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jeudi 13 juin 2019

Acné, Roaccutane : je réponds à la vidéo d'Enjoyphoenix



Pas plus tard qu'hier, je suis tombée sur une vidéo de Marie, que la plupart connaissent sous le pseudo Enjoyphoenix. Une vidéo que je t'invite à consulter si ce n'est pas déjà fait, qui était consacrée à son acné mais pas seulement. Une vidéo qui a résonné en moi à de nombreuses reprises mais qui m’a aussi laissée parfois perplexe. Au delà du contenu pur et simple, j’ai été autant touchée par son histoire personnelle qu’ébahie face aux commentaires que j’ai pu lire en dessous. Si tu me suis depuis longtemps, tu sais que moi aussi j’ai été et suis encore touchée par l’acné, que ça fait plus de vingt ans que ça dure (rien que ça, oui, oui) et que mon expérience est un peu différente de la sienne mais pas moins éclairée. Donc forcément, en découvrant ce qu’elle a partagé, j’ai réagi - tantôt bien, tantôt mal. Je suis convaincue que mon témoignage et mon avis quant à sa vidéo pourraient peut-être bien apporter leur pierre à l’édifice, en particulier pour ces femmes de ma communauté qui sont confrontées à cette même problématique de l’acné hormonale. Alors plutôt que de marmonner en silence derrière mon écran, et comme ça fait belle lurette que je songe à te faire une update à ce sujet, je me suis dit qu’il était temps pour moi de te parler à nouveau de tout ça.




  • Mais de quoi on parle, au juste ?

Aujourd’hui, pas de méprise, ce dont je viens te parler, c’est d’acné d’adulte, de l’acné hormonale, celle qui persiste. Pas de l’acné qu’on se tape tous plus ou moins quand on est ado et qui finit par disparaitre, pas de l’acné qui va et vient à un instant T de ton cycle, pas on plus de l’acné qui débarque sur le visage quand on utilise de mauvais cosmétiques ou qu’on oublie un peu trop souvent de bien se démaquiller et de nettoyer sa peau.
Non non, je te parle de cette fichue acné qu’on qualifie d’hormonale parce qu’elle est directement liée à la fluctuation et/ou au déséquilibre des hormones, et que, surtout, cette acné-là, elle ne disparaît pas une fois l’adolescence loin derrière toi.




  • Mon histoire avec l’acné

On est en Juin 2019 au moment où je t’écris. Je vais bientôt avoir 29 ans, donc. Et j’ai commencé à avoir de l’acné à mes 6 ans. 6 ans pour avoir de l’acné, c’est tôt. 6 ans, c’est le CP. On est encore un peu un bébé, on sort de la maternelle, on est fragile, jeune, très jeune. On ne sait pas encore que les autres, petits et grands, peuvent nous regarder de travers parce qu’on a une peau un peu bizarre. C'est venu petit à petit, mais très jeune déjà, j’en avais sur le visage, sur les épaules, sur le buste, et dans le dos. Et je me souviens qu’au début, moi, personnellement, ça ne me gênait pas. Mes boutons n’étaient pas douloureux, ils étaient apparus petit à petit, ils étaient là, bon, d’accord, et puis ? Et puis petit à petit j’ai commencé à remarquer le regard des autres enfants à l’école et, surtout, un jour, ma propre mère a commencé à m’en parler souvent, de ces boutons. Elle, ça semblait l’inquiéter et elle me répétait assez souvent qu’il fallait qu’on trouve une solution. Je me rappelle lui avoir dit « Mais je comprends pas ? C’est quoi qui va pas ? ». Et là, elle m’a approchée d’un miroir et m’a dit de regarder de plus près. Elle m’a « montré » mon acné. Et pour la première fois, j’ai « vu » ces boutons. La seconde suivante, je les trouvais disgracieux. Ca me semble important de le raconter, ça. Je n’en veux pas à ma mère. Je la comprends et peut-être que j’aurais fait pareil à sa place. Une gamine de 6 ans avec de l’acné, en tant que maman ça m’aurait sans doute inquiétée moi aussi. Mais ce que je veux pointer du doigt, c’est que je n’ai pas été la première à trouver ça moche. En réalité ce sont les AUTRES qui m’ont appris à me sentir mal dans ma peau, au propre et au figuré ! Comme un million de caractéristiques physiques, ce n’était pas forcément quelque chose qui me dérangeait moi, mais ça l’est devenu en un rien de temps parce que les autres percevaient l’acné comme repoussant. D’ailleurs Marie l’a très justement exprimé dans sa vidéo : les gens ont très souvent tendance à balancer sans réfléchir que les personnes acnéiques sont sales, qu’elles ont une mauvaise hygiène. Sauf que c’est une maladie. Et que c’est révoltant en 2019 de s’entendre dire encore que si notre peau présente des boutons ou des cicatrices, c’est parce qu’on est pas fichue de se laver correctement.

J’en reviens à mon histoire personnelle, entre mes six ans et maintenant, j’en ai vue des vertes et des pas mûres, l’acné m’en a fait baver. Pendant une éternité, comme Marie, j’avais la peau granuleuse et de gros kystes douloureux qui, si j’avais le malheur d’y toucher, me laissaient des cicatrices violacées bien visibles, à une époque de ma vie ou je ne savais même pas ce qu’était le fond de teint. Arrivée au collège, on s’est de plus en plus moqué de moi, je me souviens même m’être fait taper brutalement dans un couloir parce que j’étais « moche ». L’adolescence et ce mal-être généré par les commentaires quotidiens de mes camarades de classe m’ont rendue extrêmement complexée par mon acné. Loin de mon indifférence des débuts, je suis devenue obsédée par ma peau que j’ai commencé à haïr au plus profond de moi. Je me suis trouvée laide au possible, et ça a été le début de longues années de galère.



  • Moi aussi j’ai tout essayé.

Ma mère m’a emmenée chez le généraliste plusieurs fois, puis chez le dermatologue. Du collège aux premières années de vie commune avec mon mari, j’ai testé une multitude de traitements. Là où je rejoins les propos de Marie, c’est le fait qu’on voit chaque jour fleurir des routines anti-acné chez toutes les marques, alors qu’avec les années, j’ai bien compris qu’aucune routine cosmétique n’a le pouvoir de changer la condition de ma peau. Sans parler des accroches abominables qui prétendent « Purifier la peau », sous-entendant qu’une peau acnéique est une peau « impure ». T’as raison tiens, c’est vrai qu’on nous enfonce déjà pas assez quant on a de l’acné, autant nous rappeler tous les matins sur notre tube de crème que notre peau c’est plus hiroshima que photoshop, c’est toujours agréable.




Du Zinc à la bardane en passant par les crèmes antibiotiques, les routines de soin La Roche Posay, Avène et j’en passe (les routines de dermocosmétique, au collège je connaissais déjà par coeur) mais aussi la fameuse pilule Diane 35, les soins en institut, le changement d’alimentation, l’homéopathie, le microkiné, l’acupuncteur et même… le psy, j’ai tout essayé. Oui parce que pour en revenir à la vidéo de Marie, la théorie psychosomatique, on me l’a servie très tôt et avec beaucoup de conviction. Soit disant que j’étais traumatisée par le divorce de mes parents et que c’était la cause de mon acné. Je me souviens d’ailleurs très bien de ces fois où ma grand-mère me regardait avec pitié avant de me dire « Oh, ça va pas ta peau, t’as des soucis, t’es toute stressée, toi… ». Ahem. Sauf que non. J’ai dû attendre d’avoir 26 ans pour l’apprendre, mais même si mon histoire familiale est loin d’être simple, mon acné ne venait pas de là. Mais les gens, que se soient dans les commentaires sous la vidéo de Marie ou dans mon entourage plus ou moins proche, s’érigent encore et toujours en spécialistes à grand renfort de pseudo « méthodes », en particulier quand on leur a rien demandé. Pas sûre que ça changera, malheureusement.





  • Le Roaccutane

Marie ne l’a pas pris. Moi si. Quand je dis que j’ai tout essayé, eh bien, ça aussi. Et je regrette.

Mais c'est quoi, au fait ? Roaccutane /Curacné ou Accutane aux US, c’est le nom « commercial » de l’isotrétinoïne, une molécule. Il s’agit donc d’un médicament, dont je ne remets absolument pas en question l’efficacité, puisque pour l’avoir pris, je l’ai vu agir, et je sais à quel point il est redoutablement efficace.

L’isotrétinoïne, c’est un dérivé de la vitamine A, dont il existe plusieurs formes (rétinol, rétinal, trétinoïne et rétinyl phosphate). Pour faire court sans entrer dans une thèse non plus, prendre un traitement par isotrétinoïne, ça revient à prendre une dose anormalement élevée d’une de forme de vitamine A (la rétinoïde, en l’occurence). Cette dose - plus ou moins balèze selon la prescription - va, concrètement, créer un déséquilibre avec les autres formes de vitamine A déjà présentes dans l’organisme, que certains organes (comme le foie) ne sont pas disposés à supporter. Alors c’est pas drôle, certes, mais c’est un fait : quand on prend ce médicament, le niveau de toxicité de l’organisme augmente considérablement. Je m’arrête là pour la minute scientifique, si ça t’intéresse de creuser le sujet, demande à Google ou à un médecin honnête.

Bref, harcelée à l’école pour mon acné pendant mes années collèges, je ne supportais plus ni mon reflet ni les commentaires et autres moqueries de mes camarades. Peu importe quel était le prix à payer, l’ado que j’étais voulait se débarrasser de cette acné qui lui pourrissait la vie. Vraiment, j’étais prête à tout, même si je savais que c’était risqué. Quand Marie refuse de prendre ce traitement « miracle » qu’est le Roaccutane, moi j’ai supplié pour l’avoir. Et je l’ai eu. Je l’ai pris quelques mois, ça a été véritablement « miraculeux », ça a rendu ma peau magnifique, dépourvue de kystes, de boutons blancs et de points noirs. Plus rien. La renaissance. Oh, la pilule que j’étais obligée de prendre même si j’étais loin d’être sexuellement active ? Bah, tant pis. Oui, bon, elle m’a fait prendre beaucoup de poids et on me le faisait aussi remarquer, mais je trouvais ça moins grave que l’acné. Les tests de grossesse tous les mois ? Oui, c’était pas drôle, cette prise de sang j’avais jamais envie de la faire, mais bon… Mon humeur totalement à fleur de peau ? Bah, quel rapport avec ça au juste ? J’étais tellement jeune et soulagée de m’être débarrassée de mon acné que je me suis complètement voilé la face sur tous ce qui accompagnait ce traitement.

Mais les effets secondaires, je les avais : d’abord, j’ai eu la peau très sèche et lèvres très, trèèèès gercées qui n’ont d’ailleurs jamais retrouvé leur hydratation. Dix ans environ après la dernière dose de Roaccutane, j’ai toujours besoin de me badigeonner les lèvres de baume à peu près toutes les heures. Si j’oublie d’en mettre, ça me tiraille tellement que ça peut m’empêcher de dormir, c’est une sensation d’inconfort permanent. Mais ça tu me diras, c’est pas la fin du monde, si ? Bein j’ai un peu envie de te dire que si ce médicament est capable de flinguer tes lèvres définitivement, c’est quand même pas le truc le plus inoffensif qui soit. Sauf qu’à cela, j’ai aussi et surtout connu les insomnies, la hausse de mon mauvais cholestérol, la dépression et les pensées suicidaires. Je n’en ai jamais parlé ouvertement jusque là, et pourtant, c’était bien le cas. D’ailleurs c’est un sentiment étrange que j’ai eu besoin d’évacuer dans mes deux premiers romans qui sont LOIN d’être autobiographiques, mais dans lesquels l’héroïne, Judy, doit jongler avec une envie quasi-perpétuelle d’en finir, sans pour autant passer à l’acte. Ces pensées, j’ai cohabité avec pendant toute la durée de ce traitement qui affectait sans le moindre doute mes émotions à une période de ma vie déjà pas évidente, à savoir l’adolescence. Et ça a duré des années comme ça. Pourquoi des années au fait ? Oui parce que j’ai pris ce médicament pour la première fois quand j’avais 13 ou 14 ans, je ne me souviens plus très bien, mais j’en ai pris pour la dernière fois l’année de mes 19 ans. Hein ? Mais oui, tu as bien lu. Ce traitement qu’on est pas sensé prendre plus de quelques mois à une année dans les cas les plus complexes, je l’ai pris plusieurs fois. Pourquoi au juste ? Je me pose toujours la question, parce que ce sont pourtant PLUSIEURS médecins qui me l’ont prescrit (généralistes et dermatos) et ils étaient donc censés savoir que ce médicament ne devait pas être prescrit trop longtemps. Sauf que, étrange, mon acné revenait systématiquement quelques mois après avoir stoppé la prise des médicaments.
Alors comme ils trouvaient ça bizarre que ça n’ait pas marché définitivement alors que ce truc-là en théorie te dégomme l’acné pour de bon, bein ils m’en ont redonné. Encore. Et encore. Et encore. Mais ça récidivait, à chaque fois. Personne n'a jamais pensé à m'envoyer voir un gynéco ou un endocrinologue. Et puis un jour j’ai dit stop de moi-même, trop effrayée à l’idée de subir les effets secondaires indéfiniment. Et je me dis aujourd’hui qu’il était temps ! J’en ai pris beaucoup trop et beaucoup trop longtemps, j’en suis intimement convaincue, d’autant plus que connaissant désormais la raison de mon acné, je sais aussi pourquoi ce traitement ne pouvait pas fonctionner sur moi, puisque, comme Marie apparement, j’ai le Syndrome des Ovaires Polykystiques, communément appelé SOPK. Je peux donc te dire que je regrette profondément avec le recul d’avoir pris ça.

Je suis convaincue que, de manière générale, le Roaccutane, c’est mauvais pour le foie, les reins, les glandes surrénales, le système lymphatique, le système hormonal et même la thyroïde. Sans parler des malformations graves du foetus si une grossesse survient pendant le traitement ou carrément les fausses couches. Ce n’est pas du tout un traitement à prendre à la légère quand on est une femme - concrètement si on est un homme la donne change beaucoup même si ça reste néfaste pour l’organisme. Alors, théorie du complot, comme le suggère Marie ? J’irai pas spécialement jusque là, en ce qui me concerne je trouve ça peut être un peu tiré par les cheveux. Cela dit ce qui est amusant, c’est que suite à un commentaire que j’avais laissé sous la photo Instagram de Marie, j’ai reçu un mail le lendemain d’une grande marque de dermocosmétique qui voulait m’envoyer une routine complète pour que j’en parle à ma communauté… Alors, complot peut-être pas, mais business, à n’en pas douter.



  • Bouuuuuh elle diabolise !

Roaccutane, ça marche. C’est un médicament. Je l’ai pris, je l’ai vu agir. Mais pour autant, je pense par expérience qu’il est donné à trop de monde. Je pense qu’avant de le prescrire, la moindre des choses serait, pour les femmes et les jeunes filles, de commencer par une échographie des ovaires, pour déceler un potentiel SOPK, déjà. Ca prend 5min à diagnostiquer, mais si on me l’avait fait avant de me coller le Roaccutane, bein je n’aurais pas eu à prendre un traitement qui n’était pas capable de SOIGNER définitivement mon acné. Alors vraiment j’insiste, je ne dis pas que ça ne fonctionne pas ! Oui ça change des vies, oui ça marche vite et bien et ça peut même être définitif pour certains, mais attention, si ton acné est due à un déséquilibre hormonal, c’est un traitement qui traite les symptômes, pas qui soigne la CAUSE. Je me répète mais mon acné est toujours revenue car ça ne traite que les symptômes quand on a un SOPK. Si ça se trouve d’ailleurs, comme ce traitement peut s’avérer néfaste pour le système hormonal et la thyroïde, en fin de compte en traitant provisoirement les symptômes de mon SOPK il l’a peut-être même aggravé… on ne le saura jamais.

Avant de poursuivre, si tu es tenté de me servir un discours comme quoi j’exagère, je diabolise ou autre chose dans le genre et/ou de t’insurger dans les commentaires (ce qui arrive invariablement sur YouTube même si je sais que sur le blog ce sera beaucoup plus posé, argumenté et réfléchi), je t’invite à faire une pause et à commencer par aller lire la notice de ce médicament. Pas des articles ou des vidéos engagés et subjectives, non non, juste la NOTICE. Si vraiment après ça tu reste convaincue que prendre ce traitement n’a pas tant de conséquences que ça, ma foi… c’est toi qui vois.



  • Au sujet des risques pendant la grossesse

Il faut savoir que selon la notice  « ce médicament peut provoquer des malformations graves pour l'enfant à naître si vous êtes enceinte pendant le traitement ou dans le mois qui suit le traitement. ». Quelques mois après notre mariage, comme avec Denis on souhaitait avoir des enfants plus tard et que je prenais encore Roaccutane à faible dose mais en ayant pleinement conscience des conséquences désastreuses qu’il pouvait avoir sur un foetus (voir les schémas de bébés-aliens bien flippants sur la notice), j’en ai parlé avec mon médecin généraliste qui a bien froncé les sourcils. Il m’a dit que cette molécule se stocke dans les tissus adipeux (la graisse qu’on a dans le corps), ce qui le rend très long à totalement déloger, d’où le fait que même en stoppant le traitement ma peau soit restée nickel pendant quelques mois encore. Il m’a donc dit que la recommandation de la notice d’attendre 1 mois était trop light selon lui, et m’a conseillé d’attendre au moins 6 mois avant de lancer une grossesse et même 1 an pour plus de sécurité. Je peux te dire que ça nous a bien fait cogiter avec mon mari. Au final pour cette raison et d’autres plus personnelles, j’ai attendu 3 ans pour commencer les essais bébé. Au moins une chose que je ne regrette pas.




  • Des effets irréfutables mais temporaires

Pour ma part je pense que c’est extrêmement courageux de la part de Marie de refuser catégoriquement de prendre ce médicament contre l’avis général, d’autant plus que si elle souffre de SOPK comme elle l’a évoqué, ça ne marchera jamais sur le long terme et son acné, comme la mienne, réapparaîtrait quelques mois après l’arrêt du traitement. J’ai lu une quantité folle de commentaires lui disant qu’elle ne peut pas parler de ça parce qu’elle n’a pas essayé, que ça a « sauvé » leur peau, que c’est « le seul traitement pour traiter l’acné »… Super si ça a marché pour vous mais ça ne garantit en aucune façon un résultat identique pour une autre personne ! Je ne pense pas que ce soient des mensonges, mais ces personnes n’ont pas forcément attendu la fin de leur traitement pour faire leur bilan (et sont potentiellement encore sous le charme de leur peau parfaite sans avoir assez de recul pour comprendre ce qu’elles ont ingéré…) et surtout, elles oublient complètement que sur une acné hormonale causée par un SOPK, ça n’aura que des effets TEMPORAIRES. Vraiment, c’est désolant de voir que tout le monde y va encore de son commentaire en prêchant les bénéfices extraordinaires de ce médicament sans se demander si leur situation est véritablement identique et en minimisant donc l’impact qu’il peut avoir sur l’organisme !



Je crois que le plus « drôle » ce sont encore les HOMMES qui se permettent de dire que Marie raconte n’importe quoi. Ce commentaire sur Twitter en particulier m’a vraiment laissée sans voix : prendre Roaccutane quand on est un mec c’est absolument INCOMPARABLE à un traitement chez une femme, nom d’un chien !



  • Le SOPK

En 2016 j’ai donc moi aussi appris, suite à une échographie, que j’avais le fameux SOPK. Je n’ai pas eu de mal à comprendre assez rapidement que c’est sans doute génétique en ce qui me concerne, puisque bon nombre de femmes dans ma famille paternelle présentent les symptômes s’y rapportant. Quant à savoir ce qui cause ça chez nous, c'est encore assez mystérieux et de nombreuses théories se bousculent. Chez moi, le plus gros symptôme c’est le charmant package acné et cheveux qui graissent à la vitesse de l'éclair que je me coltine toujours aujourd’hui, même s’il y a eu du mieux et que le temps passant, ça s’atténue un peu. Je t’en avais déjà parlé, en apprenant ça, j’ai fini par prendre la pilule Minerva associée à de la cyprotérone. J’ai donc traité mon acné en traitant mes hormones. Là aussi, de nouveau : peau parfaite, plus de peau granuleuse, le rêve. Mon gynéco et mon dermato m’avaient dit que j’aurai sans doute à prendre ça toute ma vie, mais que c’était totalement sans risque, tranquille Emile. Beaucoup trop enthousiaste d’avoir trouvé ce que je pensais être « la solution », j’ai d’ailleurs publié un article puis une vidéo à ce sujet que j’ai depuis supprimés tant je regrette de vous en avoir parlé alors que le prix à payer, là encore, peut-être dramatique ! Je vous présente d’ailleurs mes plus plates excuses pour ça… Constatant que j’avais pris 10kg avec ce traitement, j’ai fini par me poser les bonnes questions et je l’ai stoppé. J’en ai fait une vidéo que je t’invite à consulter (lien juste ici) car je ne veux absolument pas encourager qui que ce soit à prendre le même traitement… Je vais m’en tenir à ça pour le SOPK pour aujourd’hui car il mérite lui aussi que je vous en parle en détail et vous explique comment j’ai pu avoir mes 3 enfants malgré ça. Il y a des choses à dire, crois-moi, à ce propos et à celui de la pilule, aussi, tiens. Promis je reviens en parler dès que possible.



  • Ma peau, aujourd’hui

Je vais avoir 29 ans tout bientôt. J’ai toujours de l’acné. Elle est allée et venue au gré de mes grossesses et de mes allaitements, et comme j’ai trois enfants, ça a beaucoup fluctué ces dernières années. En ce moment, tu le vois sur ces photos prises pour ce post, comme j'allaite je suis à demi-épargnée, je n'en ai pas énormément, quelques boutons par ci, par là, dans le dos et sur le buste surtout, et le grain de peau très rugueux sur le visage et les pores un peu plus dilatés que la moyenne. Je sais toutefois qu'une fois bébé sevré, ça va probablement empirer, c'est ce qui s'est passé les deux fois précédentes en tout cas. C’est un fait, mis à part quand je suis enceinte et que ma peau est parfaite et radieuse, j’ai de l’acné. Moins qu’il y a dix ans, mais quand même assez pour qu’elle me gêne beaucoup parfois. Ma peau est granuleuse, j’ai encore souvent des boutons voire même de gros kystes qui se situent souvent dans le dos ou sur le buste, c'est disgracieux.




Mais paradoxalement plus le temps passe plus j’arrive à vivre avec et mon acné est beaucoup plus discrète qu’elle ne l’était il y a dix ans, sans doute parce que j’ai vieilli un peu, mais aussi parce que j’ai fait pas mal de ménage dans mon mode de vie. J’ai une routine de soin 100% naturelle mais pas forcément destinée à l’acné, surtout pas asséchante. Je me maquille assez peu, j’ai de bien meilleures habitudes qu’auparavant, je consomme bio autant que faire se peut, mon alimentation est beaucoup plus saine et je mange de moins en moins de viande. Tout cela cumulé semble calmer un peu mon SOPK et donc, par extension, mon acné. Je cohabite beaucoup mieux avec ma peau, désormais.




  • Mes réserves quant à la vidéo d’Enjoyphoenix

Ce que je déplore dans la vidéo de Marie que j’ai globalement trouvée pertinente, c’est par contre le coup du naturopathe. Ce retournement de situation en fin de vidéo m’a pas mal surprise puisqu’elle disait quelques minutes à peine avant qu’on lui avait diagnostiqué un SOPK, et tout à coup, pouf ! Un type lui dit que c’est psychosomatique alors du coup exit le SOPK. Je n’ai pas compris, perso. Je ne pense pas que la piste des émotions soit inutile, car le SOPK n’est pas soignable en soi aux dernières nouvelles, et que si on veut trouver un moyen d’en apaiser les symptômes, la piste psychologique peut être à tenter. A moins que j’aie vraiment mal compris, je trouve ça un peu aberrant d’avoir comme balayé ce diagnostic pour ensuite vanter les mérites d’un traitement par les huiles essentielles sur lequel elle n’a pas encore de recul. Je veux dire, on parle de Enjoyphoenix, là, et donc des millions de jeunes filles un peu ou beaucoup désespérées qui vont vouloir faire comme elle. Un coup d’oeil dans les commentaires et mes craintes ont été confirmées : on ne compte plus les personnes qui se sont mises à lui réclamer le nom de ce « médecin » énergéticien / magnétiseur ou je ne sais quoi… AHEM. Présenter de ce type d’approche comme de la médecine alors que ce n’est pas le cas, c’est très maladroit et ça peut vraiment porter à confusion, surtout auprès des milliers de gens qui lui font confiance sans forcément creuser le sujet. Pour le coup vu l’influence qu’elle a sur sa communauté, je pense qu’elle aurait pu se contenter de dire qu’elle explorait à présent la piste psy pour apaiser ses traumatismes, sans entrer dans les détails.



  • En résumé

Après avoir écrit tout ça je me dis qu'en fin de compte c'est presque plus à ses détracteurs qu'à Marie que j'avais envie de répondre. Je lui souhaite bien du courage pour affronter la plus de commentaires tantôt complètement aberrants, tantôt irrespectueux de son choix. Pour ma part je tenais surtout à lui dire un immense bravo d’avoir eu le courage de faire cette vidéo. Même si son approche finale à grand renfort de naturopathie m’a mise très mal à l’aise, je pense que c’est super qu’elle ait pris le temps de publier une vidéo sur ce thème parce que fondamentalement ça invite les gens qui n’ont pas d’acné à mieux comprendre ceux qui en ont et à peut-être les regarder autrement. Probablement que ça lui permettra aussi de se sentir plus à l’aise au sujet de son acné dans le futur, parce qu’elle est jolie, peu importe sa peau. Je pense surtout que cette vidéo, malgré ses défauts, aura permis aux gens de réagir, comme je viens de le faire, et, je l'espère, de se poser les bonnes questions à ce sujet.


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Et toi ? Tu en as pensé quoi, de cette vidéo ?






- LE PODCAST DE CET ARTICLE -




Golden Wendy

17 commentaires:

  1. Merci pour cet article. Je suis moi-même atteinte de SOPK mais pas d'acné. A vrai dire je préférerais avoir de l'acné que de l'hirsutisme. L'arcticle concernant la grossesse m'intéresse grandement. 28 ans, 7 ans sans contraceptif et rien. Je n'ai pas encore entrepris de traitement, ça me fait un peu peur.

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  2. Moi aussi j'ai fait 3 cures de roaccutane entre mes 14 ans et mes 20 ans et je le regrette aujourd'hui à cause des effets secondaires qui persistent. De plus j'ai toujours une légère acné à 27 ans mais on ne m'a jamais diagnostique de SOPK. Je suis actuellement enceinte de mon premier enfant, on verra comment est ma peau en post-grossesse...

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  3. Merci pour cet article (que j'ai lu au lieu de l'écouter, tu devrais mettre le lien du podcast en-haut de l'article, car j'aime bien t'écouter et j'ai réaliser à la fin que c'était enregistré aussi).
    Bref, je suis également SOPK. Adolescente, et jusqu'à mon désir d'enfant, j'ai pris la pilule Diane35 qui agissait à la perfection sur moi. A son arrêt, j'ai eu le droit à quelques traitements pour arriver à tomber enceinte et depuis... plus rien. J'allaite toujours, et j'avoue avoir peur de revoir mon acné revenir (même si j'ai la chance qu'elle soit principalement localisée dans le dos, plus facile à camoufler).

    Je serai ravie d'écouter/lire un article sur "comment tu as eu tes 3 enfants", as-tu dû être aidée par la médecine?

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    1. Je te rejoins au sujet du lien pour le podcast...

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  4. Coucou Melissa,
    Je ne suis pas encore allée voir la vidéo de Marie mais j'ai jeté un œil aux commentaires et comme toi, j'ai été ebahie de ce qu'on peut lire.
    Également atteinte de sopk, avec en bagage l'acné, l'hyperpilosite (glamour bonjour...) et les soucis de fertilité, j'ai moi aussi très mal vécu mon acné. Alors finalement je l'ai mieux vécu ado qu'adulte, car ado, on est quand même pas mal à en baver, ça tient compagnie. Adulte, c'est déjà plus compliqué... Surtout que, un peu comme toi, j'avais ma mère qui me faisait régulièrement remarquer que "olala tu as beaucoup de boutons en ce moment" ah bon ? Sans blague ?... Et bonjour la "honte" quand tu vas passer des entretiens d'embauche par exemple. J'avais l'impression qu'on regardait que mes boutons h24. Heureusement je n'ai pas pris roaccutane car même si le diagnostic de sopk a été posé bien plus tard, on m'a quand même envoyée chez une endocrinologue (merci l'hyperpilosite qui a mis la puce à l'oreille de mon médecin...). Bon j'en suis quand même ressortie avec Diane 35 que j'ai pris quasi 10 ans et la cyproterone avec. C'est quand j'ai commencé les études de pharma que j'ai pris conscience de ce qu'était vraiment ce double traitement et que j'ai voulu arrêter. Mais pour avoir donc bosser en pharmacie, j'en ai vu passer des ados avec leur ordo de roaccutane, certains qui en ont pris des mois et des mois. Alors oui parfois ça marche, mais en effet, si c'est hormonal, c'est mettre un pansement sur une jambe de bois en se bousillant le reste de l'organisme. Malheureusement pour encore trop de médecins, un ado avec de l'acné, ya une solution donc on prescrit et hop, patient suivant, après tout, ce ne sont "que" des boutons...
    En tout cas, je suis contente de voir qu'on entend de plus en plus parler de cet acné adulte hormonal, on se sent moins seul...
    Alors je ne viens pas la bouche en cœur avec un traitement miracle, mais pour ma part, la lotion Deboutonnez-moi de chez Indemne avait fait des miracles sur ma peau, et c'est un produit bonne compo. Je l'utilisais en cure et je réussissais à plutôt bien canaliser mon acné. Pour le moment je bénéficie encore des effets de ma grossesse donc j'attends de voir quand mon acné va se réveiller....

    Bon courage en tout cas !

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  5. Coucou Melissa,

    Je suis entièrement d'accord avec toi. Bon, je n'ai absolument pas regardé les commentaires, par ce que perso, les "mon expérience est la vérité absolu, et toi tu n'y connais rien" m'énerve. Donc je préfère largement éviter de m'énerver sur les abrutis.
    Je suis choquée par le fait qu'on t'ai prescrit pendant si longtemps roacutane. Perso, mon acné, qui a eu la gentillesse de revenir, malgré le traitement à la bardane, qui a quand même largement diminué le tout, commence à me poser des questions sur l'origine. La dernière fois, et la seule où j'ai vu un dermatologue, j'avais pris rendez-vous suite à une poussée d'acné 1 an après l'arrêt de la pilule. Entre temps, j'ai testé la Bardane, ce qui me l'a largement calmé. Forcément, tu te rends chez la dermato avec 3 boutons, limite tu as exagéré. Elle m'a sortie que mon acné était hormonale, suite à l'arrêt de la pilule (1 an après quand même), mais que j'en avais pas assez pour prendre Roacutane. Traitement dont j'avais entendu parlé pour sa contreverse. Autant te dire que j'ai plutôt tiré la tronche. Elle m'a donc mis un traitement antibiotique, et un traitement qui m'a littéralement brulé la peau. J'étais contente! Mais surtout, ça c'est confirmé qu'elle était nulle, puisque j'avais le même traitement antiobiotique que mon frère qui lui a une rosacée... Bref. Reste que je vais voir pour trouver un bon gynéco, qui ne risque pas de me prendre de haut, comme celle que j'ai eu pendant 3 ans... Qui d'ailleurs m'a littéralement agressé en m'examinant par ce qu'elle était en retard. Bref.
    J'ai aussi tiqué sur la fin de la vidéo de Marie. Je pense que bien qu'elle ait mis un nom sur la maladie, elle espère encore qu'elle puisse régler son problème d'acné. Perso, je pense que la personne qu'elle va voir n'est soit pas très honnête, soit manque d'information sur la maladie. Enfin, quand au fait qu'elle "conseille" plus ou moins ce traitement, (elle souligne quand même que ça fait juste une semaine, et qu'elle donnera plus d'information au fil des semaines), je pense qu'à un moment donné, c'est aussi la responsabilité des parents de ne pas plonger tête baissé dans les vidéos youtubes. Quand aux adultes, ma fois, on ne peut pas y faire grand chose s'ils préfèrent suivre un avis une semaine après le début du traitement, sans recul de la part de Marie. Et puis, elle est jeune, tout juste 24 ans. Bien que j'apprécie beaucoup son évolution à l'heure actuelle, elle fait encore je pense des erreurs qui se comprennent (mais que je ne cautionne pas).
    Concernant ce que tu dis niveau alimentaire et soin beauté, je suis sur la même voie que toi: je diminue grandement ma consommation de viande (et de charcuterie), je mange bio (merci l'amap à côté de chez moi), et surtout j'ai arrêté les soins spéciaux contre l'acné, même les soins pour traitement localisé, et j'ai beaucoup moins de cicatrices. Ou tout du moins, beaucoup moins prononcé. Bref, les conseils que l'on peut lire à droite et gauche, mouais, certes ça marche chez certains, mais pas chez tout le monde. Reste plus qu'à accepter son acné, ça fera déjà une partie du chemin...

    Belle journée à toi,
    Bisous,
    Lauriane
    PS: j'aime beaucoup pouvoir t'écouter en podcast, c'est très agréable.

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  6. En ce qui me concerne après 7 ans d’acné, ma dermato tentant de repousser le moment où je prendrais roaccutane (oui c’est une dermato géniale), à 19 ans et demi j’ai commencé le traitement après avoir testé Tetralysal deux fois sans succès et autre crèmes et gel. J’avais une peau terne, je n’ai jamais eu trop de mal à aller en cours à cause des boutons et cicatrices mais j’en sautais absolument pas de joie. Au vu de l’analyse de ma situation ma dermato a enfin accepté de me le prescrire et là ça va, peut-être parce que ma dose est petite je n’ai pas tant d’effets secondaires que ça, des lèvres gercées (je vivais déjà pas sans baume à lèvres avant) et une cicatrisation des plaies très lente (ça c’est pénible, en lien avec ce dont je parle à la fin) je crois c’est tout. Je n’encourage personne à le prendre je partage uniquement ma petite expérience et bien évidemment je n’ai aucune idée des effets à l’arrêt du traitement. Au niveau du visage c’est assez net, niveau buste et épaules ça va ça vient mais beaucoup moins qu’avant... Par contre quelque chose qui me dérange énormément c’est sur mes jambes, depuis 4 ans je pense, j’ai des boutons sur les jambes et on m’a dit que c’est possiblement à cause du rasage, ma dermato dit que c’est à cause des pantalons trop serrés, du coup on en est à la deuxième année consécutive où j’ai honte de me mettre en short à cause des cicatrices/tâches et lésions cutanées et visiblement le traitement n’a pas d’effets dessus puis je ne sais pas ce qui les cause réellement. Chacun son petit problème impossible à résoudre...

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  7. Coucou Mélissa !

    On est en 2019 mais des gens qui se croient les rois du monde face à leur écran et pensent pouvoir révolutionner la vie des gens qui ont des soucis il y en a de plus en plus...

    En ce qui me concerne je ne suis pas atteinte du SOPK mais d'hyper œstrogénie. Ce n'est pas très connu mais c'est une quantité trop importante d'œstrogènes produit par les ovaires et qui entraîne plein d'effets secondaires comme acné, irritabilité, dépression, douleurs dans le dos et la poitrine. En fait c'est le syndrome prémenstruel mais toute l'année. J'ai compris (un peu tardivement) qu'aucun traitement ne pourra "me soigner". Certaines fois j'ai des mini périodes d'accalmie alors j'en profite. J'utilise juste un peu d'huile essentielle de lavande fine pour tenter d'atténuer mes cicatrices.

    Je te souhaite beaucoup de courage pour gérer ton quotidien de super Mélissa et super maman à la fois ;)

    Des bisous !

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  8. Bonjour Mélissa!
    Déjà bravo pour l'article et son détail. Ma pause de cet aores8n'a pas suffit et j'ai du m'y remettre en rentrant.
    Alors Ici, de l'acnée bien sévère toute on adolescence. J'ai pris du roacutane l'année de mes 18 ans. On dermato ne voulait pas le donner avant. Il trouvait traumatique les tests de grossesse mensuels pour une trop jeune fille.
    Le roacutane m'a un peu abîmé la peau ais ça va. Elle est restée sèche une petite dizaine d'année je dirais.
    Le retour de l'acnée s'est fait il y environ 3 ans, après ma seconde. Des kystes surtout et la peau granuleuse.
    J'ai essayé le naturel en vain... depuis une bonne année, j'ai une crème antibiotique (epiduo) que j'alterne avec du gel d'aliénation vera et de l'hydratation car la crème et très assechante.
    Depuis un petit mois, j'ai arrêté cette crème. Je fais une cure de zinc qui a l'air de fonctionner. A voir.
    Mon acné est hormonale mais pas de sopk. Vu que je ne veux pas prendre d'hormones contraceptives *que de tte façon je ne tolère pas bien), je tente de la minimiser.
    Quelles solutions as-tu? Ça m'intéresse un partage!
    Ici, gel d'aloe vera avec de l'huile essentielle de lavande dedans, des produits pas trop agressifs, le sérum de caudalie, un demaquillage poussé avec cotons lavables...

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  9. Coucou Melissa,

    Je te remercie d'avoir discuté de ton expérience avec Roacutane et des effets secondaires dont tu as souffert, je me suis sentie un peu moins seule concernant certains points. Notamment les lèvres constamment gercées des années plus tard (14 ans après le traitement initial en ce qui me concerne). J'en ai parlé il y a quelques années à un autre dermatologue (qui souhaitait que je reparte sur au moins 6 mois de traitement à forte dose puisque cela n'avait pas marché lorsque j'avais 16 ans) et ce dernier m'a très clairement expliqué que j'exagérais très certainement et que l'ensemble des effets secondaires du Roacutane n'étaient que temporaires. Pour lui il était impossible que dix ans plus tard je souffre encore des effets de ce traitement d'une quelconque manière, j'ai très vite senti qu'il me rangeait dans la case "hypocondriaque de service" et je n'ai même pas osé lui parlé de la dépression qui s'était installée lorsque j'étais sous traitement. Je suis juste partie de son cabinet pour ne plus y revenir. J'aurais aimé avoir eu la présence d'esprit de faire pareil la première fois qu'on m'a proposé Roacutane mais forcément quand à 16 ans, après des années d'acné et de moqueries, un adulte avec une position d'autorité te présente un traitement miracle tu ne fais attention à rien d'autre que le résultat. C'est quand même effarant de voir à quel point les professionnels de santé sont rapides à prescrire ce traitement, même lorsqu'ils voient qu'il ne fonctionne pas sur le long terme, et souvent sans même discuter des éventuels effets secondaires avec les patients. Le dermatologue qui m'a pris en charge à mes 16 ans ne m'avait par exemple même pas prescrit la pilule et je n'ai su que des années plus tard tout ce que j'ai encouru à cette époque.

    Je partage également tes réserves concernant la vidéos de Marie. La naturopathie cela marche très bien dans certains cas, néanmoins lorsque le naturopathe commence à invalider ce que la médecine t'a prouvé par a + b il faut peut-être se poser des questions. Partager cela avec une communauté aussi importante, et jeune, que la sienne n'est pas forcément très judicieux (même si cela partait d'un bon sentiment j'en suis sûre).

    Belle journée à toi et ta petite famille :)

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  10. Coucou Mélissa,
    Je ne suis pas atteinte d’acné, et pourtant... ton article m’a beaucoup parlé, tu arrives à transmettre tes pensées et à faire réfléchir les gens sur des sujets qui au premier abord ne les concerne pas... enfin, je parle pour moi.
    Je pense que je vais beaucoup plus interagir avec toi sur le blog, j’ai la forte conviction que c’est une ambiance beaucoup plus intime et, on va pas se mentir, c’est beaucoup plus encourageant de laisser un commentaire quand on se sent pas « un parmi les autres ».
    Alors juste un mot pour te dire que je te suis depuis l’époque de la chambre orange que l’on avait en fond Youtube, et que pas une seule seconde je me suis lassée de ton contenu.
    Je viens de me procurer ton livre « Bientôt maman » que je n’ai pas encore ouvert tant j’ai l’impression que c’est un trésor, et que je n’ai presque pas envie de l’abimer en le regardant.
    Enfin voila, c’était un petit message plein de bienveillance parce je sais que ça vous donne la force de continuer, et que je me suis toujours dit « bof.. un commentaire parmi tant d’autres... », mais que j’ai le sentiment que tu es vraiment attentive à nos messages, alors, compte sur moi pour taper sur mon clavier à chacun de tes nouveaux articles !
    Bonne soirée à toi et ta petite (ou plus tant que ça...) famille !

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  11. Bonsoir Mélissa,

    Merci beaucoup pour ton avis. Je m’y retrouve un peu ayant pas mal souffert de l’acné et surtout des réactions des autres à l’adolescence.

    A la fac je suis allée voir un dermato après que les antibio n’aient pas fonctionné malgré plusieurs tentatives.
    Elle m’a regardé même pas 5 minutes et verdict roacutanne + pilule. A l’époque je n’avais aucune envie de prendre la pilule étant célibataire.
    J’ai eu la chance de pouvoir en discuter avec mes parents, avec qui j’ai fait des recherches dessus. Quand on a vu les effets secondaires j’ai refusé de moi-même. j’étais assez sensible au niveau respiratoire donc si c’est pour avoir d’avantages de soucis avec l’assèchement des muqueuses non merci. Et surtout pq un médicalement doit être pris alors qu’il entraîne de graves conséquences sur un fœtus ? Qu’est-ce qu’il peut bien faire sur le corps humain de la personne qui le prend ?
    Bref j’ai refusé et à la place j’ai fais attention à mon alimentation et arrêté les produits laitiers.
    J’ai fini par prendre Diane 35 vers les 23/24 ans et ça m’a permis de vraiment me débarrasser de l’acné (même si de temps en temps j’ai un bouton)
    Avec le temps je me dis que ça pourrait être intéressant d’effectuer un bilan hormonal ...

    Pour ce qui est la position finale de Marie, je comprends ce qu’elle veut dire et que tu sois également étonnée / choquée.

    Je pense qu’on peut aider le corps humain autrement qu’avec des médicaments même si dans certains c’est bien entendu nécessaire. Aucun médecin m’a expliqué par exemple que les produits laitiers pouvaient avoir une incidence sur la peau ... idem pour la routine visage : j'ai appris seule qu'il ne fallait pas utiliser des produits abrasifs (alors que les dermatho m'en attribuaient d'office ...)
    Après la communauté de Marie est jeune et n'a surement pas le même recul ... c'est bien ça le soucis.

    Bref long message :)

    Je commente rarement mais c’est toujours un plaisir de te lire !

    Bonne soirée :)

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  12. Bonjour Mélissa, j'ai particulièrement appréciée ton podcast qui complète, à mon sens, à merveille la vidéo de Marie. Je n'ais jamais eu de problème d'acné durant mon adolescence ni même à l'âge adulte mais c'est avec une grand plaisir que j'apprécie m'instruire et m’enrichir grâce à vos partages de contenus. En ce qui concerne mon opinion sur la vidéo de Marie et bien je reste un peux perplexe... Je comprend évidemment l'envie (et sans doute une certaine pression sociale) pour Marie de partager son vécue sur son acné ainsi que les différentes solution qui s'offre à elle cependant, tout comme tu l'as si bien énoncée dans ton podcast, je n'aurais jamais terminée une vidéo par l'orientation naturopathe. Même si je pense que les naturopathes and cie ont beaucoup de choses à apporter il faut avoir conscience que c'est un corps de métier qui n'est à ce jours non référencer (enfin il me semble...) et donc sa communauté pourrait très bien tombé sur un "charlatan" qui n'aurait alors pas assez de connaissance pour répondre à un mal-être aussi important.
    Alors pour conclure je pense (tout comme toi) qu'elle aurait dû prendre un certains recule sur sa situation avant d'en informer sa communauté. Personnellement je crois fortement au bienfait d'une aspiration de vie plus "naturelle" mais je t'avoue que en ce moment je m'exaspère un peut à chaque fois que je vois les mots naturopathe, magnétiseur, spiritualité ect... J'aimerais juste parfois que les gens se rendent compte que ce n'est pas un changement de régime alimentaire ou bien un changement de spiritualité qui va changer leurs vies.Chaque être humain est unique et a une génétique et un passif qui lui est propre, il faut apprendre à s'écouter, se documenter et suivre SON propre chemin. Les blogs, vidéos youtube ou bien plus récemment (pour moi) les podcasts doivent nous permettre d'éveiller notre esprit à d'autres manières de vivre non pas de calquer la vie des autres sur la nôtre sans que ce soit réfléchit avant.

    Merci beaucoup de me ravir avec des beaux contenues qui viennent enrichir la jeune adulte que je suis ! je te suis dans "l'ombre" sur ton blog ainsi que sur youtube depuis plusieurs année et je te sens beaucoup plus épanouie dans les podcasts désormais et je suis contente pour toi si tu as réussi à trouver un équilibre.

    A bientôt en podcast,
    Tatiana

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  13. Bonjour Mélissa,
    Quand j’ai regardé la vidéo de Marie j’ai automatiquement pensé à toi. Grâce à toi et Emmy de la chaîne EmmyMakeupTouch à l’époque j’avais commencé à explorer la piste du SOPK. Pas pour mon acné mais pour de de la pilosité anormalement présente et la prise de poids. Au final j’ai été voir une endocrinologue et passé tout les examens. Effectivement j’ai été diagnostiqué avec le SOPK. J’aimerai seulement évoquer un point, l’incompétence et le manque d’empathie du personnel de la santé. Notamment en prescrivant à tort le roacutane et même la pilule pour soigner l’acné, les douleurs et autre. C’est sure pendant la prise de la pilule ma pilosité avait diminué mais le poids non. Aujourd’hui, je suis suivis par une diététicienne et une thérapeute. Et j’explore le côté psychologique car oui effectivement il y a des blocages et mon corps se bat depuis 20 ans avec le poids. Et il est fatigué... il serait bon aussi que les spécialistes explorent d’autres pistes... peut être pas assez rentables ... sur ce j’ai ressenti le besoin de parler de mon expérience.... qui n’est pas finis mais j’apprends à vivre avec et je suis bienveillante avec moi même. Ton article l’est aussi et merci d’avoir donné ton avis très pertinent et qui je l’espère aidera des femmes comme moi ! Alors merci!

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  14. Coucou Melissa !

    Eh bien je te rejoins complètement concernant la vidéo de Marie ! Elle a bien raison de rappeler que ce n'est pas parce qu'on est sale ou qu'on se maquille qu'on a de l'acné, et je n'ai jamais pris roaccutane mais c'est clair que c'est un traitement très lourd qui ne traite que la conséquence sans chercher la cause du problème... Mais, comme toi, sa solution m'a mise très mal à l'aise. Elle a raison d'explorer la piste psy et de tester des solutions naturelles, mais de là à ignorer son SOPK et à présenter la naturopathie comme une solution miracle alors qu'elle n'a aucun recul et pourtant 3,5 millions d'abonnés dont beaucoup boivent littéralement ses paroles...!

    Bref, j'espère vraiment pour elle que son traitement va marcher et que, si ce n'est pas le cas et qu'elle apprend que c'est dû principalement à son SOPK, cela ne lui apportera pas de souffrance supplémentaire.

    Merci pour ton avis bienveillant en tout cas !

    Morgane

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  15. Coucou Mélissa !
    Ca fait un bon bout de temps que je te suis, mais ça fait pas mal d'articles que j'ai envie de répondre parce qu'à chaque fois je trouves que tu mets le doigts sur des éléments importants et vraiment cette fois... Mais je hochais la tête presque a chaque minute, excepte lorsque tu parlais de ton expérience de Roaccutane étant donne que j'ai la chance (je crois?) de ne l'avoir jamais pris. (J'ai eu la chance d'avoir une Maman qui s'en est méfié d'entrée tant que j'étais trop jeune pour mesurer, aujourd'hui elle se demande si elle a bien fait mais j'ai grandi et après pas mal de renseignements je lui en suis bien reconnaissange).
    J'ai commencé à avoir de l'acné vers 9 ans, j'en ai 22, je me suis plus ou moins faite à l'idée que ça partira jamais complètement à moins de prendre la sublime Minerva(ironie bonjour) que l'on m'a prescrite à 15 ans. Les résultats sur mon visage je les ai vus, sur mon corps aussi, 7kg en 5 mois, que j'ai jamais perdu, déjà que se voir changer quand on est ado c'est assez perturbant, mais là je voyais le regard de mes proches qui me voyaient être bien ronde tout à coup, moi qui avait toujours été fluette. J'aurais sans doute fini par les prendre ces kilos, mais si ca s'était fait en douceur j'aurais sans doute moins complexé...
    Alors aujourd'hui, c'est pas aussi terrible que quand j'étais ado, je carbure à la lavande dans l'huile de jojoba, ça fait pas des miracles mais ça a l'air de faire du bien alors j'ai arrêté de chercher la solution miracle. On m'a dit il y a longtemps que mon acne était hormonale, on m'a dit que j'avais une prédisposition au SOPK, on m'a dit que je pourrais aussi bien ne pas le developper, on m'a dit beaucoup de choses en fait... Ta vidéo m'a fait decider d'aller voir un endocrino histoire de démêler le vrai du faux alors merci pour ça vraiment ! :-D
    Je vais continuer de suivre tes vidéos à venir, j'ai été surprise du virage que tu as pris il y a quelques semaines et peut-être un peu dubitative lors du premier podcast mais en fait ça marche du tonnerre !! ;-) Alors je n'ai pas encore écouté le nouveau, mais sûr que je trouverais le temps!
    A très bientôt et bonne continuation !!
    Victoria
    (PS: Si seulement on pouvait se faire des pancartes ouo des t-shirts pour crier que les personnes qui ont de l'acne ne sont pas sales!! Je me souviens encore de la seule fois que j'ai acheté un fond de teint dans je ne sais plus quelle boutique, c'était pour avoir une peau un peu nette pour la fête de fin de terminale... Je me souviens encore du regard de la vendeuse "tu devrais te laver le visage tu sais", "je le fais déjà tu sais, ai-je repondu. Et j'aurais voulu ajouter que je prenais soin de ma peau comme si c'était la prunelle de mes yeux, que je cherchais une solution depuis presque dix ans et que mon visage était sans doute mille fois plus propre et bichonné que le sien (c'était dire!!)
    Bref j'arrête de blablater! Bisous a toute la petite famille et a bientôt !

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  16. Bonjour,
    Ton podcast m'avait intéressée sur ce sujet quand tu l'as sorti surtout par rapport au SOPK.
    En me baladant sur un des sites de Martin Winkler, j'ai remarqué cet article qui peut peut-être t'intéresser sachant que tu as été longtemps sous cyprotérone apparemment :
    https://ecoledessoignants.blogspot.com/2019/06/meningiomes-provoques-par-landrocur-une.html
    Au fait, j'adore le format podcast ! Continue comme ça !
    Bises, Charline

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