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lundi 4 mars 2019

Sk8er Boi (ou pourquoi j'aurais coché "Garçon")



J'ai pensé cet article (qui risque fort de ne pas plaire à tout le monde) une bonne centaine de fois, en particulier pendant ma troisième grossesse. Parce qu'on m'a demandé à des dizaines de reprises si on "tentait d'avoir une fille". Sauf que non. D'abord, parce qu'on a jamais fait un bébé pour "avoir une fille" ou "avoir un garçon". On a fait des enfants parce qu'on avait envie d'une famille, peu importe qu'il s'agisse du premier, du deuxième ou du troisième, et peu importe leur sexe. J'ai toujours trouvé la question dérangeante, d'ailleurs (pis de quoi je me mêle, au fait ?). Pour moi ça revient au même de dire "vous tentez d'en avoir un avec les yeux verts ?". A nos yeux c'est aussi mal placé qu'absurde, en fait. Et concrètement je m'étalerais pas sur le sujet, mais autant te dire que mon avis sur ces parents qui décident effectivement de refaire un marmot pour en avoir un autre de tel ou tel sexe, il est aussi tranché que tranchant.

Et pourtant, je dois dire que s'il y avait un formulaire qui permettait de choisir avec certitude le sexe de nos enfants à l'avance, j'aurais coché "garçon", à chaque fois. Pourquoi ? Viens par là, que je t'explique, le propos étant en réalité lié à mon passé mais surtout à la condition de la femme de manière générale.




  • Parce que j'ai le décodeur


D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours été beaucoup plus "garçon manqué" que fille, étant petite. Je n'aimais pas les robes, j'attachais presque toujours mes cheveux et ne voulais pas qu'on me coiffe, je ne portais que des jeans ou des salopettes avec une bonne paire de baskets. Mes amis n'étaient presque que des garçons, je préférais de loin jouer aux petites voitures, aux policiers et aux voleurs ou à attraper des bestioles plus ou moins dégoûtantes plutôt qu'à la poupée. Mes genoux étaient toujours pleins d'écorchures et de bleus tellement je passais de temps à faire la casse-cou dehors, mes pantalons étaient souvent tâchés d'herbe. Oh, si tu es du genre à militer contre les clichés garçon-fille, je te vois venir sur tes grands chevaux, mais on se calme. Je te rassure, je pense aussi qu'il est bien néfaste pour nos enfants d'être formatés de la sorte, d'où le fait d'ailleurs que mes propres gosses (trois garçons, donc), jouent aussi facilement à la dînette et la poupée qu'aux petites voitures et autres jeux de construction. Non, ce que je dis, c'est que moi, petite, je suivais les garçons du coin dans leur excursions plutôt que les petites filles de mon âge qui, à cette époque-là, passaient bien plus de temps à promener leurs poupons qu'à attraper des lézards, voilà tout.




Et en grandissant ça n'a pas tellement changé. Pendant que mes camarades de classe se mettaient au makeup et au vernis à ongles, moi je me suis retrouvée dans un groupe de potes au lycée qui n'était presque que constitué de garçons - mon amie Charline et moi en étions les rares exceptions. Pendant que la plupart des nanas de 16 ans lisaient, draguaient ou bavardaient chiffons et "Les Frères Scott" (bouuuh, je fais encore des généralités, mais une fois de plus c'est jamais qu'un constat), avec mes potes, les discussions ça tournait plutôt autour du Seigneur Des Anneaux, du Kamoulox et de System Of a Down.





Plus tard, quand j'ai connu mon mari, je suis devenue amie avec la plupart de ses amis. Des gars, donc. Et mes amies filles se sont toujours comptées sur les doigts de la main, c'est beaucoup plus récemment que j'ai élargi mes amitiés à des femmes. Dans le fond, je ne sais pas tellement pourquoi. Peut-être parce que depuis la maternelle, c'étaient des filles qui m'en ont le plus fait baver. Petite puis ado, je trouvais que les garçons étaient plus directs que les filles, plus dans la confrontation que dans les racontards, plus francs qu'hypocrites, avec eux l'échange a pour moi toujours été plus simple qu'avec les filles, je ne me suis jamais sentie jugée sous leur regard, je les trouvais plus gentils, je les fréquentais plus, je les comprenais mieux, je me sentais plus appréciée par eux, aussi.

Alors quand le désir de maternité s'est réveillé chez moi, je dois dire que c'est tout naturellement que je me suis imaginée avec des petits garçons plutôt qu'avec des petites filles. Parce qu'en gros, je connaissais déjà, ça me rassurait, j'avais le décodeur. Tandis que les filles m'avaient toujours fait un peu peur et j'avais toujours eu du mal à saisir leurs véritables intentions.




  • Parce que j'ai vécu une relation conflictuelle avec ma mère


A cela s'est ajouté une adolescence compliquée dans un contexte pour le moins insolite, qui m'a clairement éloignée de ma mère. Moi qui enfant avait été très fusionnelle avec elle, tout a été terminé en un claquement de doigts à cette époque. Après le divorce de mes parents, c'est rapidement devenu conflictuel, j'ai eu l'impression - contrairement à cette compréhension facile que j'avais des garçons - de ne plus du tout la comprendre, de ne plus avoir aucun moyen de communication efficace. Oui, oui, je sais bien, Oedipe, tout ça. Au vu de cette expérience pour le moins malheureuse, je dois dire qu'avant de savoir que mon aîné était un garçon, j'ai eu peur. Peur de revivre ça plus tard avec ma fille, peur d'être à mon tour cette mère qui ne comprend pas, peur de transposer malgré moi sur elle ces moments que j'ai vécus comme traumatisants (et je pèse mes mots), peur tout simplement de reproduire les erreurs de ma mère avec ma propre fille. Alors, Oedipe, oui, je connais. Et aussi égoïste que ça puisse paraître, je préférais avoir des garçons qui tôt ou tard s'opposeraient à leur père, plutôt qu'avoir à subir l'inverse.




En revanche je précise que le temps passant, je me suis rassurée à cette idée. Quand je suis tombée enceinte du petit troisième, je me suis sentie bien plus sereine à l'idée d'attendre une fille : je me suis dit que mon expérience avec mes deux grands avait fait de moi une maman, et pas seulement une maman de garçons. Que je me comporterais avec elle comme je me comportais avec eux, parce que j'ai toujours eu à coeur d'offrir à mes enfants mon temps et mon énergie de manière équitable. Que mes grands garçons jouant déjà à des jeux mixtes, ce serait pareil pour elle puisqu'elle arriverait directement dans cet environnement. Bref, j'avais bien plus confiance en moi que pour le premier bébé, et je sais que si bébé 3 avait été une petite fille, finalement aussi bien le papa que moi, on aurait sans doute été les mêmes parents.




  • Parce qu'être un homme, c'est moins de contraintes



Pour plein de choses, je pense, peut-être naïvement, qu'être un mec, c'est plus simple. Alors, oui, évidemment, je vais encore faire quelques généralités, mais ce serait hypocrite que de dire que rien de tout ça n'a de fondement. Exemple : dans ma famille paternelle, on est tous plus ou moins touchés par les déséquilibres hormonaux. Bein c'est bien simple, la plupart des hommes n'en pâtissent pas plus que ça, d'autres ont "juste" un traitement pour la thyroïde. Mais les femmes, chez nous, elles ont droit à la puberté précoce, au SOPK, aux cheveux gras et à l'acné, comme moi, mais aussi à l'obésité, aux difficultés pour concevoir et à l'hirsutisme, choses que j'ai par miracle évitées. Mes bagages hormonaux, je préfère les léguer à un petit garçon qu'à une petite fille, parce que je sais pertinemment que ce sera nettement moins handicapant pour lui que pour elle.

Même si je chéris le privilège que j'ai en tant que femme de pouvoir porter la vie, mettre un enfant au monde et l'allaiter, je reconnais que la vie de mon mari et celles des autres hommes me semble plus facile. Pas de règles ni de fluctuations d'humeurs en fonction des périodes du cycle, nettement moins de jugement sur le physique, de mains aux fesses ou de sifflements dans la rue, de remarques déplacées sur leur tenue, de regards insistants voire pervers. Les hommes se prennent généralement moins la tête pour s'habiller, n'ont pour la grande majorité pas besoin de passer trois plombes à se coiffer ou se maquiller. Et j'en connais peu qui, comme moi, vont bondir en remarquant qu'ils ont pris un ou deux kilos, alors qu'on matraque les femmes pour qu'elles aient un "bikini body" dès la fin des fêtes de fin d'année.

Côté travail, idem. Je ne t'apprendrai rien, une fois encore c'est pas systématique mais c'est pas nouveau pour autant : être une femme, dans le monde du travail, c'est faire face à une quantité de clichés dont on se passerait bien. Elle reste bosser tard au boulot ? C'est une mauvaise mère. Alors qu'on dira d'un homme qu'il est travailleur. Elle a obtenu une promotion ? Elle a joué de ses charmes. Alors qu'on dira d'un homme qu'il le mérite. Elle n'est pas dans son bureau ? Elle est forcément aux toilettes. Alors qu'on dira d'un homme qu'il est en conférence. Et j'en passe. Sans parler du salaire des femmes qui est objectivement plus souvent inférieur à celui des hommes pour un même poste. Vous avez dit justice et égalité ?




Est-ce à dire que j'aurais été déçue d'avoir une petite fille ? Non. Pas une seule seconde. Si tu m'as bien lue jusque là, tu as compris qu'avoir un bébé fille ou garçon, c'est pas le propos, on les aurait aimés et chéris tout autant, nos marmots, s'ils avaient été des filles. Le propos c'est plutôt que dans le monde dans lequel nos enfants vivent, c'est plus simple d'être un homme - selon moi.  Je ne suis pas du genre à défiler dans la rue pour soutenir un mouvement féministe, je pense plutôt être juste une maman qui regarde très souvent la vie avec beaucoup d'émerveillement, mais qui ne peut se résoudre à manquer d'objectivité quant à la situation des femmes, qu'on parle de l'Angleterre, de la France ou du reste du monde.




Alors ça peut sembler exagéré de penser à ça quand on attend un enfant, mais ma foi, je reconnais y avoir pensé. C'est vrai, quand on s'apprête à (re)devenir maman, on pensé "bébé" avant tout, on s'imagine avec un nouveau-né, on est loin de s'imaginer déjà avec un adulte. Et pourtant. J'ai cette prétention d'avoir toujours "su" que mes enfants deviendraient des adultes. Denis et moi n'avons pas fait des enfants juste pour nous, on a toujours eu conscience du fait qu'un jour ils prendraient leur envol, qu'ils auraient besoin de notre soutien pour démarrer une vie sans nous, une vie active, une vie professionnelle, une vie amoureuse. Même s'ils sont encore hauts comme trois pommes, je sais que tôt ou tard, leur genre aura un impact sur leurs choix. Je suis naïve et utopiste pour plein de choses, mais pas à ce sujet. Alors, pendant mes trois grossesses, je reconnais m'être dit que si on avait une petite fille, la vie lui ferait moins de cadeaux et qu'à choisir, un garçon rencontrerait sans doute moins d'embûches sur sa route.

Sauf que le choix, on l'a pas, et que même si c'était possible, dans le fond je trouverais ça malsain. Se mettre à concevoir des garçons ou des filles sur commande, à mes yeux ça reviendrait à du consumérisme, ça reviendrait à choisir quel genre de gosse on veut comme on choisirait le modèle de sa prochaine voiture et je trouverais ça extrêmement flippant. A vrai dire, ce sont les choix de la société sexiste dans laquelle on évolue qu'il faut changer, pas les résultats hasardeux de la nature. Voilà pourquoi je ne me serais jamais lancée dans un régime "garçon" juste pour "mettre toutes les chances de mon côté". Après tout ce qui est beau dans une grossesse, c'est aussi l'inconnu, la surprise.

Finalement, tu l'auras compris, dans l'histoire on est loin d'une simple case à cocher, cet article c'est avant tout l'expression d'une prise de conscience : notre passé joue énormément sur nos potentielles relations avec un ou une enfant, et à côté de ça, on est face à un phénomène de société qui rend la condition de la femme bien moins enviable que celle des hommes. Alors, bien sûr, le principal dans l'absolu, c'est avant tout de porter la vie et d'accueillir un bébé en bonne santé. Dans l'immédiat quoi de plus important ?

Mais bon, si j'avais eu un formulaire à la conception, pour toutes ces raisons et avant tout pour leur bien, j'aurais coché "garçon".




Merci mille fois à Barbara Poulain pour ces photos réalisées à Canterbury.


Et toi, t'aurais coché quoi ?




Golden Wendy

30 commentaires:

  1. Bonjour Mélissa.
    Un petit passage me chiffonne... ou du moins, je ne l’interprète pas bien...
    Quand tu dis que tu étais agacée (et que ton avis est tranché) qu’on vous demande si « vous tentiez la fille » je ne comprends pas. Et encore plus en lisant le reste de ton texte. Bien sûr qu’on ne se lance pas dans la maternité avec un objectif précis. Que le choix ne se fait pas...
    Toutefois, toi même tu reconnais avoir une facilité avec les garçons. Que tu es contente d’avoir des garçons. Donc en se mettant à la place d’une maman de deux filles qui a toujours pensé « être plus à l’aise encore avec un petit mec », on pourrait comprendre qu’elle tente justement un troisième en espérant secrètement attendre un garçon. Ça ne changerait pas le bonheur d’avoir une troisième fille en bonne santé. Mais être maman de garçon ou maman de fille, c’est différent. Et se lancer une nouvelle fois dans l’aventure en « tentant la fille/le garcon » n’est pas négatif, si l’envie avant tout et d’avoir un nouvel enfant, peu importe son genre..

    Je comprends que tu aies des avis tranchés, mais là dessus, je ne suis pas d’accord. Dans ton cas, oui la question n’était pas appropriée parce que justement tu ne « rêvais » d’une petite fille.

    J’espere avoir bien choisi mes mots. Le but n’est absolument pas de polémiquer.. surtout que j’aime beaucoup ce que tu fais et ce n’est pas une attaque.

    Bonne journée

    Céline

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    1. Hello Céline,

      Eh bien ma foi, tu as évidemment le droit de penser comme ça, mais moi ce qui me chiffonne c'est justement qu'on tente d'avoir un autre enfant justement pour avoir un enfant de l'autre sexe. Je connais pas mal de femmes autour de moi qui ont précisément entamé une nouvelle grossesse avec cet objectif et tu sais quoi ? En apprenant qu'elles auraient "encore" un enfant du même sexe, elles ont été déçues... Cette déception je sais, pour avoir décortiqué un paquet d'articles / livres / émissions sur le sujet, qu'elle atteint le bébé. Le bébé qui n'a rien demandé. Alors même si toutes les femmes ne ressentiront pas forcément cette déception, prendre le risque de la faire subir à un foetus qui n'a rien demandé, ça me dépasse.

      J'ai effectivement "une facilité avec les garçons" comme tu l'évoques, mais cela n'aurait en RIEN changé l'amour que j'aurais porté à une fille, je le sais. Le propos de mon article est bien plus lié à mon passé et à la condition de la femme, d'où le fait que, personnellement, je sois choquée quand on me pose la question puisque ce que les gens demandent, ce n'est pas si la vie d'une femme est plus ou moins enviable que celle d'un homme mais bien si en tant que parents on PRÉFÈRE avoir un garçon ou une fille.

      Bref, moi non plus je n'ai pas envie de polémiquer puisque le fond de cet article n'est justement pas tout à fait ça, et je te rassure je ne prends pas du tout ton commentaire comme une attaque. Simplement en ce qui nous concerne on n'a pas supporté cette question, voilà tout ^^'

      Bonne journée !

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    2. Je te remercie pour ta réponse car en effet j'avais mal compris ton message et que dans le fond, nous sommes d'accord. J'ai tenté plusieurs fois de répondre avec mon téléphone mais ça ne fonctionnait pas. J'espère que tu n'auras pas mes multiples tentatives en modération :)

      Oui, avoir une préférence peut amener à être déçue. C'est d'ailleurs ce que je ne comprends pas. Mais tu as raison quand tu dis que l'enfant le ressent, et j'en suis la preuve. Ma sœur avait 6ans quand ma mère m'attendait. Le médecin avait annoncé un garçon et pourtant me voilà. J'ai toujours su qu'elle avait mis "du temps" à s'en remettre. On a une mauvaise relation pour d'autres raisons mais quand on voit les choses comme ça, ça partait mal...
      Après c'est peut être naïf de ma part, mais je me dis qu'avoir une "préférence" ne veut pas dire qu'on sera déçue si c'est un autre garçon ou une autre fille. Mais je me trompe surement.. Ce qui compte c'est avoir un enfant en bonne santé et heureux. Du coup la question est peut être à tes yeux mal placée mais les gens n'ont pas forcément de mauvaises intentions.

      En ce qui concerne la place de la femme dans cette société, je ne peux pas être plus d'accord. Du coup, c'est sûr que vu comme ça, je serai plus sereine avec un garçon.
      On est dans une période de transition. Avant la femme était à la maison. Maintenant, elle doit travailler, être à la maison, vouloir des enfants mais pas plus de deux et pas trop tôt, pas trop tard non plus... bref, on doit être partout. Mais ça c'est aujourd'hui.. d'ici à ce que j'ai un enfant à l'âge adulte, il va se passer au moins 20ans. Il se passe beaucoup de choses en 20ans et j'ai bon espoir..

      enfin.. encore une fois merci pour ta réponse. Je suis désolée d'avoir mal compris en premier lieu...

      Bonne soirée Mélissa, ainsi qu'à ta famille.

      à bientôt sur un autre post

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  2. Très joli article qui montre la pression sociale qu'on a en tant que femme. Entre les "alors c'est pour quand le bébé?" et "vous tentez le petit dernier?"... je pense aux femmes qui ne peuvent pas tomber enceinte et qui doivent se prendre ce type de réflexions tellement déplacées même si ça part d'un bon sentiment. Comme si avoir un enfant faisait de toi une femme. Comme si n'avoir qu'un enfant était anormal. Je repense à un commentaire après l'annonce du sexe du petit renard, une personne qui te disait : un troisième garçon quel intérêt ?hallucinant!
    J'ai deux enfants, un garçon et une fille. Et malgré des relations ultra-conflictuelles avec ma mère (c'est peu de le dire il faudrait inventer un mot pour les définir tellement c'est la m****) j'ai toujours voulu une fille. Justement pour me prouver que je n'étais pas comme elle.
    J'ai une maladie génétique grave, une neurofibromatose de type 1. Tomber enceinte c'était relativement "facile" mais mener à bien une grossesse c'était beaucoup plus compliqué. En gros si bébé était malade ça voulait dire avortement thérapeutique. Donc autant dire que le sexe on s'en fout. J'ai eu un garçon en premier. Puis je suis de nouveau tombée enceinte (ils ont 17 mois d'écart). Et oui on voulait une fille. Mais surtout qu'il ou elle aille bien. Et je suis extrêmement chanceuse : elle va bien. D'après mon médecin c'est un miracle avec ma maladie d'avoir deux grossesses d'affilée avec aucun enfant porteur.
    Alors clairement le sexe on s'en fout. Si le deuxième avait été un garçon je n'aurais pas fait de 3ème, trop de risques. Puis si on essaye la fille et qu'à chaque fois c'est un garçon on risque de se retrouver avec 12 garçons (je n'ai rien contre les familles nombreuses ou ceux qui veulent absolument tel ou tel sexe). Chacun est libre de des choix. Et je suis sûre que tu serais aussi heureuse et comblée avec ta famille si tu avais 1, 2 ou 3 filles !
    Merci pour cet article, j'espère qu'il fera comprendre qu'il faut arrêter de mettre la pression aux femmes (pour une grossesse, un garçon, une fille) ! C'est déjà assez dur d'être une femme !

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  3. Coucou Melissa,

    Garçon ça aurait été aussi mon choix ! Et puis j'ai été bien gâté non ?!

    Quand on me dit, il faut faire un troisième pour avoir enfin une fille... Je t'assure je vois rouge ! Non mais !!

    Relation conflictuelle que tu connais, deux grands frères et que des cousins autour de moi. J'ai porté la coupe garçonne un moment et j'adorais jouer aux petites voitures et porter des jeans bien trop larges en écoutant du métal !!

    Bref, merci pour cet article qui fait du bien.

    Barbara bravo pour tes photos c'est magnifique !

    Gros bisous,
    Sophie

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  4. Bonjour Mélissa,
    Je trouve ton article très juste comme à chaque fois, je n'ai jamais encore commenté mais je me lance car cela résonne beaucoup en moi ayant accouché en début d'année d'un petit garçon. Nous étions dans le même état d'esprit, nous voulions un enfant, et non pas une fille ou un garçon. Mais qu'est ce qu'on nous a posé cette question pendant la grossesse ! Et plusieurs fois par les mêmes personnes qui insistaient, qui disaient que nous disions "Nous n'avons pas de preference" pour faire bien, que ce n'était pas possible et qu'on n'osait juste pas le dire. Mais non, nous voulions un enfant en bonne sante que nous saurions rendre heureux et lui donner la confiance dont il aura besoin dans sa vie pour la vivre de ses propres ailes le jour venu. Et pourtant, de la meme façon que toi, si j'avais pu cocher, j'aurais personnellement coché garçon. Car tu dis vrai à mon avis quand tu dis que la vie d'un homme est plus simple que la vie d'une femme dans le monde actuel. Même si comme toi je chéris la chance d'être une femme pour pouvoir porter et donner la vie, 2 choses que j'ai aimé par dessus tout, je trouve les filles hypocrites (ce n'est pas une généralité non plus, mais je suis plus méfiante vis a vis d'un premier contact féminin et je prends plus de temps pour la jauger). J'ai également peu d'amis filles, trop fourbes et mesquines de par ma propre expérience amicale, et plus d'amis garçon. Moi même trouve la vie d'un homme plus simple et moins prise de tête, ne serait ce que pour s'habiller, si on n'aime pas les robes, les jupes et décolletés,les chaussures ouvertes ou a talons, eh bien... Il ne reste plus grand chose... C'est pour cela que je ne suis pas shopping addict. Nous n'allons pas non plus faire de différenciation de genre pour les jouets ou les vêtements. Je souhaite garder la suprise du sexe de mon 2ème futur enfant jusqu'à la naissance. Je le souhaitais pour mon premier mais son papa avait eu besoin de le savoir pour se projeter dans sa nouvelle vie. Pour le 2ème j'espère le convaincre. Et le peu de fois ou j'ai évoqué cela avec mon entourage, j'ai eu le droit à "comment vas tu faire pour lui acheter des vêtements a l'avance , tu ne pourras pas acheter du bleu ou du rose." Et c'est très bien, car c'est déjà quelque chose que nous ne faisons pas. Tout est mixte (à part les robes) pour un bebe je trouve. Sauf que les enseignes nous formatent en rangeant un rayon bébé fille et un rayon bébé garçon. Mais du blanc du gris du jaune du vert et même du bleu, ca va aux deux à mon avis. Donc si nous gardons la surprise pour notre prochain bébé, j'espère réussir à faire taire ces langues et leur prouver que tout ça n'est que société de consommation, avec les différences de prix qui en découlent malheureusement.
    Merci de m'avoir lue �� des bisous à vous 5

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  5. Le « je ne pense pas être féministe »... toi qui est à l’aise avec la langue française, tu devrais savoir qu’être féministe c’est soutenir l’égalité des sexes et que tout le monde devrait l’être. On ne risque pas de combattre tous les clichés dont tu as parlé dans ton article, de rendre plus facile la vie au petites filles, si on se contredit nous mêmes en ne se disant pas des féministes... car finalement dire ça, pour moi, ça revient exactement à valider une vie plus difficile et une position inférieure pour le sexe féminin.

    Je ne pense pas que c’était l’idée car je te suis depuis pas mal de temps, et je commence à connaître ta façon de voir les choses... mais c’est juste que c’est agaçant de lire ça à chaque fois... comme si être féministe c’était être la plus mauvaise des personnes... c’est barbant.

    Sinon très bel article, comme d’habitude �� je suis totalement d’accord avec toi sur l’idée qu’on ne fait pas un enfant pour un sexe.

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    1. Bonjour à toi aussi ^^

      "Moi qui suis à l'aise avec la langue française", je n'ai jamais prétendu avoir la science infuse et je dois avouer que je ne m'étais (honte à moi) jamais penchée sur la définition même du mot "féminisme" - comme énormément de personnes je vois le féminisme comme un mouvement pro-actif auquel je n'appartiens pas.

      Mais comme cette formulation t'a dérangée et que ta remarque est des plus pertinentes, je viens de modifier ma phrase pour que le sens soit plus clair, à savoir que je ne suis juste pas du genre à m'engager politiquement ni à aller défiler dans la rue, voilà tout. J'espère que cette précision de ma pensée t'apaisera.

      Heureuse de lire que malgré cette phrase tu aies saisi le fond de ma pensée qui allait bien au delà d'un seul terme ;-)

      Bonne journée !

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    2. PS : Ah et je précise que je ne pense pas ni n'ai jamais même sous-entendu qu'être féministe reviendrait à "être la plus mauvaise des personnes". Là tu vas trop loin dans ton interprétation, ne me fais pas dire quelque chose qui ne m'est même jamais passé par la tête, please ^^'

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  6. Bonjour Mélissa, je suis d’ accord avec toi en trouvant ces commentaires tout à fait inappropriés. Certes le désir d’enfant est « égoïste » dans le sens où on le crée sans lui demander son avis, et la nature lui attribue un genre, mais une fois qu’il est là, notre job est de l’accompagner dans sa vie... idéalement on dirait qu’il faut l’eduquer de la même manière qu’il soit une fille ou un garçon, mais malheureusement il y a encore du boulot à faire de ce côté là... on arrive dans une génération qui voit l’an société changer et c’est tant mieux! À nous d'éduquer les petits garçons afin qu’ils respectent mieux les filles, et les petites filles pour qu’elles se sentent moins oppressées et qu’elles prennent la place qu’elles méritent, au même titre que leurs congénères masculins. C’est pour ça que je ne souhaite pas un garçon ou une fille, juste un enfant, le meilleur des cadeaux.

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  7. Coucou Melissa,

    Je comprends tout à fait ton point de vue, et je le respecte. Mais, je ne peux m’empêcher de poser une question, même si c’est en théorie. Et si cette fille que tu allais mettre au monde, le changeait ? C’est très utopique, je le sais bien. Et je te rejoins sur le fait que l’égalité homme femme, on en est loin. Je m’étais fait une réflexion similaire, avec quelqu’un qui disait ne pas vouloir d’enfant, pour plusieurs raisons, notamment d’un point de vue écologique. Et la pareille, même petite voix: et si cet enfant que tu ne veux pas avoir (pour le moment), changeait le monde ? Je sais bien que c’est complètement utopique, et moi même j’ai eu des conflits avec ma mère par le passé (je ne vais pas m’étaler sur le sujet d’ailleurs).
    Je suis peut être une éternelle optimiste, et peut être que c’est un de tes garçons ou peut être les trois qui feront avancer les choses. Qui sait ?
    Bref, tout ça c’est juste ma petite réflexion du lundi matin ^^
    Mais on est d’accord : le plus important c’est un bébé en bonne santé et de pouvoir en avoir. Avec les diagnostics d’endometrioses, sopk et autres des femmes qui ont des difficultés à concevlir et qui ne rêvent que d’une chose c’est D’avoir un enfant, je ne peux m’empêcher de penser que des gens qui veulent un garçon ou une fille comme deuxième ou troisième enfant, et qui le font pour ça, sont un peu comme des enfants qui font un caprice dans un magasin de jouet pour avoir tel ou tel truc. C’est un peu poussé, mais finalement on nous formate aussi à ça mine de rien. Et c’est complètement idiot, d’ailleurs comme tout formatage (maquille toi, tu ressembles à rien sans, tu es trop grosse, tu devrais faire attention, ...)
    Finalement, la vie ne nous donne pas toujours ce que l’on veut et c’est pas plus mal...

    Bonne journée
    Bisous
    Lauriane

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  8. Coucou Mélissa,

    J'adore cet article, je m'y retrouve et en même temps pas tant que ça.
    J'ai aussi toujours trainer plus avec des garçons qu'avec des filles, exception faite sur 2 merveilleuses amies... (A l'ecole on nous a appelées les "Charlie's angels" pendant presque 10 ans).
    On crapahutait dans le ruisseau, on grimpait aux arbres et on jouais aux chevaliers mais cependant je jouais aussi à la poupée, je me déguisais en princesse et je faisais la dinette (ou trouvais-je le temps de faire tout ça?!).

    Tout ça pour dire que, comme toi, je cocherais la case "garçon" (j'ai 20 ans et pas encore d'enfant) malgré le fait que je m'entend très bien avec ma mère, que je me sens heureuse en tant que femme (même dans cette société un peu absurde) et que bien entendu je sais qu'une petite fille serais également un petit miracle.

    Alors pourquoi "garçon"?
    Je n'en sais rien, je le sens juste bien comme ça. Tout ne doit pas toujours avoir une explication ou exiger une justification, n'est-ce pas?

    Continue comme ça Mélissa,
    Tu as une petite famille merveilleuse (Plus si petite que ça en fait).

    Bisous,
    Myriam.

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  9. Moi j'aurais cocher la case fille et pourtant j'étais un vrai garçon manqué je jouer plus avec mes cousins à la petite voiture qu'à la poupée. Même si le monde est plus dur pour une fille je me dis que serais d'autant plus fière de ma fille si elle réussi à s'imposer dans ce monde et participera peut-être à changer les choses. Pour le moment je ne suis pas déçu lol elle joue avec 2 petits garçons chez sa nounou et ne se laisse pas faire et joue aussi bien à la poupée qu'avec des petites voitures. Mon mari voulait un garçon car il avait l'impression qu'il ne serais pas quoi faire ou partager avec une fille mais il a bien vite compris que peux importe le sexe de son enfant c'est notre manière de l'éduquer qui fait notre complicité avec lui. Tout ce que je dirais à ma fille plus tard c'est soit sûre de toi, aie confiance, soit une battante je serais toujours là et fière de toi. Car fille ou garçon la seule chose vraiment importante c'est l'amour.

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  10. Bonjour Mélissa,
    C'est peut être faux. Mais j'ai l'impression que tu contredits très premières affirmations. Certes on fait une famille et on ne choisit pas. Mais c'est normal d'avoir des préférences ou du moins une idée de nos attentes. Toi d'après ce que je lis ça aurait été si tu avais pu choisir garçon. Tu exprimes très bien pourquoi d'ailleurs.
    Et en effet si tu avais eu une fille tu l'aurais aimée évidemment. Et elle aurait sûrement amélioré ce monde. Qui sait peut être qu'elle existera... Ou pas. En attendant c'est toujours un plaisir de te lire et de t'écouter (regarder). Je t'ai connu grâce à Sandrea et même si vos chemins se sont séparés je suis une fidèle de l'ombre.

    Bonne journée.

    Lossua

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  11. Bonjour Mélissa,
    Je ne commente jamais même si j'aime bien suivre ton blog et lire tes articles.
    Cependant, le sujet est sensible et vu le nombre de jeunes femmes qui te suivent, je souhaitais juste souligner quelque chose.
    Bien sûr il ne s'agit aucunement de faire une remarque sur tes ressentis en tant que maman, ce sont les tiens et c'est ton blog (même si être suivie par de nombreuses personnes impliquent forcément des responsabilités par rapport à ce que l'on exprime, mais ce n'est pas le sujet, et globalement je trouve que tu fais toujours attention à être mesurée dans tes propos).
    Je voulais juste dire que, travaillant auprès de femmes victimes de violences intrafamiliales, nombreuses sont celles qui ont subies des moqueries et autres sympathies de la part des garçons durant leur scolarité, sans parler à ce niveau d'agression ou de passage à l'acte. Non les femmes ne sont pas plus hypocrites. En revanche, il est beaucoup plus toléré socialement qu'un homme s'exprime de manière plus franche ou plus crue. On l'intègre si bien sans sans rendre compte que cela effectivement peut influencer nos comportements. Mais il ne s'agit en rien de traits de caractère propre à un genre. Il y a plus de différences entre deux individus qu'entre un homme et une femme, les études scientifiques sont passionnantes sur ces sujets.
    Et sans vouloir vexer qui que ce soit, je pense que les professionnels peuvent au regard des recherches ranger tranquillement Oedipe au placard ;)
    Bonne journée :)

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  12. Je comprends tout à fait ton message ! Idem ici avec le troisième (qui finalement est un gars après deux filles). On nous demandais si on tentait le garçon, ou si on ne serait pas trop déçus par un trio de filles...euh non!! Mais c'est horrible comme question. On veut un enfant, on veut agrandir notre famille. On ne veut pas un garcon blond au yeux bleus ou je ne sais quelle anerie.
    Bref, je te comprends.
    Et je comprends aussi le fait que tu aurais "coché" un garçon.
    Pour ma première, clairement j'aurais coché un garçon car j'ai six frères et que je sais "comment ça marche" et qu'ils sont si simples les mecs ! Et pour le troisième, j'aurais coché une fille parce qu'avec déjà deux filles j'avais bêtement peur de la nouveauté ;-). Mais bien sûr "coché" ne veut pas dire "vouloir" et il n'y a jamais eu de déception, même pas un tout petit peu ! Au contraire presque, jai plutôt eu du challenge et ça me plaisait bien !

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    1. Et j'ai envie de rajouter une anecdote amusante. Ma mère qui a donc eu 6 garçons et une fille (mais sans chercher jamais à avoir un sexe précis...d'ailleurs autre fun fact je suis le seul bébé surprise de la famille !), a eu 3 minutes de déception quand elle a su que mon frère aîné était un garçon. Bah oui, jusqu'à ce qu'elle l'apprenne, ce bébé était juste un enfant, un enfant plein de potentialité qui pouvait tout autant être une fille qu'un garçon. Et de "savoir" que c'était un garçon, ça a fermé les potentialités: cet enfant ne serait pas une fille. Comme si elle serait imaginé qu'il pouvait être les deux à la fois ;-). Je ne sais pas ce que ça veut dire psychologiquement mais je trouvais amusant de la rapporter pour souligner la complexité de nos désirs/projection concernant l'enfant que nous portons.

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  13. C'est fou comme on peut être rattraper par des peurs en regardant nos parents. J'admet que si j'attendais un enfant j'apprécierais la surprise de la nature bien entendu, mais je ne dis pas qu'une petite partie de moi n'aurait pas peur d'avoir un garçon, par peur qu'il ressemble à mon frère et ne passe son temps avec son père et ne partage rien avec sa mère. Malgré tout on y pense..
    Effectivement si un jour le choix devient possible avant la naissance, ce sera probablement le début de problèmes de société (comme si il n'y en avait pas déjà assez). Fille ou garçon ils faudraient juste les élevés dans l'optique que plus tard ils cassent les codes, que les ptits mecs se battent pour les droits des femmes, que chaque fille reste forte face à toutes les inégalités.
    Même si tout ce que tu dis est vrai concernant les "facilités" à être un garçon dans la vie, après que moi j'ai souvent eu l'envie de baisser les bras dans mon combat féministe, et bien finalement je me dis que etre confronter à ces problèmes et difficultés fait de moi un humain plus fort . bisous !

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  14. Coucou Melissa !

    De mon côté, j'ai toujours été très fifille. Petite, c'en était presque maladif. Je me souviens notamment très bien d'une crise que j'ai faite petite parce que mes nouvelles baskets étaient bleues et que ça "faisait garçon". Mes parents m'ont finalement écrit un "B" rose dessus au feutre (B pour barbie...). Je ne saurais dire si j'ai été formatée par les clichés fille-garçon au point que ça m'en a rendue malade. En tout cas, j'ai toujours eu une peur maladive qu'on me prenne pour un garçon. Même aujourd'hui, ça me revient parfois dans la face quand je regarde ma mâchoire (trop carrée à mon goût) ou mes épaules (merci Cristina Cordula avec ses conneries de morphologie en V ça fait garçon blablabla).

    En tout cas, je n'ai quasiment que des amies filles. Pourtant, j'apprécie beaucoup la compagnie des gars, leur humour, leur simplicité, leurs paroles "sans calculs". Mais j'ai toujours peur de lier une véritable amitié avec eux. Peur que mes centres d'intérêt trop "filles" les ennuient ? Peur que la relation ne soit ambiguë ? Peur qu'on m'accuse de séduire ? Ou alors peur d'être considérée moi aussi comme un garçon ?

    En tout cas, je pense que j'ai le décodeur "fille". Mais ça n'empêche pas que, pour les mêmes autres raisons que toi, j'ai peur d'avoir une fille et que, ce qui m'empêche aujourd'hui de lier des amitiés avec des gars, je n'ai pas peur de le ressentir si j'ai moi-même un petit gars. J'ai le sentiment qu'un garçon, ce serait plus simple, pour lui comme pour moi.

    En fait, s'il n'y avait que moi, ça irait, je me dis que ça ne me ferait pas de mal d'avoir une fille. C'est surtout pour elle que je m'inquiète. Comme tu l'as si bien dit, c'est tellement dur d'être une fille. Je n'ai pas envie qu'elle subisse les mêmes épreuves que moi. Qu'elle soit hypersensible, dépendante de violentes sautes d'humeurs hormonales, qu'elle puisse être considérée comme un objet (voire une proie...), et qu'elle doive chaque jour se battre contre une société patriarcale où les hommes se confortent dans leur pouvoir et beaucoup de femmes sont contraintes pour s'en sortir de fermer les yeux et accepter leur sort...

    Bref. J'aime beaucoup ta conclusion "ce sont les choix de la société sexiste dans laquelle on évolue qu'il faut changer, pas les résultats hasardeux de la nature".

    Des bisous à toi et à tes trois petits gars <3

    Morgane

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  15. Coucou Mélissa, un bel article qui demande réflexion.
    Mais moi je fais partie de ces femmes qui aimeraient une fille plutôt qu’un garçon. Je m’explique
    Petite j’ai toujours été aussi bien poupée, dînette que cape et épée à grimper dans les arbres. J’aimais les robes autant que les jeans que comme toi je n’hesitais Pas à abîmer pour jouer dans la terre à faire des cabanes en forêt. En gros j’adore les deux univers fille - garçon. Notre groupe de copains constitué d’autant de filles que de garçons on adorait regarder et parler des frères Scott �� ( pour les filles) et d’autres parts nous étions fan de kyo, de métal, de systèm of a down. Alors pourquoi ça me fait peur d’avoir un garçon si j’apprecie Tant les deux ?
    J’en viens. Comme toi j’ai cette prétention de savoir que mes enfants deviendront des adultes j’y ai même pensé tout de suite avant même d’avoir accouchée de mon fils en juillet 2017. Dans mon entourage tous les garçons ne sont pas proches leur mère une fois adulte, ils ont des relations conflictuelles et sont plus proche de de leur belle famille influencé par leur femme ou non.
    Et bien du coup c’est cette peur qui m’anime, moi qui suit très proche de ma mère, j’ai peur que mon fils un jour me rejette et que je sois cette « mère » dont on se fiche une fois adulte.
    Je suis tellement terrifiée à cette idée que j’avoue espérer une fille en deuxième tellement il est traumatisant de voir ces hommes se ficher complètement de leur parent.
    Je ne serais pas déçu ou triste si j’ai un deuxième petit garçon j’aurais juste peur... du rapport que j’aurais avec eux une fois adulte j’y jense tout le temps et pourtant mon bébé n’a même pas deux ans.

    Plein de bisous !!!

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  16. Hello Melissa !

    Ton article m'a beaucoup interpellé car étant moi-même enceinte, j'avoue faire face à la question des gens "tu préfères un garçon ou une fille ?". La vérité étant que mon conjoint et moi-même nous en fichons pas mal. L'envie d'un enfant de tel ou tel sexe ne s'est jamais posé. Mais ça m'a amené à ma poser également la question, si j'avais pu choisir, est-ce que mon choix aurait été différent ? Je précise que j'attends une petite fille.

    Et bien non, à vrai dire je m'étais toujours imaginé avoir un garçon, car je n'ai que des frères, des cousins, et que j'étais également le genre d'enfant à trainer plus avec les garçons qu'avec les filles (bien que je ne portais que des robes haha!). Ça me paraissait logique du coup.
    Mais ma maman étant elle-même un peu garçon manqué dans le caractère, je dois bien avouer qu'elle m'a élevé dans l'optique d'être aussi forte qu'un garçon, de faire autant de choses qu'un garçon et de ne pas me laisser faire, même si je suis une fille. Ce qui fait qu'aujourd'hui, j'ai la chance d'avoir un poste à responsabilités (ou bien sur j'ai eu le droit aux clichés sexiste au fur et à mesure de mon évolution) mais que j'ai eu à force d'efforts et de travail. Je suis d'accord avec toi sur le fait que la vie en générale est plus difficile quand on est de sexe féminin. Mais dieu merci, j'ai reçu une éducation qui ne m'a jamais fait sentir "inférieure" au sexe masculin.

    Et c'est pour ça que je m'estime très chanceuse d'attendre une petite fille, car je vais pouvoir à mon tour donner cette force de caractère à ma fille pour qu'elle puisse toujours s'en sortir, même si elle "n'est qu'une fille". Lui apprendre que non, il n'y a pas de problèmes à jouer aux voitures au lieu de la poupée, de ne pas avoir honte d'avoir ses règles (car je trouve que c'est encore un problème aujourd'hui), et de ne pas se laisser "diminuer" car c'est une fille.

    La nature fait bien les choses, et j'imagine qu'un jour nous pourrons choisir le sexe de notre enfant lors de sa conception, ce que je trouve bien dommage car la magie de la maternité vient aussi de cette surprise à mon sens.

    Enfin, j'ai beaucoup aimé cet article comme tu peux le constater, et je te fais des bisous à toi et toute ta petite famille :)

    Tiphanie

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  17. Coucou Melissa !

    Je comprends le fond de ton article. Et puis c'est vrai, c'est plus simple d'être un garçon.

    Je sais que j'avais peur aussi d'avoir une fille vu la relation compliqué que j'ai eu (et qui l'est encore aujourd'hui d'ailleurs) avec ma mère.
    Déjà j'avais peur de reproduire ses erreurs, mais encore plus si ça avait été une fille .

    C'est vrai que ça a été un soulagement dans le fond que ça soit un garçon.
    Même si le plus gros soulagement après avoir su que j'étais enceinte c'était de voir que notre bébé tant désiré était en bonne santé =).
    Mais je pense que l'envie d'avoir une fille ou un garçon est à 90% du à notre passé en tant qu'enfant , qu'on l'admette ou non.

    Merci de t'être livré sans détour comme tu le fais si bien !

    Bises

    Bénédicte

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  18. Bonjour Mélissa.


    Ton article me parle pas mal sur plein de points. Et je viens d'accoucher de mon deuxième garçon. Je me suis toujours imaginée avoir un garçon et une fille ... Mais quand le test de grossesse de mon deuxième s'est avéré positif j'ai eu envie d'avoir une deuxième garçon ... Meme si mon mari s'est toujours rêvé une fille.
    Quand on a annoncé la grossesse, tous le monde esperait une fille et ne comprenaient pas ma préférence pour un garçon. Quand on a annoncé un garçon on nous a demandé si on etaient pas trop déçus... Alors que meme mon mari pensait au fond de lui quon aurait un second garçon et etait mort de rire en decouvant que c'etait le cas. En gros nous etions heureux d'accueillir notre deuxieme bébé. Et les autres etaient désolés pour nous de ne pas avoir de fille alors qu'il n'y avait pas lieu d'etre désolé. Maintenant que notre fils et là, c'est "vous allez faire le troisième pour tenter la fille !" et ca me gonfle t'imagine pas... J'ai peur d'avoir cette pression, cette ambiance de merde si un jour on decide d'avoir un troisième. J'ai été vachement déçue de la reaction de l'entourage pour ce deuxieme bébé. Pas tous le monde encore heureux ! Mais bon ca m'a fait mal dans mon coeur de maman.


    Bises à vous 5 !

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  19. Coucou Mélissa,
    Bon, autant le passage relation compliquée avec la mère donc pas envie de fille je peux comprendre.
    Autant le reste je trouve un peu tiré par les cheveux.
    Comme de dire je veux pas de garçon parce que la plupart des violeurs donc des hommes et la plupart des gens en prison sont des hommes. C'est tiré par les cheveux.
    Je pense que cestc à nous en tant que parent de changer les stéréotypes, a nous d'apprendre a nos enfants que peu importe le sexe, on peut être ce que l'on veut et faire ce que l'on veut.
    J'ai un garçon et une fille. Les deux font ce qu'ils aiment, s'habillent comme ils veulent, font les activités qu'ils préfèrent. Mais les deux sont élevés de la même façon : On aide a la maison, on apprend a faire la cuisine et le ménage, on respecte les autres ET on est féministes ! Oui. Ça a été dit dans un commentaire plus haut, mais ma sœur faisant une these Sur le féminisme, on baigne un peu dedans : être féministe c'est simplement vouloir l'égalité des droits entre les hommes et les femmes. Mon mec est féministe et il l'était avant de me rencontrer !
    Bref, ma réponse est brouillon mais pour finir, si petit troiz il y a, je pense ne même pas demander à savoir le sexe à l'avance car peu importe, finalement, il n'y a pas de différence fondamentale entre garçon et fille, tout est affaire de personnalité, plutôt. Xx de London!

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  20. Coucou Mélissa,
    Bon, autant le passage relation compliquée avec la mère donc pas envie de fille je peux comprendre.
    Autant le reste je trouve un peu tiré par les cheveux.
    Comme de dire je veux pas de garçon parce que la plupart des violeurs donc des hommes et la plupart des gens en prison sont des hommes. C'est tiré par les cheveux.
    Je pense que cestc à nous en tant que parent de changer les stéréotypes, a nous d'apprendre a nos enfants que peu importe le sexe, on peut être ce que l'on veut et faire ce que l'on veut.
    J'ai un garçon et une fille. Les deux font ce qu'ils aiment, s'habillent comme ils veulent, font les activités qu'ils préfèrent. Mais les deux sont élevés de la même façon : On aide a la maison, on apprend a faire la cuisine et le ménage, on respecte les autres ET on est féministes ! Oui. Ça a été dit dans un commentaire plus haut, mais ma sœur faisant une these Sur le féminisme, on baigne un peu dedans : être féministe c'est simplement vouloir l'égalité des droits entre les hommes et les femmes. Mon mec est féministe et il l'était avant de me rencontrer !
    Bref, ma réponse est brouillon mais pour finir, si petit troiz il y a, je pense ne même pas demander à savoir le sexe à l'avance car peu importe, finalement, il n'y a pas de différence fondamentale entre garçon et fille, tout est affaire de personnalité, plutôt. Xx de London!

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  21. Coucou Melissa,
    Un bel article. Une fois de plus on constate que notre personnalité et notre passé influence nos préférences quand on est enceinte.

    En raison de la relation conflictuelle de ma mère et de mon petit frère, ayant 10 ans de différence avec lui, je me souviens tres bien de l’évolution de leur relation et des difficultés que ma mère a eu avec lui des son plus jeune age. Malheureusement aujourd'hui il a 18 ans et elle ne s'est jamais arrangée, ils n'arrivent pas à communiquer, c'est a peine si on peut penser qu'il y ait de l'affection.

    Ainsi quand j'ai découvert ma grossesse, j'avais peur d'avoir un garçon, peur que notre relation soit aussi conflictuelle, peur d'en souffrir. Quand j'ai appris le sexe de mon bébé, j'en ai pleuré tellement j’étais déçue... J'ai honte de le dire car des que je l'ai pris dans mes bras je l'ai aime, je ne me posais plus de question. Maintenant mon petit garçon de 4 ans et je l'aime plus que tout. J'ai même du mal à m'imaginer avec une fille comme je vois les autres mères et leur fille. Quant au fait de genrer les enfants, je ne suis pas pour, il est libre de jouer à et d'aimer ce qu'il veut. Si j'avais eu une fille, une chose est sure, sa garde de robe ne se limiterait pas à du rose.

    Bref, garçon ou fille, le plus important c'est que l'enfant soit en bonne sante, même si je peux comprendre que ceux qui ont déjà 2 filles ou 2 garçons aimeraient tenter une troisième pour avoir le choix du roi comme on dit.

    Eva (frenchynipp0n)

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  22. Bonjour Mélissa,

    Tout d'abord, sache que je suis ton blog depuis un petit moment et que j'en apprécie globalement le contenu. Pour diverses raisons, je ne commente habituellement pas tes articles mais celui-ci (plus précisément, certains passages de celui-ci) m'a quelque peu interpelée et je m'interroge : comment le monde peut-il changer et devenir moins difficile pour les petites filles/femmes lorsqu'une femme, elle-même, véhicule ce type de cliché ?
    -> "Les hommes se prennent généralement moins la tête pour s'habiller, n'ont pour la grande majorité pas besoin de passer trois plombes à se coiffer ou se maquiller" (je connais un bon nombre d'hommes qui prennent autant, voire plus de temps que moi pour se préparer/choisir leurs vêtements) ou encore "Pendant que la plupart des nanas de 16 ans lisaient, draguaient ou bavardaient chiffons et "Les Frères Scott" (bouuuh, je fais encore des généralités, mais une fois de plus c'est jamais qu'un constat)". Vas-tu transmettre ces idées à tes fils ?
    Avec des généralités, on peut diffuser tout un tas d'idées du même acabit et ça n'est pas très sympathique pour les filles/femmes... Et puis, selon moi, on ne fait pas de constat avec des généralités.

    Pour ce qui est de l'environnement professionnel, il peut effectivement être hostile aux femmes mais les chose tendent à changer et à évoluer. Même les politiques se sont penchés sur la question et ont fait une loi en ce sens... ça ne résoudra pas tout, le chemin est encore long mais c'est un début.

    Je comprends ton point de vue et tes idées (même si je ne suis pas ok sur tout, ce qui est normal car nous avons toutes et tous notre vécu et nos sensibilités) mais, comme tu le sais, en tant "qu'influenceuse", ton opinion a plus de visibilité que d'autres et n'a donc pas le même impact. Si toutes les influenceuses publiaient ce type de phrases/d'idées (je précise encore une fois que je pense à celles citées plus haut dans mon commentaire et non à l'intégralité de l'article), nous n'irions pas nécessairement dans le bon sens.
    Tu as probablement entendu le discours "HeForShe" de Emma Watson aux Nations Unies, si un jour tu as un peu de temps, vas le voir (https://www.youtube.com/watch?v=gkjW9PZBRfk) ; il est très inspirant !

    Bonne continuation ! :)

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  23. J'ai deux garçons et je crois que j'aurai pu écrire cet article. Je n'en tire pas une grand fierté mais clairement, quand je vois la condition des femmes - et même si je suis la première à militer pour qu'elle s'améliore - je suis égoïstement contente de savoir que la vie sera sans doute plus facile pour mes enfants. Cela dit, je compte sur eux pour rétablir l'égalité (et mes belles filles me remercieront - enfin j'espère ;-))

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  24. Coucou Melissa,
    Je comprend tout ce que tu dit et j'irais même plus loin que toi d'ailleurs. Je suis actuellement enceinte et c'est une petite fille. Une petite fille en très bonne santé nous sommes comblé. Après 3ans d'essai infructueux, les examens (pas sympa), les résultats qui était bon mais sa ne marchait toujours pas, quand le + est enfin arrivé là seul chose qu'on c'est dit :"pourvu que le bébé soit en bonne santé" et c'est le cas. Malgré tout ça, je me suis toujours imaginé (si j'avais des enfants) que j'aurais un garçon. Comme toi (voir même pire) la relation que j'entretiens avec ma mère est très compliquée même à l'heure actuelle. Aucun point commun, un passé très compliqué bref ... Puis ce problème de la femme et son image dans notre société. Et enfin et plus grave peut être la peur de la jalouser. De la relation qu'elle pourra avoir avec son père, de ne pas trouver ma place entre eux 2. Évidemment de ne pas être une bonne mère ... Alors qu'avec un petit garçon sa me paraissait beaucoup plus simple.
    Aujourd'hui j'accepte pleinement le fait que j'attends une petite fille et je me dit qu'avec le soutien de mon conjoint je ferait tout pour qu'elle soit heureuse et pour que notre relation soit la plus belle possible !

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  25. J'arrive après la guerre, mais je l'ai enfin lu, cet article ! aha. Pour ma part si je pouvais choisir je choisirai fille, déjà d'une part parce que j'ai le profond sentiment depuis que je suis petite que j'aurai une fille, j'ai souvent des flash, je me vois avec une fille. Je pense que cette intuition (et cette envie) est aussi le fruit de ma relation avec ma nièce, j'avais 9 ans quand elle est née, je m'en suis occupée davantage comme une "petite maman" que d'une tante ou d'une sœur, elle me faisait énormément craquée, et aujourd'hui alors qu'elle vient d'avoir 17 ans, je la regarde avec tendresse en me disant combien elle a grandi. J'aimerai revivre ça avec ma fille, mais si j'ai un garçon bien sûr que je l'aimerai tout autant, autant que j'aime mes neveux, c'est juste différent d'un point de vu de mon histoire avec l'un et l'autre. En tous cas je suis complètement d'accord avec toi, ne jamais faire d'enfant pour essayer d'avoir un sexe ou l'autre, les bébés en font toujours les frais ! (ma grand mère voulait un garçon quand elle a eu ma mère, et leur relation a toujours été très difficile car elle ne lui a jamais caché sa déception, ma mère en a souffert pendant quasiment toute sa vie....)

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