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lundi 24 juin 2019

Le premier jour du reste de notre vie.



Au moment où j'écris ces lignes, on est dimanche. Dimanche 23 juin 2019. Ça fait deux ans. Deux ans aujourd'hui qu'on a démarré une nouvelle vie. Et cette année, ça me colle une grande claque dans la figure, de réaliser ça. Depuis mon retour par ici il y a quelques temps, j'ai choisi de laisser libre court à mes envies d'écrire, à ma spontanéité (qui est bien plus présente et précise quand j'écris que quand j'essaie de parler !). Et comme ce weekend j'ai été dépassée par mes émotions, j'ai eu besoin de les laisser déborder sur mon clavier. Alors me voilà.



- LE PODCAST DE CET ARTICLE -









La première chose qui m'est passée par la tête vendredi, quand j'ai réalisé que c'était l'anniversaire de notre déménagement, c'est cette question assez basique : mais pourquoi l'année dernière je n'y ai pas pensé ? La réponse est bien simple : il y a un an, j'étais enceinte de 5 mois, on partait en Italie avec l'une de mes amies les plus proches. Je pensais valises, vacances, robes de grossesse, layette et chambre bébé... mon esprit fourmillait de projets en cours principalement centrés autour de ce petit dernier qu'on attendait tous les quatre avec impatience.

Cette année, c'est un peu différent. Bébé est dans nos bras depuis huit mois déjà, les vacances sont passées, et suite aux évènements compliqués de ces derniers mois, j'ai levé le pied et j'ai enfin appris à ne plus me surcharger de travail, pour mon bien et celui de ma famille. Voilà quelques paramètres qui, j'imagine, nous font un peu mieux réaliser ce cap des deux ans. Et je dis "nous" parce que mon mari aussi, m'en parle, de cet anniversaire un peu unique. Vendredi après-midi, il me disait "t'imagines ? Il y a deux ans tout pile, on était dans le van, on partait". Et depuis vendredi soir, on se repasse le film de ce voyage pas comme les autres. On revoit la pile de cartons qui grimpait jusqu'au plafond et les déménageurs les prendre un par un pour finalement boucler toute notre vie dans un immense camion. On regarde pour la centième fois la porte de nos voisins et amis Sylvie et Manu tout en sachant à quel point ils allaient nous manquer. On ressent les 38°C qu'il faisait quand on a refermé la porte de notre appartement alsacien pour la dernière fois, soulagés de se dire qu'on ne souffrirait plus de la fournaise que c'était chaque été. On se souvient d'avoir été tous serrés dans le van Volkswagen, Lou -  encore chiot -  coincée sous un siège pour se cacher et Wendy qui s'inquiétait pas plus que ça. On se dit que c'est fou, que notre petit deuxième avait à peine deux ans, qu'il était minuscule dans son siège auto avec ses petites guibolles qui en dépassaient à peine, et que voilà, il a quatre ans maintenant ! Et puis je n'oublierai jamais le dernier virage avant d'arriver devant cette maison qui serait bientôt mon chez-moi, mais que je n'avais encore jamais vue de mes propres yeux. Je n'oublierai jamais les palpitations de mon coeur quand je suis sortie du van et que j'ai découvert ses murs en briques rouges, sa porte blanche et son style irrésistiblement anglais.




Je ne sais pas très bien pourquoi, mais même si j'étais enthousiaste comme une enfant de 5 ans quand on a décidé de déménager au Royaume Uni, une partie de moi rationalisait ça de manière presque détachée. Une petite voix avait l'habitude de me souffler que c'était pas si exotique, que c'était pas l'Amérique du Sud non plus, que plein de français étaient expat' en Angleterre, qu'il n'y avait peut-être pas dans notre projet quelque chose de si exceptionnel que ça. Sauf qu'en fait, si. C'était fou ! Nous qui avions toujours au fond de nous cette peur tenace de l'inconnu, nous qui ne connaissions littéralement personne dans le Kent, qui avions deux enfants qui ne parlaient pas un mot d'anglais et qui allions au passage lâcher l'une de nos deux sources de revenus (à savoir l'entreprise de mon mari), on faisait quand même un pari fou, peu importe que d'autres l'aient fait avant nous ! Non seulement c'était une expédition au sens matériel du terme, parce que l'organisation de ce déménagement nous aura pris un an, mais émotionnellement parlant, c'était tous nos repères qu'on allait faire éclater et tout un quotidien à reconstruire. Et même si le changement, on sait que ça fait un bien dingue, ça n'en est pas moins impressionnant !



La vérité, c'est que ces trois jours de voyage, du 21 au 23 juin 2017, n'étaient ni plus ni moins qu'un voyage initiatique. Ces trois jours étaient un mélange de peur et de soulagement, d'appréhension et d'espoir. On venait de passer trois* années à Colmar, trois années en demi-teinte, qui nous ont globalement laissé un souvenir amer, parce que même si on a accueilli avec un bonheur intense un deuxième enfant sans qui on n'imaginerait pas notre famille, on a surtout lutté contre la santé fragile de notre aîné. Quand je repense à notre appartement en Alsace, ce qui me revient en premier ce n'est pas mon deuxième bébé, mais bien les nuits sans sommeil à veiller quand son grand-frère dépassait les 40°C de fièvre, aux bouffées de stress à chaque fois qu'il toussait parce que je savais que parfois il ne pouvait pas reprendre son souffle, à ces multiples reprises où on a dû appeler le SAMU ou l'emmener aux urgences.
* 3 et non pas 4 comme je l'ai dit dans le podcast, je sais plus compter sorry !

C'est vrai, on en garde globalement un souvenir plutôt négatif, de ces années-là. Notre vie en Alsace n'aura pas été simple, elle a été le théâtre de bien mauvaises expériences qu'on aimerait ne jamais avoir vécues. Mais c'est ça, aussi, la vie, pas vrai ? Tenir le coup même quand ça va pas, pour en ressortir plus fort et se surprendre des ressources qu'on peut avoir en soi. Alors même si mon coeur a une fâcheuse tendance à se remémorer ce qui m'a blessée, j'essaie de me focaliser sur les bénéfices qu'on en aura tiré. Parce qu'il y en a eu, et pas des moindres, à vrai dire.




D'abord, cette période de notre vie a encore plus fondé notre relation à Denis et moi. On a fait front ensemble sans jamais rien lâcher, soudés contre vents et marées. Et c'est dans les moments difficiles qu'on met à l'épreuve son amour, n'est-ce pas ? Notre couple s'en est sorti sans la moindre égratignure, bien au contraire.Vivre là-bas a aussi permis à Denis de prendre une distance saine avec la Haute-Savoie, où il était né. Lui qui autrefois ne s'imaginait pas pouvoir vivre ailleurs que là-bas, partir en Alsace lui a donné cette petite dose de témérité qui, quatre ans plus tard, lui a carrément permis de se lancer à mes côtés dans un projet d'expatriation. C'était une étape intermédiaire sans laquelle il n'aurait jamais osé déménager en Angleterre, alors évidemment que c'est du positif !




Il y a deux ans, sur ce Ferry direction Douvres, on quittait tout, mais en réalité, on quittait surtout beaucoup de mauvais souvenirs. On ne le savait pas encore, mais on voguait vers une nouvelle vie plus paisible, dans un environnement mille fois plus adapté à la santé de nos enfants, dans une ville si créative que je m'imprégnerais chaque jour de l'inspiration sans limite de ses ruelles. On ne le savait pas encore, mais on quittait une région où on s'était finalement toujours senti un peu isolés, pour en découvrir une autre où on serait si bien accueillis qu'on y trouverait des amis si bienveillants qu'ils deviendraient de véritables membres de notre famille. On ne le savait pas encore, mais cette petite ville du Kent dans laquelle je n'avais jamais mis les pieds, on finirait par s'y sentir si bien qu'on ne voudrait plus jamais avoir à déménager et qu'elle nous aura même donné l'envie folle de faire un troisième bébé.



Le 23 juin 2017, en fin de matinée, on était tous dans ce van qui roulait à gauche, à la sortie du ferry, le nez collé contre les vitres, la fleur au fusil. On est passé devant les petites maisons mitoyennes en briques rouges, devant les falaises blanches et à pic, on a roulé entre les collines verdoyantes pour finalement arriver à destination devant cette jolie maison qui deviendrait le cocon le plus douillet dans lequel on ait jamais vécu.




Et je crois qu'aujourd'hui, si je me suis mise à écrire sans plan, sans notes et sans idées précises à évoquer, c'est parce que j'ai soudain vu tout le chemin parcouru, j'ai comme enfin matérialisé l'impact incroyablement positif de ce changement radical de vie. D'une certaine manière, j'avais besoin tout simplement de tourner la page sur le passé pour qu'il ne me monte plus autant au coeur, pour me dire que c'était une étape, une étape pas évidente mais malgré tout une étape que je ne regretterai pour rien au monde car c'est elle qui nous a menés là où on est aujourd'hui.

Le 23 juin 2017, c'était il y a deux ans, et c'était sans conteste le premier jour du reste de notre vie.



Et toi ? Quelle date a marqué 

un tournant dans ta vie ?



Golden Wendy


23 commentaires:

  1. C'est très beau ton article, on voit que tu es en paix quand tu l'écris et on ressens vraiment que c'était une des meilleurs décisions que vous ayez pris =).

    Pour ma part les dates qui me viennent à l'esprit c'est d'abord fin septembre 2015, où on a fait le choix de quitter nos amis et nos familles pour partir vivre en Alsace.
    Ça a été dur mais en même temps ça a été un souffle nouveau qui était vital dans bien des domaines pour notre vie !!
    Malheureusement ça ne s'est pas déroulé comme je pensais. Et ce sentiment d'isolement dont tu décris, on l'a ressenti aussi et il est encore une partie la. D'où le fait qu'on envisage de quitter la région.
    Mais d'un autre côté ça a soudé notre couple. Ça nous a permis de nous construire nous, loin de la famille et de ses tracas.

    Et puis il y a eu la naissance de mon fils. Un bouleversement énorme. Qui m'a fait tellement évoluer. Qui m'a donné confiance en moi (même si parfois je doute encore d'être une bonne maman et de faire ce qu'il faut, mais bon c'est mieux comme ça ^-^).
    Il m'a, plutôt nous a tellement apporté ce petit bout ! Ça à cimenter notre couple la encore =).

    En tout cas ça fait chaud au coeur de lire ce que tu as écris

    Je vous souhaite encore tout pleins de bonheur à écrire dans votre vie anglaise ;-)

    Bises

    Bénédicte

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    1. Hello Bénédicte,

      C'est peut-être un peu trop indiscret donc ne te sens pas obligée de répondre évidemment, mais est-ce que cet isolement est dû à la mentalité des gens autour de vous en Alsace ? Parce qu'évidemment TOUS les alsaciens ne sont pas pareil et loin de moi l'idée de faire des généralités, il n'empêche que nous avons clairement remarqué qu'avec beaucoup de personnes là-bas, on n'avait pas trop d'opportunités de s'intégrer, on s'est toujours senti comme des outsiders (et on connaît pas mal de monde ayant vécu là-bas qui a ressenti ça aussi)... =/

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    2. oui tout à fait. Je trouve qu'ils sont assez chauvins, et que si tu n'es pas alsaciens tu es un peu laissé pour compte ^^.
      Et puis venant du nord, ayant l'habitude de l’accueil chaleureux des gens, autant te dire qu'ici on a été refroidi xD.
      Je ne me suis jamais sentie vraiment chez moi ici.
      Le seul truc qui me manquera d'Alsace, se sont les paysages magnifiques et être entourée de vignes ! =)

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  2. Coucou Melissa! Merci d'avoir partagé avec nous ce superbe souvenir ! C'est quand même pas rien de partir de son pays d'origine pour aller vers l'inconnu avec toute sa petite famille.

    Ça fait plaisir de voir à quel point vous vous sentez bien maintenant (et j'avoue que j'ai un bonheur à regarder tes stories remplies de magnifiques photos de votre ville :D).

    Je te souhaites que vos prochaines années à Folkestone soient pleines de bonheur, de projets et de jolies choses ;)

    Des bisous !

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    1. C'était pas rien c'est clair, et ça fait un choc de voir tout ce qui s'est passé dans notre vie depuis, aussi ! Merci beaucoup pour tes voeux ! =)

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  3. Très beau texte ! Mis à part les dates de naissances de mes enfants je n'ai pas vraiment de date qui a marqué un tournant dans ma vie mais j'avoue que votre expatriation me fait rêver. Je rêve d'aventure mais malheureusement la raison me retiens, comme tu là si bien dis l'inconnu me fais peur et avec 3 enfants, autant te dire, que ça cogite pas mal. En tout cas, je vous souhaite encore tout plein de bonheur dans votre si jolie ville.

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    1. Je sais bien que c'est pas évident mais parfois, se lancer dans l'aventure c'est comme "vivre enfin" ! Je te souhaite de démarrer une aventure en famille si c'est ce qui te fait rêver en tout cas =)

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  4. C'est un très bel article plein de sensibilité, pour ma part la date qui me viens en tête serait le 10 Septembre 2018 lorsque j'ai déménagé en Belgique, c'était la première fois que je vivais seule, je me suis redecouverte, j'ai appris à me débrouiller, à apprécier la solitude et lorsque je suis revenu en France pour des vacances je me suis rendu compte que j'avais beaucoup appris grâce à ce départ

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    1. Découvrir qu'on peut se "suffire à soi-même" ce doit être quelque chose ! Je pense que c'est super de savoir être bien quand on est seul et je t'envie, moi j'en suis incapable... Après deux ans passés ensemble presque H24 7/7, quand mon mari part 3h de la maison je perds tous mes repères ^^'

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  5. Coucou ma belle Melissa. Déjà 2 ans... Vous pouvez, toi et Denis, être fiers de votre parcours, de votre nouvelle vie. Fin Juin voilà 8 ans que j'ai déménagé en Italie, dans le Latium, à quelques km de Rome. J'avais 18 ans. Maintenant j'ai 26 ans, on a un bébé de 6 mois et je vais t'avouer la France me manque. Ici il y a peu de travail et on est si mal payé, pas de smic, des lois bizarres parfois même inventées... Bref! Ma maman "perd" les premières années de vie de sa petite fille. Pas facile... Mais malheureusement mon mari ne se sent pas prêt à tout abbandoné ici: son travail (qui est toutefois meilleur que le mien), sa famille, ses habitudes, sa vie...
    Plein de bonheur pour votre futur.
    Gros bisous à vous cinq. Et à bientôt.

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    1. Eh oui ! Deux ans ! 0_0

      Ton histoire est intéressante aussi dis donc ! Pas facile en effet quand deux cultures telles que les vôtres se mêlent et que l'équilibre de l'un ne va pas forcément de paire avec celui de l'autre. Mais votre bébé n'a que 6 mois, c'est encore tôt pour avoir de vrais repères, j'imagine. Laissez-vous du temps, je suis sûre que vous trouverez une solution qui conviendra à tout le monde =)

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  6. Quel joli souvenir. Je vous souhaite plein de jolies choses pour la suite de votre vie Anglaise ;)

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  7. Hello Melissa :) Dans ma vie, la date la plus importante à ce jour reste la naissance de mon bébé <3 Mais les aléas de la vie ont aussi fait que j'ai eu besoin d'un renouveau, et ce fut le cas le 14 novembre 2013 où j'ai été opérée d'un Bypass gastrique. C'est une opération lourde qui a nécessité un réapprentissage alimentaire complet. En 1 année j'ai perdu 60 kilos donc autant dire que j'ai perdu la moitié de moi-même, la plus détestable. Et depuis c'est un combat de tous les jours pour ne pas retomber dans mes jours sombres. Voilà voilà :) Des bisous !

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    1. C'est sûr que la naissance de nos enfants nous chamboule de A à Z, mais d'autres étapes comme mon déménagement ou ton opération forgent aussi notre personnalité et nous font avancer ! =) Merci pour ton témoignage !

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  8. Quel joli souvenir !
    Je n'ai encore pas pensé au jour qui a changé ma vie, c'est une bonne question à décortiquer ^^
    Peut-être bientôt, avec les résultats du bac même si je sais qu'au fond de moi le jour qui changera ma vie sera pour plus tard... Un mariage, un bébé, une nouvelle région ? Qui sait, ça pourrait même faire plusieurs jours Ahaha.
    Bisous

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    1. Je te souhaite de vivre plusieurs jours tels que ceux que tu évoques, ma jolie ! Bon courage pour le BAC !

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  9. Ho Melissa, tes mots font échos en moi, il y a 2 ans, ma vie allait changer aussi et je ne le savais pas... je vivais l enfer avec un pervers narcissique, j étais dans une situation où je ne voyais pas d'issue, je m m'etais résignée à vivre une vie en enfer. Et puis, ma vie a changé, j ai rencontré l amour de ma vie, je vis une vie magnifique, j'ai une chance incroyable et les années vécues, bien que douloureuses, sont derrière moi... alors je voulais te dire qu il suffit d un jour, un seul, et la vie peut changer... profite bien de ta petite famille 😘😘😘

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    1. Ton histoire est magnifique, bien que ses débuts aient été difficiles ! Comme quoi même quand on pense être dépourvue de solution, les choses peuvent changer et le soleil réapparaître =) Savoure bien ton bonheur retrouvé Madeline !

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  10. Super souvenir...
    Nous espérons aussi pouvoir quitter la France dans quelques temps pour changer radicalement de vie en partant s'installer en Asie. J'espère que tout ce passera bien :)

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  11. Coucou Mélissa,

    Ça y est je me lance, je t'écris mon premier commentaire ! Cela fait cinq ans que je te suis.
    J'écris car en ce moment même, je suis dans le train et je déménage de Strasbourg.
    Ton article me fait écho.
    Je pars a Montréal pour une durée indéterminée, je pars vers l'inconnu, je trace un nouveau sentier, j'ai peur, j'ai hâte...

    L'Alsace n'est pas un coin facile. Il ne m'a pas semblé évident de trouver mes marques, d'avoir un cercle d'amis, des activités culturelles en dehors de Strasbourg... Non, en Alsace les gens sont communautaires, ils restent entre eux et ont leurs coutumes...
    En même temps peut-on le leur reprocher ?

    Pour ma part, c'est un peuple qui m'a touché. Leur amour du vin, de la bière, de la bouffe, la fierté de leur langue et cette entre deux allemand qui permet d'avoir une autre vision du respect, de la nature et du déplacement (je parle notamment des parcs non clôturés, des pistes cyclables omniprésentes et d'une civilité a toutes épreuves).

    J'ai eu la chance de vivre a a strasbourg et de baigner dans un milieu international dans lequel certains alsaciens se mêlaient... C'est une expérience qui restera gravé dans mon cœur.

    Après les multiples voyages et déménagement que j'ai effectué, la leçon que j'ai tiré est la suivante : peu importe l'endroit dans lequel tu vis, ce qui compte c'est la proximité, l'enrichissement et le partage que tu retires des gens de ton entourage.

    Si tu as trouvé ça en Angleterre, grand bien vous fasse a toi et ta grande famille !

    Je te souhaite une bonne continuation.

    Bien à toi,

    Margot

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    1. Bonjour Margot et bienvenue parmi les commentaires, alors ! En espérant que ce ne soit pas le dernier ;-)

      J'aime ton analyse de l'Aslace, même si à te lire, Strasbourg semble plus accueillante que Colmar. Mais comme tu le dis, on ne peut pas reprocher aux locaux d'être attachés à leur culture, à leur histoire et à leur langue. Ce que je déplore en ce qui me concerne c'est plutôt leur côté globalement hermétique qui nous a fait nous sentir comme des outsiders impossibles à intégrer à leur cercle ^^'

      En Angleterre c'est très différent je dois dire, du moins ici à Folkestone ça a même été tout le contraire, ils sont presque fascinés par les français, trèèèèèès acueillants, et on s'est fait de nombreux amis en moins de deux alors qu'en Alsace ils se comptaient sur les doigts d'une main.

      A bientôt j'espère !

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