos enfants, même si par le passé on a été un peu naïf voire complètement naze, trop sévère un jour, trop laxiste le lendemain, ou qu'on a juste pas assuré comme on l'aurait aimé. Le tout c'est d'avoir conscience qu'on peut s'améliorer et de s'en donner les moyens.

Moi je crois qu’il y a UNE éducation par ENFANT, et je crois aussi qu’au lieu de s’amuser à constamment chercher à descendre les autres, ça peut être productif aussi de s’intéresser à leur manière de faire pour améliorer même un tout petit peu la notre.



Et toi ? T'en penses quoi, de tout ça ?



Golden Wendy


22 commentaires:

  1. Bonjour Mélissa,
    J'avais hâte de lire le fond de ta pensée. Je suis étudiante en pharmacie et la parentalité n'est pas un projet à court terme mais partout cela m'intéresse beaucoup.
    Je suis absolument d'accord avec toi. Je pense qu'avec tout, s'informer est quelque chose de primordial et qu'on est pas obligés de rentrer dans un moule de parents parfaits, qui n'hausse jamais le ton, qui disent non ou quoi que ce soit d'autres.
    Bravo pour cette article plein de bienveillance et de réflexion !

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  2. Bonjour Melissa, c est l première fois réellement que je lis attentivement un de tes articles. Très bien rédigé c est passionnant à suivre😉
    J'ai moi meme deux enfants, un de 8 ans et mon dernier de 2 ans tout juste. Ce sujet est très vaste et ouvre à de nombreux débats. Déjà je n'ai pas éduqué mes e'fznt de la même manière. Non pas sous couvert de mode Montessori (concept qui m orripile personnellement) mais car chaque enfant a son caractère. Ce qui me gêne dans cette nouvelle mode et comme tu la bien expliqué, c est 1 mode et des cases, tu mets ton enfant au coin tu es un Tyran. Tu fais les gros yeux tu fais des VEO, tu hausses le ton tu vas traumatiser ton enfant. Voilà en gros ce que je retiens de toutes ces nouvelles façons de faire. Évidemment qu'il y a des bonnes choses, j'ai beaucoup amélioré ou du moins modifié certains aspects de l éducation de mes enfants mais surtout car leur caractère est très différent donc on s adapte. Je n'aime tout simplement pas des concepts ou on t apprend à éduquer ton enfant comme il le faudrait car ce sont eux la sainte parole et toi tu n es qu'un parent méchant et violent. De plus le débat n est souvent pas possible avec ces gens là un peu comme les vegan lol quand on leur dit quo' voit pas les choses de la même manière, que des cheveux à couper ou que l heure c est l heure ou que lenfant veut pas mettre de chaussure alors qu'il pleut dehors, on nous dit que c est traumatisant pour l'enfant et que c est ce qu'il y a de meilleur pour lui etc... Donc on nous accuse limite de cruauté mais lorsque nous même faisons 1 réflexion sur la logique de certaines choses ce sont eux qui se vexznt. Bref grannnd débat, c est 1 sujet passionnant ou tout le monde doit choisir ce qui lui convient. J en ai juste marre qu'on vienne me categoriser, me juger si j'ai envie de dire à mon enfant de pas salir ma maison et d aller se coucher 😅 merci pour ton article, c est pas évident de rédiger 1 réponse dans cet espace commentaire

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  3. Maman depuis 2 mois a peine j'avais hâte de lire ton article. Comme toi j'ai commencé à suivre Lea quand elle a commencé à parler de parentalité puisque avec mon mari on était en projet bebe. Alors que toi je te suis depuis bien plus longtemps.
    Avec mon mari, on débute dans l'éducation de notre fille. Lui est très vieux jeux du style faut la laisser pleurer alors que moi je suis plutôt du genre a vouloir comprendre pourquoi elle pleure. Et pour le moment il y a toujours une raison à ses pleures, il a comprit et a changé sa façon de penser sur ce sujet. Pour le transat, ma fille l'utilise souvent, car elle ne supporte pas d'être allongée la journée, et ne fait ses siestes que dedans (des micro-sieste de 10 min maximum !) Et même si j'adore le portage en écharpe, je ne peux pas l'avoir dans les bras toute la journée.
    Tout au long de notre vie de parent on va évoluer, changer d'avis sur ce qui nous semblait impensable ou nécessaire. On ne peut pas rester figé sur une idée d'éducation avec toute une fratrie. C'est ça être des bons parents, faire des erreurs, le reconnaître et modifier sa façon de faire quand il faut.
    Merci pour cet article que j'ai trouvé très intéressant et bravo d'avoir réussi à l'écrire sans porter de jugement ni sur l'éducation de Lea et Samuel, ni sur ces modes d'éducation.

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  4. Coucou Mélissa,

    J'avoue je suis déçue de cet article que j'attendais avec impatience. J'ai l'impression d'avoir lu un avis sur Léa et pas vraiment sur l'éducation. Personnellement, je suis sûrement pas à la page mais je n'ai jamais suivi ses vidéos et savoir ce que tu penses de sa chaîne et de ce qu'elle fait avec son fils n'était pas le sujet que j'attendais. J'aurais aimé avoir une petite description de ces méthodes d'éducation positives que je connais encore peu et savoir ce que tu trouvais bien dedans mais au final tu en as très peu dis ce que je trouve un peu dommage. Bref j'espere que tu ne prendras pas ce commentaire comme une critique, c'est mon ressenti et cela ne remet en rien en cause la qualité de ton travail que j'apprécie beaucoup même si cet article m'a déçu.

    Belle journée à toi ��

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  5. Helli Melissa,

    Plus je t'écoute, et plus j'aime ce format podcast à la vidéo, cest certe plus pratique (en voiture, en faisant du sport, à manger ou que sais-je encore) mais je trouve le tout plus vivant!
    Concernant le contenu, jai envie de dire Merci! Je pense faire écouter ton podcast à mon entourage... c'est pénible ces étiquettes quon vous colle dessus à la moindre occasion!
    "Ah tu le laisse choisir sil préfère des haricots ou des brocolis pour le repas de ce soir? Cest un enfant roi enfait?"
    Ba non enfait... Ce sont des légumes dans les deux cas et cest dispo dans le placard donc ça ne me pose pas de problème... Je vois plutôt ça comme un échange entre mon fils et moi...

    Et cest pas parce que j'applique une idée Montessori aujourd'hui que je "me force" a appliquer à la lettre chaque ligne des livres Montessori... on choisi de prendre ce qui nous paraît bon, de laisser ce qui nous paraît moins bon (ou qui ne fonctionne pas vraiment sur notre enfant!)...

    Jaime bien ta vision sur la chose! J'adhère complètement!
    Belle journée!

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  6. Salut Mélissa

    Je suis Maman de 2 bientôt 3 enfants et j'adhère complètement à ton analyse de ses mouvements "parentalité positive" y a du bon du très très bon d'ailleurs et d'autre qui sont moins accessible ou réalisable dans mon spectre de la parentalité (mais qui sait va peut être encore être modifié car être parents c'est une remise en question perpétuelle...).
    Chez nous pareil notre ainé a subit les parents inexpérimentés que nous étions et surtout pas préparés au fonctionnement d'un tout petit, puis on a changé de méthode lu des livres notamment de Faber et Mazlish les choses se sont améliorées, notre second a pu bénéficier de notre expérience etc...

    Par contre ce que je trouve assez dommage dans la mouvance parentalité positive c'est que les parents ont tendance à être oubliés... Ce sont des humains aussi ils ont leurs failles leurs histoires et que oui on fait ce qu'on peut avec ce qu'on est, on s'est énervé bah ca arrive mettons des mots dessus expliquons à l'enfant que son parent n'est pas parfait il sera rassuré aussi de ne pas l'être en puis voila...
    Pour les neurosciences par contre c'est une aide pour comprendre le fonctionnement du cerveau de l'enfant et clairement cela permet vraiment de décrypter pourquoi il a tel ou tel comportement ! Après les exemples comparatifs du fonctionnement du cerveau dans telle ou telle situation sont réalisés dans des situations qui sont plutôt tranchées (un rat non materné vs rat materné par ex) et je trouve que déduire du coup trop de concepts la dessus est peut être trop rapide même si OUI il faut éviter de laisser pleurer un bébé OUI le maternage aide énormément l'évolution du cerveau d'un enfant je n'en renie absolument pas les bienfaits mais par contre parfois c'est tout simplement trop et mettre toutes les VEO (de la claque à la carotte) c'est trop...

    Belle journée à toi et ta tribu et courage pour la vie de parents je crois que même quand ils seront adultes ils nous apprendrons encore à nous remettre en question :)

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  7. Je crois que ce que tu dis dans ta conclusion résume bien l'idée : il y a une éducation par enfant. Chacun fait au mieux en fonction de ses convictions. Et si les "étiquettes" mettent mal à l'aise et culpabilisent, alors rien ne sert de s'en coller. Suivons notre instinct. Chaque parent fait au mieux pour son enfant. <3

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  8. Bonjour Mélissa, merci pour cet article qui permet de déculpabiliser l'éducation ! Comme CelineM, je pense qu'il y a autant de méthodes d'éducation que d'enfant mais surtout que de parents ! J'ai beaucoup de mal avec certaines recommandations de l'éducation bienveillante qui ne prennent pas en compte nos limites personnelles en tant que parents. Ex : je préfère que mon enfant apprenne à s'endormir seul plutôt que de devenir son seul moyen d'endormissement et m'empêcher d'avoir une soirée reposante avec mon conjoint. Comme tu dis il y a des limites qu'il faut bien savoir poser en fonction de nos possibilités en tant que parents. Nous sommes les grands oubliés de beaucoup de livres éducatifs !
    Il y a un point clé qu'on oublie souvent de rappeler : la finalité de toute éducation est d'apprendre à son enfant à s'autonomiser. Quand tu as ça en tête, tu comprends très bien l'intérêt de la motricité libre, de la DME, ... mais moins celle d'avoir besoin de ses parents sur le long terme pour s'endormir par ex. Qu'en penses-tu ?

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  9. Bonjour Mélissa.
    Je voulais juste te dire merci. Ta façon d'écrire j'adore, et ce que tu dis et bien j'approuve vraiment. Mon grand-père me disait toujours "de la dose en toute chose". Petite je ne comprenais pas mais plus le temps passe et plus je me rend compte que je l'applique assez naturellement (et souvent je me remets en question si je me rends compte que je pars dans l'extrême).
    Enfin bref je ne vais pas m'étaler. Encore merci pour ce bel article. Et n'arrête jamais d'écrire, tu fais ça merveilleusement bien !
    Bonne journée :)

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  10. Bonjour Mélissa,
    Je me suis clairement retrouvée dans ce que tu as dit.
    Enceinte, je me suis pas mal renseignée sur les soins à apporter à bébé mais finalement l'éducation pas vraiment, en me disant on improvisera mais en s’étant quand même mis d’accord avec papa sur certains principes. Et puis j’ai eu mon petit bout il y a 2 ans, et évidemment j’ai dû me renseigner au fil du temps et j’ai découvert la parentalité bienveillante. Alors oui je suis pour mais pas pour tout. Je te rejoins concernant l’hygiène et la nourriture.
    Concernant Léa (Jnspj), au début je la trouvais culottée de donner des conseils alors qu’elle était maman depuis moins longtemps que moi, et que moi je ne me permettrais pas de donner des conseils d’éducation comme elle le fait car j’apprends encore. Après j’ai compris 2 choses. La 1ère c’est que contrairement à moi, elle s’est vachement renseignée sur le sujet, et franchement j’ai appris et mis en place pas mal de choses depuis avec mon fils. Et la 2ème, c’est que j’ai du mal avec le ton qu’elle emploie, et c'est certainement bien propre à moi-même, mais je trouve qu’elle est intransigeante, culpabilisante, et a du mal à considérer que chaque parent est différent ainsi que chaque enfant, et que la parentalité n’est pas vécu pareil pour tout le monde. J’ai bien conscience que c’est mon ressenti, mais je la trouve peu souriante et parfois hautaine. Après évidemment, que quand elle dit que l’allaitement est évident et que c’est le moyen ancestral pour nourrir les enfants, moi n’ayant pas pu allaiter je le prends mal. Voilà pourquoi je pense que c’est dû à ma sensibilité et que je ne veux pas tomber dans le même sac que les « haters ». Je ne me suis jamais d’ailleurs permis de le dire en commentaire. Je trouve super l'éducation qu’elle donne à leur fils, mais ce que je leur reproche c’est de dire que c’est simple à faire. Et parfois j’ai l’impression qu’elle oublie que tout le monde ne peut pas se permettre de garder bébé à la maison, d’avoir que un parent qui travaille, et que parfois le stress de la vie et le manque de temps font qu’on ne peut pas toujours être dans cette parentalité positive et bienveillante. Alors je dis oui à tout ce qu’elle dit (plus ou moins) mais non à la façon dont parfois elle le dit. Mais encore une fois c’est ma sensibilité et mon ressenti.
    A l’époque de ta vidéo sur le cododo, j’avais beaucoup apprécié le fait que tu ne sois pas dans le jugement ni dans la culpabilisation. Et comme tu l’as dit, tu es plus dans le « je pense » plutôt que dans le « il faut ».
    Super article/podcast.
    Belle journée !

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  11. Merci pour ton article que je trouve vraiment très intelligent et dans lequel je me retrouve beaucoup.

    J'ai beaucoup de mal avec le ton que je trouve très moralisateur de Léa. Je n'ai pas allaité ma fille par choix, on n'a jamais pratiqué le cododo ni le portage. Est-ce que ça fait de moi une mère qui ne serait pas dans l'éducation respectueuse de son enfant? Et bien, moi je réponds non. J'ai beaucoup de mal avec toutes ces tendances sur Internet (qui sont aussi un sacré business mais ça c'est peut-être un autre sujet) que je trouve pour beaucoup assez extrêmes et au final très culpabilisantes. Il y a des tas de façons d'élever un enfant, et puis comme tu le dis, on fait aussi ce qu'on peut parfois.

    Alors oui, soyons dans le "moi je fais comme ça", "je pense que", et pas dans le "il faut".

    Merci pour ton article.

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  12. Bonjour Mélissa;
    Merci pour ce bel article qui permettra je pense à déculpabiliser certains parents.

    Je suis infirmière puéricultrice et actuellement directrice de crèche. Alors de par ma formation et mon coeur de métier je suis renseigné sur les différents sujets abordés. Et je vois bien trop régulièrement des parents culpabiliser face au poids de la société.
    Pourtant chaque parent fait ce qui leur semble le mieux pour son enfant. Et cela il ne faut pas le remettre en question même si nos convictions ne sont pas en adéquations.
    Alors oui évidemment que pour nous professionnelle de voir par exemple un enfant assis calé entre mille coussins à 4 mois pour qu'ils puissent voir le monde, cela nous heurte. Car on peut avoir cette observation professionnelle des répercussions sur l'enfant. Mais il ne faut pas oublier que tous les parents n'ont pas cette connaissance et parfois par accès à ce type de documentation.
    Je ne le cache pas qu'on réfléchit beaucoup en équipe à comment aborder ses sujets avec les parents. Car nous ne voulons pas blesser les parents qui pensent de tout son coeur bien faire. On invite les parents à des réunions à thème sûr : la motricité en crèche, l'accompagnement à l'autonomie, l'acquisition de la propreté (et non apprentissage), les écrans, la diversification, les émotions... On leur dit bien que c'est ce que nous nous pratiquons à la crèche et que nous agissons ainsi car nous avons telle ou telle connaissance. Que s'ils souhaitent y adhérer on peut les accompagner et que s'ils ne sont pas en accord cela n'en fait pas pour autant des mauvais parents.
    Et comme écrit dans ton article l'éducation est propre à chaque famille, à chaque vécu, à chaque enfant. On ne peut pas avoir une formule unique. Si nous étions tous pareil le monde serait bien ennuyeux. En plus à force de vouloir rentrer dans un moule on finit par devenir tarte. :)

    Florence

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    1. Je me permets de réagir car je trouve votre commentaire très juste et je salue vraiment la démarche face aux parents, qui ne doit pas être facile ! Et là, pour le coup, votre bienveillance se fait également envers les parents. J'espère que beaucoup d'autres puéricultrices auront le même intelligence que vous !

      J'y suis sensible car j'ai découvert le monde la motricité libre etc...via la kiné de ma fille qui était à l'époque hypotonique. sa kiné m'avait extrêmement bien accompagnée sans me faire culpabiliser et je lui en suis reconnaissante encore aujourd'hui.

      A quoi servirait le tant prônée bienveillance si passé 18 ans elle ne s'applique plus? :)

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  13. Juste Merci!! Il y a tellement de bonnes choses dans l éducation positive mais en même temps ce V de VEO et ba il est tellement violent ... surtout pour les mamans comme moi j ai 40 ans, des enfants de 20, 12 et 9 ans alors oui je suis Léa mais te prendre constamment dans la figure que tu fais ou as fait subir des violences à tes enfants (Je suis assistante sociale en plus mdr) ba ça te fais juste culpabiliser ... alors qu' en soit on fait tous comme on peut et que l on veut juste le meilleur pour nos enfants.. Et oui elle fait bien ce qu'elle veut avec son fils mais je comprendrais jamais cette histoire de coupe de cheveux ...

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  14. Je suis tellement d'accord avec toi ! J'aime les choses mesurées, je n'aime pas les méthodes extrêmes et catégoriques, j'aime la souplesse et je n'aime pas les cases. Comme toi je m'offusque de ces termes qui classifient les parents en "bons" parents, par opposition - même si ce n'est pas explicitement dit - aux "mauvais". Le pire terme pour moi étant celui de "maternage proximal". Parce que ça insinue que la mère qui n'applique pas leurs principes est non maternante. C'est violent. Ne parlons même pas du cododo, inclu dans la parentalité bienveillante alors même qu'à l'heure d'aujourd'hui il est un facteur de risque de mort subite du nourrisson. J'attends mon bébé pour dans un mois alors je ne sais encore rien de la vie de parents. J'ai des valeurs qui me tiennent à coeur, des préférences éducatives, j'ai surtout envie de faire au mieux pour ma fille, mais je sais aussi que je ne peux pas prédire les problèmes que l'on rencontrera, ce qui sera ou non adapté à elle et même à nous. On part sur l'idée du portage, mais peut-être que je supplierai au final mon mec d'acheter une poussette parce que je ne supporterai pas ça ou parce qu'elle détestera être portée. J'aime l'idée de la motricité libre mais j'achèterai quand même un parc parce qu'on a un chien et que la sécurité passe en premier. Etc, etc. Et c'est très bien comme ça. Tout appliquer à la lettre les yeux fermés c'est idiot, et ça peut en plus mettre en échec le parent dans son rôle alors que pour moi un parent aimant qui essaie de faire au mieux pour son bébé, c'est ça être un bon parent.

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  15. Merci merci pour cet article. Je suis vraiment d accord avec tout et je me sens moins seule ��. Maman de deux garçons de 4 ans et 18 mois je tâtonne encore mais j essaie de prendre ce qui me semble le mieux dans la jungle de l éducation ��. Tu me fais me sentir moins ovni parce que comme toi des petites choses me font grincer des dents��. Tu écris toujours aussi bien ��

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  16. Bonjour, maman de 2 enfants une fille de 2ans et demi et un garçon de 1 mois, je me suis lancée corps et ame dans "l'éducation positive", motricité libre, montessori etc à la naissance ma fille jusqu'à me noyer et me sentir minable et mauvaise mère quand j'osait la voix sur elle ou disait "non" au lieu de "stop". Mon couple en a pris un coup aussi parce que papa "ne faisait pas comme il faut"... Enfin bref on a réussi à sortir la tête de l'eau et nous rependre en main en choisissant les points qui étaient vraiment important pour nous et on laissé le reste de côté. Comme tu dis et me dit souvent mon conjoint tant que tu te remet en question et essaie de faire de ton mieux tu ne peux qu' être une bonne mère. Des fois on cri, des fois on pleure puis on se câline, on se dit pardon et la prochaine fois on fera autrement. Merci pour ce post qui ne nous fait pas culpabiliser et nous rappel qu' on est humain et imparfait. On fait de notre mieux.

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  17. Oh non, je viens de me rendre compte que j'ai écris "osait le ton" au lieu de "haussait le ton" dans mon précédent commentaire et que je l'ai envoyé sans me relire. Il est tard... J'espère qu'il est compréhensible quand même 😁

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  18. Hello Mélissa,
    Merci pour cet article très intéressant. Je pense exactement comme toi : on prend ce qui nous intéresse, ce qui nous parle en tant que parents et on laisse le reste. Peut-être qu’on y reviendra plus tard, quand on chercher d’autres pistes, mais on fait au mieux et le plus important est, selon moi, de se renseigner au maximum sur les neurosciences et le développement émotionnel d’un enfant, ça donne déjà tellement de réponses.
    Concernant JNSPJ, je l’ai suivie lorsqu’elle organisait son mariage et j’ai donc suivi une partie de sa grossesse et après, rapidement, je m’en suis désintéressée. Il faudrait que je me penche à nouveau sur son contenu, mais à l’époque, elle me donnait la sensation d’être moralisatrice, je culpabilisais beaucoup en la regardant, en pensant que chez elle tout était parfait et pas chez moi. A la suite de ton article, je me suis penchée sur son Instagram et sur celui de son mari, et j’ai été excessivement surprise de découvrir la bouille de leur enfant dévoilée, elle qui prônait la confidentialité, le respect du secret, de l’intimité de son fils. J’avoue que je suis choquée par ce tournant, maintenant il faut que je vois si elle explique ce changement, car évidemment il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis.

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  19. Bonjour Mélissa,
    J’étais très curieuse d’entendre ton avis sur tout cela.
    En effet, tu ne prônes aucune méthode et pour autant tu ne semblais pas tomber dans l’extrémisme de certains …
    Je suis d’accord, il y a autant de façon d’élever des enfants qu’il y a d’enfant et autant de parents. Nous ne sommes pas tous pareils, nous avons notre passé, nos croyances et notre façon de réagir en fonction de la journée passée aussi !
    On essaye tous de faire au mieux et se blamer les uns les autres ne sert à rien !
    Concernant Léa, je te rejoins également, son jeune âge ne lui enlève pas sa crédibilité mais, je trouve que ça façon d’amener les choses un peu trop brute. On a l’impression que sa façon de faire est la meilleure et que rien ne pourra lui prouver le contraire. Je vous aussi qu’ils font une montagne de petits moments banals ( jouer sous la pluie ? est-ce nécessaire d’en faire tout un sketch ?! Sans parler de tout les #motricitélibre … j’avais bien envie de lui dire qu’elle n’avait rien inventer à laisser bébé sur un tapis !!!) breeef ! je suis surtout dérangée par l’utilisation de leur fils. A la naissance on prônait le « on ne montrera jamais son visage » et le vlog, les photos IG… bien sûr qu’il est chou et qu’on a envie de le montrer au monde entier mais devant une communauté si grande cela a forcément des répercussions. Cela reste, les photos, les vidéos restent. Meme les storys IG, si elles sont éphemères peuvent être capturés.
    BREF. Je trouve que le ton un peu trop magistral qu’ils utilisent leur laisse peu de place à l’erreur et à pouvoir choisir quelle « VEO »est acceptable ( montrer bébé sur internet) et laquelle ne l’est pas ( « chantage à la nourriture » ou j’ai lu également le « caché / coucou » ….)
    bonne continuation à toi !

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  20. Bonjour Mélissa,
    Encore un podcast passionnant.
    Merci pour ta franchise et ton honnêteté.
    C'est tout à fait vrai que chaque parent a sa propre façon d'élever ses enfants chacun écrit son histoire avec ses outils, son passé.
    Concernant la parentalité bienveillante je pense que c'est un vrai tournant dans l'éducation et ouf pour les enfants. Mais à défaut de bienveillance envers les enfants certains en oubli de l'être également envers les adultes.
    J'ai eu le même préjugé que toi concernant Léa au début puis effectivement le temps a fait son affaire et j'ai trouvé ça chouette que l'influence qu'elle a puisse servir à aider des parents. Cependant je ne peux m'empêcher de penser que l'idéalisation de leur parentalité sera à double tranchant. Leur fils est dans un très bel environnement mais je crains la "médiatisation" sur les réseaux sociaux ne leur revienne en pleine figure dès le premier écart. Je ne suis pas du tout friante de ce genre de contenu "famille" qui met en scène les enfants et j'avoue être déçue du contenu de samuel, idem je ne regarde plus les stories.
    Quant aux VEO c'est un terme bien large et une fois de plus, personne de ceux qui prônent la bienveillance ne dira avoir hurler sur son enfant parce que les émotions l'ont dépassé. Les gens qui consultent les réseaux sociaux devraient prendre le recul nécessaire pour se rendre compte que ce ne sont que des vitrines et non la réalité du foyer.
    Merci à toi pour ces confidences .

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  21. Salut Mélissa, merci pour ton podcast à ce sujet. Depuis lundi je prépare mon commentaire. J’ai un peu digérer toutes les infos ^^
    Effectivement il n’y a pas de « parents parfaits », c’est juste être « meilleur parent ». Sachant qu’on apprend sur le tas la plupart du temps et qu’en plus chaque enfant est différent donc bon… c’est vraiment un job très très merdique sur le papier.
    J’avoue ne pas être non plus très à l’aise sur la parentalité positive. J’ai découvert ce terme il y a peu. Ma fille a deux ans. Je vais quand même me laisser tenter par la lecture du livre « J’ai tout essayé » d’Isabelle Filliozat. En effet ma belle-sœur me l’avait offert pendant que j’étais enceinte. Je n’y voyais pas encore l’intérêt à cette époque. Je vais le sortir des cartons.
    De mon côté je lis le livre de John Gray qui s’appelle « Les enfants viennent du paradis ». C’est tout à fait pertinent ! Le livre a été écrit il y a plusieurs décennies donc je pense que ça doit être la base originelle de toute cette mouvance de parentalité positive.
    Finalement le but c’est plutôt de faire en sorte de ne pas être des parents maltraitants, que l’enfant ne soit pas maltraité. La bienveillance est un concept le plus flou. Et je pense que nous y tendons tous.

    As-tu à ce propos écouter l’émission de France Culture sur « Parentalité positive, nouvelle injonction éducative? » ? Une des conclusions était finalement que le « tuto », la méthode miracle, pour devenir parent n’existe pas.

    Après un point crucial qui me paraît être le centre de tout ça c’est de savoir donner un cadre à nos enfants pour qu’il puisse évoluer dedans. Être un peu comme un tuteur pour une plante. L’idée c’est de bien définir le cadre et les limites qu’on souhaite proposer dans sa famille et pour soi. Souvent, effectivement, notre seul modèle est celui de nos parents. C’est pour ça que je commence aussi à m’intéresser beaucoup à la psycho-généalogie. En effet, des fois, même si on n’est pas du tout proche de ses parents ou qu’on les a quitté etc. finalement on se retrouve à reproduire des schémas.

    Bref ce commentaire commence à être très (trop) long ! Je t’invite si cela t’intéresse à lire mon dernière article sur tout ce qu’on ne nous dit pas sur les quelques semaines qui suivent l’accouchement : https://lessentiel-des-parents.com/devenir-parent/ce-quon-ne-vous-a-jamais-dit-devenir-maman-et-papa

    Angèle

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