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lundi 5 novembre 2018

Mon corps, ce héros.



Je n'avais pas tout à fait prévu de revenir de cette façon sur le blog, mais dès le lendemain de mon accouchement cela m'a semblé évident : je devais absolument rédiger cet article. Pour la première fois de ma vie, j'étais fière de mon corps. Pour la première fois de ma vie, moi qui avais vécu des années de complexes divers et variés, avec des périodes d'accalmie, certes, mais qui trouvais toujours quelque chose à redire de mon relfet, je me suis réveillée avec l'impression nouvelle que mon corps avait accompli des prouesses sur lesquelles je ne devais absolument pas fermer les yeux.


Je te raconterai mon accouchement (sans péridurale et à la maison) prochainement, mais un détail est ressorti de cette troisième naissance : presque tout du long, c'était comme si mon corps et mon esprit étaient dissociés. C'était comme si je me regardais de loin, comme si je n'avais plus de pouvoir sur mes sensations, comme si je ne maîtrisais plus mes réactions à la fatigue, à la douleur. Tout au long de cette troisième naissance, pour je ne sais quelle raison - même si j'ai quelques théories - j'ai observé mon corps se faire malmener comme jamais auparavant, et dès les heures qui ont suivi, je l'ai vu s'en remettre si incroyablement que je n'en reviens toujours pas.


  • Une fin de grossesse compliquée


Je reviendrai sur mon 9e mois de grossesse bientôt, mais ça a clairement été, et de mes trois grossesses, le pire. Mes enfants ont été malades (= nuits blanches à les veiller, RDV chez le médecin et tutti quanti), m'ont refilé leur virus qui a dégénéré en sinusite infectieuse chez moi (= impossible de respirer par le nez pendant une dizaine de jours, c'est à dire que mon sommeil a été considérablement altéré), je me suis donc retrouvée sous traitement antibiotique avec pour effet secondaire de me vider comme si j'avais une gastro (au point qu'au lieu de grossir j'ai perdu 1kg), j'ai quasiment perdu l'audition de l'oreille gauche pendant une bonne quinzaine de jours, et cerise sur le gâteau, bébé est descendu si bas et si tôt dans mon bassin que je me suis retrouvée avec la sensation qu'on me cognait perpétuellement sur le coccyx de l'intérieur - autant te dire que la douleur est plutôt intenable et évidemment c'était pire encore la nuit. Le pompon, c'est que la nuit précédant mon accouchement, à cause de cette douleur justement, j'ai passé une nuit blanche - dans le genre totale, hein, si j'ai dormi 30 ou 45 min c'est un maximum. Et bébé est né (avec 3 jours de retard sur la date de mon terme) peu avant 7h du matin, autant te dire donc que c'était ma 2e nuit sans sommeil ; on ne peut donc pas dire que les conditions aient été des plus adaptées pour être en forme avant le grand marathon, vois-tu. Alors aux rares sur les réseaux qui m'ont pointée du doigt en me disant que je devrais me réjouir plutôt que m'en plaindre quand je disais avoir hâte d'accoucher, j'ai envie de dire... ça vous tente ?


  • Une douleur que je n'avais jamais connue


Là encore je m'attarderai sur le détail et les circonstances de mon accouchement dans une vidéo dédiée, mais pour aller droit au but : jamais je n'avais ressenti une telle douleur. Je pense que pour ce troisième bébé, j'ai ressenti la douleur des contractions comme doublement supérieure à celle dont je me souviens pour mes premiers et ça s'est manifesté de diverses façons plutôt flippantes - étourdissements, tremblements, jambes qui lâchent et j'en passe. J'ai cru perdre pied et connaissance, j'ai été effrayée voire paniquée à plusieurs reprises tant je ne m'attendais pas à ça. La raison à tout cela me semble évidente : j'étais physiquement éreintée et je n'avais pas mangé tant je n'étais pas dans mon assiette (ouhou, jeu de mots quand tu nous tiens...). Je manquais tant de forces physiques que le mental n'a pas pu prendre le relai. Cet accouchement a duré environ 5h30, ce qui est ma foi très court quand on y pense, mais je peux dire sans vergogne que ça a pas été du gâteau : j'ai douillé comme jamais, vraiment.




  • Une récupération spectaculaire



Déjà, je n'ai pas eu de points. Alors que j'en avais eu pour mes deux premiers (des points, pas d'épisiotomie, c'est déjà ça tu me diras), là, niente. Si l'accouchement en général a été bien costaud, l'expulsion, elle, a été plutôt douce et la sage-femme m'a accompagnée de sorte que je puisse pousser sans forcer sur mon périnée, qui en est donc sorti indemne, sans même une déchirure. Première victoire, puisque depuis je n'ai rien eu à faire : ni douleur, ni suture, ni inconfort.

Ensuite, le jour-même, par je ne sais quel miracle, je me suis soudain retrouvée en forme, dotée d'une énergie nouvelle que je n'aurais jamais suspectée de pouvoir exister après deux nuits blanches dont une à énormément souffrir. Mais non. Mon corps s'est relevé, comme s'il voulait me prouver que la ressource, il l'avait. Une heure à peine après la délivrance, comme c'était le matin et que je me sentais un peu poisseuse d'avoir sué sang et eau toute la nuit, j'ai demandé à la sage-femme si je pouvais prendre une douche. J'ai passé 15 étranges minutes à me laver sous un jet d'eau très chaude, à toucher mon ventre tout à coup vide, à redécouvrir la sensation d'un bassin "libre" et celle de me sentir légère et de ne pas avoir à forcément m'asseoir dans le bac à douche (ce qui était mon quotidien depuis des semaines vu le poids de mon ventre). Je suis sortie, j'ai séché ma peau, mis ma crème de jour comme si de rien n'était, et même si ça faisait à peu près 48h que je n'avais pas fermé l'oeil, je me suis subitement sentie dotée d'une énergie folle, je me suis éveillée pour de bon, un large sourire aux lèvres, trop heureuse d'avoir mon bébé tout neuf dans les bras de son papa de l'autre côté de la porte, trop fière d'avoir été au bout de cette épreuve. Cette énergie n'a pas décru depuis, mon mari (qui pourtant ne se réveille pas toutes les nuits comme je gère à peu près toujours moi-même les tétées et les couches nocturnes) a l'air plus claqué que moi, c'est à ne rien y comprendre. Le plus dur finalement ces jours-ci c'est de ne pas oublier que j'ai accouché si récemment et que je dois me ménager - j'ai tellement la pêche que j'ai envie de multiplier les activités et que je pourrais vite en oublier de me (re)poser.




Et puis, il y a eu ce ventre qui a dégonflé vite, très vite. Tellement vite que j'ai eu du mal à y croire d'ailleurs : quand je me suis pesée le jour-même, j'avais déjà perdu 4,5kg sur les 8kg de grossesse que j'avais pris. Au moment où j'écris ces lignes, environ une semaine plus tard, il ne m'en reste que deux, et mon ventre, même s'il n'est pas plat du tout (il ne l'a jamais vraiment été à vrai dire), s'est toutefois si vite remis en place que je reporte sans peine mes pantalons d'avant grossesse (merci le jean taille haute qui fait genre que j'ai des abdos alors que faut pas pousser mémé non plus hein...). Oh je ne dis pas ça pour complexer les autres mamans qui me suivent et n'ont pas cette chance, parce que j'ai bien conscience que c'est une chance. Justement ça me surprend, parce que pour mon premier par exemple, j'avais eu l'air enceinte pendant plusieurs semaines après l'accouchement. Qui plus est, pour un troisième enfant, je m'attendais à ce que ça prenne encore plus de temps. Pourtant là, c'est très différent, et à vrai dire je ne sais pas comment l'expliquer mais évidemment je suis plutôt ravie !

Je peux remercier ma peau aussi, parce que bien qu'elles se soient beaucoup développées sur les 2 dernières semaines de grossesse, mes vergetures sont reparties à toute allure. Moi qui commençais à vraiment pester sur la fin parce que ma grossesse se prolongeait et que ma peau était de plus en plus sollicitée et étirée (clairement pour moi qui avais eu mes premiers 7 et 10 jours en avance, dépasser le terme de 3 jours ça a été une expérience aussi inédite qu'interminable), j'ai remarqué dès le lendemain que mes vergetures disparaissaient. J'ai bien sûr continué de me badigeonner ces zones à grand renfort d'huiles et de sérums spécifiques, et je peux te dire qu'au moment où je te parle, elles ont quasiment totalement disparu. La seule trace vraiment évidente de cette toute récente grossesse sur mon ventre, à l'heure actuelle, c'est la linea nigra qui se voit encore beaucoup. Mais le reste c'est presque de l'histoire ancienne et là encore, c'est la première fois que je vois les vergetures s'effacer aussi vite.

Finalement quand on parle de post partum, il y a aussi les lochies (pertes de sang - utérus qui se "nettoie") qui cette fois n'auront duré que 5 ou 6 jours (alors que ça peut durer jusqu'à 6 semaines, tout de même...). Il y a eu également les crevasses (blessures du mamelon suite au démarrage de l'allaitement) qui cette fois-ci sont bien moins méchantes que pour le Petit Coeur - il ne m'en reste qu'une à un sein qui me fait encore bien mal à chaque tétée mais c'est de la gnognote comparé à celles que j'avais connues jadis. Il me reste aussi une montée de lait XXL (ça c'est pas nouveau) à maîtriser mais là encore, ni engorgement ni mastite à l'horizon - sans doute que pour le coup l'expérience aide beaucoup vu que je sais comment gérer tout ça alors que j'étais bien plus novice pour mes aînés.




  • Surprise mais reconnaissante



Bref, ce troisième accouchement ça a été le plus hard-core de tous, et aussi étrange que ça puisse paraître, c'est celui dont je me remets avec le plus de facilité et de rapidité. C'était il y a un peu plus d'une semaine et pourtant je me sens déjà à mille lieues de ma grossesse, je commence déjà à oublier les sensations qui allaient avec. Surtout, je suis bluffée par ce corps que j'ai passé plus de temps à dénigrer qu'à apprécier ces 28 dernières années. J'avais toujours quelque chose à redire : nez trop crochu, ventre pas assez plat, cou fuyant, épaules trop larges, hanches trop étroites, peau trop capricieuse... même mes orteils en ont pris pour leur grade quand j'étais plus jeune, au point que je ne portais jamais de nus-pieds.

Mais quand je vois les prouesses qu'il a accomplies tout récemment, je suis remplie de gratitude. Je me dis que c'est exceptionnel, qu'avec toute cette fatigue et toute cette douleur je pourrais être dans un état lamentable, alors que non. Contre toute attente, sans doute porté par mon coeur débordant littéralement d'amour et de bonheur, mon corps se remet, mieux et plus vite qu'il ne l'a jamais fait. Et je tenais à l'écrire ici pour m'en rappeler, et peut-être pour me relire les jours où je me trouverai de nouveau trop comme ceci ou pas assez comme cela. Je tenais aussi à l'écrire pour rappeler à toutes ces mamans qui ont donné la vie, peu importe comment ça s'est passé et la vitesse à laquelle elles s'en sont remises, que même si c'est comme ça depuis que le monde est monde, accoucher, c'est un exploit, c'est un dépassement de soi, c'est loin d'être anodin. Et pour ça, notre corps mérite des éloges.



  • Un héros, à n'en pas douter.



Je parle de mon corps et pas de moi, c'est ça qui m'étonne le plus, parce que, vraiment, j'ai compris grâce à cet accouchement que corps et esprit ne sont pas toujours aussi fusionnels et en harmonie qu'on le pense, qu'il y a comme une sorte de soupape qui claque quand on dépasse le seuil d'épuisement et de douleur tolérable, une soupape qui dissocie tout ça le temps que l'orage passe.

Je parle de mon corps et pas de moi parce que même si mentalement j'ai tenu le coup et suis restée lucide pendant cet accouchement, je n'avais plus de prise sur mes réactions physiques.

Je parle de mon corps et pas de moi parce que juste après avoir pris mon bébé dans les bras pour la première fois, j'en étais à me dire qu'il me faudrait des semaines pour m'en remettre tant ça avait été éprouvant, alors que, si paradoxalement, ça a été tout l'inverse.

Je parle de mon corps et pas de moi, parce que, indéniablement, cette fois-ci, ça a été lui, le héros.


Et toi ?

Ton corps, en quoi t'a-t-il déjà bluffée ?



Golden Wendy


32 commentaires:

  1. Hello!!
    Je crois que tu viens de grandir/murir d'un coup. Une révélation ;)
    Sinon...j'espère avoir autant de chance que toi. Je viens d'apprendre que j'etais enceinte (5SA (France)) :)

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  2. Il est rare que je commente, simplement parce que cela n'est pas un reflexe.
    Mais alors là... J'en ai ressenti le besoin des les premiers paragraphes.

    Merci, merci, merci pour ce partage, il arrive pour mois a quelques petites semaines de mon deuxième accouchement et même si je peux déjà te dire que tu y es pour beaucoup dans ma démarche d'accouchement naturel, la tu viens de m'injecter un véritable shoot de confiance en mon corps ! Merci de partager sans filtre cette grossesse et ce grand miracle de la vie qu'c'est la naissance. Je n'ai que peu ou pas commenté ton compte IG toujours carne n'ai pas ce réflexe mais ta photo post accouchement avec ta tête pose sur l'épaule de ton mari illustre à la perfection cette gratitude que tu nous transmet aujourd'hui dans ton texte, et celle-ci je ne suis pas peu fière de l'avoir commenté. Longue vie à votre famille ! Chaleureusement.

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  3. Mon deuxième accouchement a eu lieu dans la semaine dernière, j’avais beaucoup d’aprehension pour l’accouchement et le post partum puisque j’avais vraiment douillet pour mon premier. Aujourd’hui, je suis fière de moi, je suis une maman heureuse et en pleine forme, pendant cet accouchement, j’ai vraiment réaliser que le mentalement était fondamental pour un événement comme l’accouchement. J’ai était surpris de ma force et de mon esprit. Merci Golden wendy, pour tes articles et tes vidéos, et encore félicitations pour ce petit renard ��.

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  4. Encore un très joli article. Chaque accouchement est tellement différent. Encore toutes mes félicitations pour votre adorable petit renard. Profites à fond de cette nouvelle vie.

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  5. Coucou Melissa,

    Tes mots sont très touchant. Le corps a des ressources insoupçonnées. Et on a souvent tendance à l'oublier, c'est bien dommage. En tout cas, en lisant tes lignes, on voit qu'il a été héroïque et à quel point il peut nous emmener loin.
    Cette grossesse aura finalement été bien différente des autres, petit renard en "retard" de 3 jours, plus de douleurs, mais au final moins épuisé. Comme quoi, on ne peut pas vraiment savoir à quoi s'attendre.

    Belle journée à toi,
    Bisous,
    Lauriane

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  6. J’adore ton article. J’ai accouché il y a bientôt 9 mois et justement hier encore, en m’habillant, je me voit dans le miroir avec mon ventre pas du tout plat et mes seins dégonflés (post allaitemment ahah) et je me surprends a penser que je ne suis pas si mal et fiere que mon corps ai porté mon bébé. Presque reconnaissante d’avoir gardé si bien au chaud 9 mois mon loulou et avoir fait de moi une maman. Comme quoi, notre corps peut nous surprendre et nous faire de beau cadeau ��
    Encore felicitations pour ce petit bébé.
    Bise
    Caroline

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  7. Wouah ! Félicitations pour petit Renard. Et félicitations pour ton corp, lire tes mots donne du réconfort. Moi qui n'est pas encore d'enfants je suis ravie de voir que ça peut se passer comme cela.
    En tout cas félicitations pour tout ça et pour ta force !

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  8. Hello Mélissa!
    Tout d'abord bravo pour ton article. Je comprend que tu aies ressenti le besoin de partager tout cela sur ton blog. En effet le corps peut être si surprenant parfois! Et la, le tien a accompli des prouesses! La mémoire du corps est aussu quelque chose de stupéfiant. La on dirait que le tien a accompli quelque chose de si normal et naturel qu'il savait comment reprendre tout de suite sa place! En effet c'est une chance et je trouve ça beau que tu partages tout cela avec nous.
    Repose toi bien quand même 😊

    Amicalement,
    Lilmok

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  9. Coucou !
    Très beau texte, comme toujours. Moi, je dois dire que mon corps me surprend lorsque je tiens encore debout alors que ça fait plusieurs jours que je fais des insomnies, quand je sors d’une seance de sport très intense même pas essoufflée, et quand il me dit « bon là par contre va falloir te calmer, si tu veux pas t’arreter, bah moi je vais t’arrêter », hihi. Et je suis bien d’accord pour la dissociation corps et esprit et même si ça n’a rien avoir avec un accouchement et les douleurs qui vont avec puisque tu ne maîtrisais aucun de ces paramètres, je pense que même lorsqu’on ne s’écoute pas ( je parle sutout du surmenage), notre corps fini par pousser un grand cri pour qu’on se mette enfin à l’écouter et à le respecter. Perso, ça s’est fini en burnout l’été dernier et c’est de loin l’expérience la plus horrible de toute ma vie mais je suis contente que mon corps m’ai fais la gueule quelques semaines, maintenant corps et esprit sont amis ��✨

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  10. Bravo pour ce merveilleux message !
    Il est très puissant, il fait énormément de bien. Merci de retranscrire cette expérience formidable avec une plume aussi délicate. J'ai également ressenti ce profond sentiment de gratitude envers mon corps pour mes deux grossesses. J'ai également partagé cette sensation que tu décris lors de la première douche après l'accouchement. Bravo pour ce travail d'écriture qui permet de nous faire revivre avec une incroyable authenticité ces moments délicieux de la vie. Félicitation pour ce bel accouchement, pour ce message d'amour envers ton corps qui fait beaucoup de bien et bienvenu à ton petit ange 😘
    Merveilleuse journée à toute la famille,
    Marion

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  11. mille mercis Melissa pour ce sublime article qui m'a mis des frissons partout ☺
    je ne commente que très rarement, mais là je m'en suis sentie obligée.
    Mille mercis ❤

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  12. Coucou Mélissa,
    Qu'est-ce que j'aime te lire!
    Encore une fois toutes mes félicitations pour ce très beau bébé!

    Pour ma part, c'est aussi l'accouchement de mon dernier bébé qui a été éprouvant pour moi.
    Je n'ai pas eu de péridurale, mais ce n'était pas un choix de ma part, c'est tout simplement parce que c'était "trop tard"... quand j'ai compris que non, les douleurs n'allaient pas s'estomper, qu'on allait pas me soulager, clairement j'ai paniqué. J'ai cru que je n'y arriverai pas. D'autant plus que tout au long de ma grossesse, accoucher sans péridurale n'avait jamais été envisagé, ne serai-ce qu'une seconde, dans ma tête. Et il est vrai qu'on ne m'en a pas vraiment parlé non plus, de ce "risque". J'aurai pu me preparer bien mieux que ça, appréhender cette douleur bien mieux que ça.
    Après la panique est venue la colère et je dirai même l'hystérie. Moi-même si pudique avec mes émotions, ma douleur, je n'ai pu faire autrement que d'hurler, hurler, hurler jusqu'à ce que bébé sorte. L'expulsion, comme tu dis, a été la délivrance. J'étais éprouvée mais soulagée, et aussi fière de l'avoir fait. Et c'est vrai que, contrairement à l'accouchement de mon aîné avec péridurale, j'ai été bluffée de la récupération de mon corps! J'ai pu me lever et comme toi me doucher une heure après. 48 heures après, j'ai pu rentrer chez moi avec mon bébé. J'ai trouvé ça magique. Je garde quand même un souvenir douloureux de cet accouchement, mais il est vrai que mon corps en sort grandit, avec de plus belles formes, et je suis fière de la prouesse qu'il a été capable de réaliser. Se déformer, et se réformer pour laisser place à la nouvelle femme que je suis devenue.

    En tout cas merci pour tout ce que tu partages, c'est tellement bienveiliant et agréable à lire.

    Gros bisous à toute ta grande famille! Et tout particulièrement à toi, jolie Maman!

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  13. (commentaire 1/2)
    Bonjour Melissa !

    Me revoici en commentaire, après quelques mois d'absence.
    Je te lis, toujours. Ce matin, alors que j'étais déjà en route pour me rendre au bureau, j'ai même garée ma voiture sur un parking pour lire ton article, avant de reprendre la route. C'est dire si j'aime te suivre.
    Laisser un commentaire est toujours très chronophage pour moi, moi qui blablate beaucoup, alors parfois, la vie me rattrape, le temps suit une cadence trop soutenue, et je ne commente plus. Mais je suis toujours là, vois-tu. En sous-marin, haha !!! (hashtag : #jesuisunespion).

    Bref.
    Cet article m'a tellement touchée, Melissa ! Que tu as bien fait de l'écrire !

    Déjà, je suis désolée que la fin de la grossesse ait été si éprouvante pour toi, et que l'accouchement ait été si douloureux.
    Tu accentues toujours ce qui est beau, donc personne ne pouvait se douter de tous les tracas que tu as subis quelques jours et quelques semaines avant la naissance de ton fils. Néanmoins, je suis contente de ne pas faire partie de celles qui t'ont dit de profiter des derniers instants. La maternité est pleine de dualité, je suis certaine qu'au fond de toi, tu as ressenti aussi bien une immense lassitude, voire un sérieux ras-le-bol, mais en même temps tu savais que tu serais nostalgique plus tard. Dire de profiter à des personnes qui ne sont peut-être pas exactement en mesure de profiter, pour tout un tas de raisons, c'est très culpabilisant... Et personne n'a réellement besoin de ça, n'est-ce pas ?
    Je lis que tu attribues une partie de la douleur de l'accouchement à l'état d'épuisement physique dans lequel tu te trouvais ; ça ne m'étonne pas. Lorsque j'étais enceinte, j'ai clairement repéré que l'état de fatigue pouvait influencer beaucoup de symptômes physiques, même s'il est parfois difficile de faire le lien et de comprendre le "pourquoi du comment". Exemple : comment ça la fatigue fait que l’on a plus de nausées ? De vomissements ? La fatigue n'influence à priori pas le taux d'hormones dans le sang... Pourtant, c'est bien vrai, les seules fois où j'ai rendu mes repas, c'était lié à une fatigue extrême.

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  14. (commentaire 2/2)
    Ton article me pousse à changer de point de vue sur mon corps vis-à-vis de mon premier accouchement ; je m'explique. A la suite de celui-ci, malgré le fait que je n'ai pas développé de rancunes vis à vis de mon corps, j'ai intégré le fait qu'il m'avait "lâchée". Il ne s'agit pas là d'un terme très élogieux. A. est né par césarienne programmée avant travail, et les suites de couches ont été plutôt infernales. J'ai énormément souffert, et dans ma tête, j'ai eu beaucoup de mal à digérer la souffrance ressentie dans mon corps. Quelque part, j’ai eu du mal à accepter que mon corps puisse me faire souffrir autant. C’est quelque chose que j’ai retenu contre lui, plutôt que de me dire « mon pauvre corps, j’ai souffert le martyre parce tu as souffert le martyre, je devrais t’en plaindre plutôt que de t’en vouloir ! » Maintenant, j’essaie de me dire : ok, j’ai souffert parce que mon corps a souffert, mais aussi, et surtout, parce qu’on ne m’y avait pas préparée et que le mental n’était donc pas là pour prendre le relai (c’est sûr que ça n’aide pas quand tout le monde répète que ça va bien se passer et minimise le truc à l’extrême !), mais mon corps ne m’a pas lâchée. Malgré la naissance qui l’a malmené, malgré une gastro carabinée d’une semaine moins de 15 jours après la naissance de mon enfant, malgré une cicatrisation très, très longue, mon corps, il a tenu le coup, il a nourri mon enfant pendant presque 7 mois, et j’en suis reconnaissante.

    Alors voilà.
    L’effet de ton article, pour moi ce n’est pas un rappel à la bienveillance d’une manière générale, car j’essaie tout le temps d’être cool avec mon corps. C’est pas mon meilleur pote, certes, mais je ne lui inflige pas pire que pendre non plus au quotidien. On se tolère l’un l’autre je crois. Par contre, ton article, il m’aide à twister mon point de vue sur ce qui s’est passé il y a 3 ans. Je suis tout à fait partisane de la pensée selon laquelle on ne change pas le passé, mais on peut changer la façon dont on fait la lumière dessus, l’angle sous lequel on décide de le voir, et c’est exactement ce que ton article me pousse à faire vis-à-vis d’une expérience douloureuse que j’ai traversée. Donc, pour ceci, merci !

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  15. Très beau texte. En esperesp que mon corps se remette aussi bien que le tiens (je suis a 5 petits jours de mon terme), mais je lui laisserais le temps qu'il lui faut si ce n'est pas le cas.
    Pleins de bonheur à vous 5. Ton corps est un heros, et toi la reine de ta petite tribu :)

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  16. Encore un très bel article rempli d’émotions.
    J’en ai eu les larmes aux yeux, ça m’a fait repenser à mon accouchement il y a un peu plus de 6 mois et mon corps pas complètement remis depuis, il me reste toujours 5 kilos en trop, je ne rentre plus dans mes anciens jeans, des vergetures sur le ventre et la poitrine, des douleurs encore présentes...
    Mais quand j’y repense tout ça n’est rien comparé au fait que j’ai porté et mis au monde un être humain qui a fait de moi une maman et qui nous remplit de bonheur !

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  17. Bonjour Mélissa, effectivement notre corps et notre rapport à lui vaste sujet! Il nous enquiquine parfois pour pas grand chose semble t il et est aussi capable de prouesses, l'aspect psychologique est quand même bien important là dedans , ton bonheur y est sans doute pour quelque chose , prends soin de toi tout de même et ménages toi. Le mien je n'y fais souvent pas assez cas mais j'ai souvent peur du retour de bâton... prenez soin de vous, bises.

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  18. Wahou, c’est très touchant et tellement bien écrit. Cela fait réfléchir! L accouchement de mon dernier ressemble énormément au tient...J ai tout fais pour accoucher naturellement sans péridurale ... Aujourd’hui je suis heureuse car j’ai réussi à avoir mon accouchement de rêve mais mon dieu quelles douleurs �� À présent je suis toute fine et je me plains de cette peau sous le nombril disgracieuse... Mais tout comme toi, j avais une énergie incroyable j’ai pu m’occuper de mon fils 2h après l accouchement... un petit point seulement comparer au 18 pour ma fille .... un allaitement au top... et pourtant un baby blues ... Mais en lisant ton article ... je me dis que j’ai eu beaucoup de chance!!! Mon corps a été incroyable!! Limite fascinant à part cette petite peau fripée, une semaine après la naissance de mon dernier impossible de voir que j’avais eu deux enfants... Quand je regarderais mon bidou avec dégoût je penserais à ton article!!�� pleins de bisous et profite ils grandissent vraiment trop vite

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  19. Merci pour cet article qui nous rappelle l'importance de la bienveillance et de la gratitude envers soi-même. Mon premier accouchement approche à grands pas ( plus que 4 semaines grand max ) hier j'ai eu un gros gros coup de mou larmes quasi toute la journée, ça allait mieux au réveil et ton article m'aide également. Avoir confiance C est la clé C est certain.

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  20. Tes mots me parlent terriblement ! J’ai accouché il y a 7 mois maintenant, un premier accouchement, à 36SA. Je ne m’y attendais pas, je n’étais pas prête. J’ai ressenti une gêne bizarre dimanche matin à 10h, j’ai commencé à avoir mal à 11h, j’ai essayé de chronométrer mes contractions en vain, je n’y arrivais pas je ne comprenais pas, à 11h10 c’est devenu à la limite du supportable, on est parti en catastrophe avec mon mari à l’hôpital, quand je suis arrivée on m’a oscultée directement et on m’a emmenée en salle d’accouchement. En effet j’étais à dilatation complète, pas le temps pour la péridurale. Moi qui m’étais rassurée toute ma grossesse à me dire « ça ira, de toute façon tu auras la péridurale » je ne m’y étais pas préparée. La sage femme m’a fait m’allonger sur la table et m’a dit « on va pousser maintenant » mais je n’étais pas prête, il n’y a même pas 2h j’étais endormie dans mon lit, j’avais encore 1 mois devant moi avant de vivre cet accouchement, je ne ressentais pas cette fameuse envie de pousser. J’étais paniquée, je souffrais comme jamais, et j’ai dû laissé faire mon corps car mon esprit n’étais plus là. Je poussais sans y réfléchir, j’écoutais la sage femme, je ne voyais qu’elle, malgré tout l’affolement dans la pièce, mon mari à mes côtés, il n’y avait qu’elle, mon bébé et moi. A 12h10 mon petit Coeur est né, et là tout s’est apaisé. J’étais en état de choc, mon corps tremblait comme jamais mais cet amour naissant pour ce petit être arrivé « de nul part » était plus fort que tout. Pendant l’accouchement, j’ai vraiment accompagné mon corps, comme toi j’ai ressenti que corps et âme étaient dissociés.
    J’ai eu 3 points, qui ne m’ont jamais fait mal. 1h après mon accouchement j’étais debout, je me sentais bien, pendant 1 semaine les sages femmes m’ont proposés des anti douleurs, je n’ai jamais compris pourquoi. J’allais terriblement bien. Mon ventre est également redevenu plat en 1 semaine. Moi qui ai toujours détesté mon corps, comme toi, pas assez comme ci, trop comme ça, maintenant je l’aime et je le remercie. Je le remercie et le respecte d’avoir su créer et donner la vie. Ces hanches trop larges ont permis de faire passer sans encombres mon bébé, ce ventre pas assez plat a su porter la vie, s’agrandir et revenir comme avant, comme si de rien n’était, ces seins trop tombants le sont encore plus qu’avant, mais ils ont permis de nourrir mon bébé pendant 7mois. Ce corps, aux capacités incroyables, je l’aime, je suis fière de lui, je le remercie et j’ai hâte de le voir à nouveau porter la vie <3

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  21. Bonjour Mélissa,

    Bravo à toi pour cet article d'abord qui fait du bien au moral et nous indique que bien que naturel une grossesse et un accouchement ne sont pas anodins pour le corps.

    Les prémices du récit de ton accouchement m’a fait sourire, pas par moquerie, ça non ! Mais pour 4ème accouchement mes 3 « grands » de 4,5 ans - tout juste 3 ans et 18 mois étaient malades vomissement et plus de 40 de fièvre. Et bien entendu mon mari n’etait pas là (team épouse de militaire). J’ai eu la chance d’avoir pour l’occasion une bronchite qui m’empechait de respirer et une conjonctivite arrivée la veille, mes 2 nerfs sciatiques bloqués... et pourtant ça a été mon meilleur accouchement et le post partum au top bien que j’ai aussi les 3 grands à gérer seule of course !

    Alors un grand bravo pour ta résistance durant ce marathon et j’ai vraiment vraiment hâte de voir ta vidéo à propos de ton accouchement.
    Je vous embrasse tous les 5
    Morgane

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  22. Eh ben, vous m'avez mis la larme à l’œil et donné l'envie de retomber enceinte loll
    Très belle plume!!!

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  23. Merci pour ce partage.
    Je me suis revu à mon accouchement avec ce que tu as raconté. Et même si j'ai réussi à être assez vite "en forme", j'ai eu du mal avec mon nouveau corps.
    Encore pire post allaitement.
    Je commence seulement à accepter mon nouveau corps de femme qui est passé par la case maman, mais j'avoue que c'est encore dur parfois.

    Du coup grâce à ton article, quand j'aurai des coup de blues, des coups de mou en voyant mon reflet, je repenserai à ce que tu as dis. Qu'après tout il est devenu comme ça parce que j'ai donné la vie et qu'au lieu de ne pas l'aimer, je devrais plutôt le remercier =).

    Prends soin de toi

    Bisous

    Bénédicte

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  24. Bravo pour ton accouchement, et félicitations pour cette nouvelle vie à 5!
    j'attaque mon 6eme mois. Je suis exténuée, par le boulo, mon petit de deux ans bientôt, la gestion de la maison et tout... Et je me demande comment je tiens. Effectivement notre Corps est un héros, on ne se rend pas compte du boulo qu'il fait. Je trouve ton article très beau, et surtout très positif car enceinte on a besoin de ce genre de témoignages, qui nous montre que même quand on est à bout, ce corps nous révèle des ressources qu'on ne soupçonne pas ��

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  25. Merci Mélissa pour ce belle article pleins de bienveillance pour nos corps ! Il est toujours difficile de s’accepter, mais il faut parfois laisser couler pour mieux s'accepter. Et puis, pour ce ventre qui se remet si vite, sache que le corps a une mémoire et au troisième justement, il sait exactement ce qu’il a à faire et où il doit se placer :)

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  26. Quel magnifique billet... Le corps d'une femme pendant un accouchement, quel héros ! Je suis bien d'accord ! Quelle nature !
    En tous cas, j'espère que ça va bien pour vous 5 et que l'accouchement a domicile vous a plu :)

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  27. Très bel article. Cela prouve bien, que notre corps peut nous surprendre, dans le bon sens! Le temps et les expériences modifient notre rapport au corps, c'est sûr. Et l'accepter tel qu'il est, est aussi difficile que libérateur!
    C'est un plaisir de te suivre, merci de partager ta vie de maman, de femme. Étant enceinte, tout ceci me rassure.
    Au plaisir de te lire.

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  28. C'est la première fois que je lit un de tes articles je l'avoue �� je t'ai connu sur youtube au moment où tu étais enceinte de tin deuxième enfant puis je t'ai suivi par la suite sur insta. Mais là ta storie m'a interpellé. Très beau témoignage �� je pense que maintenant je lirai chacun de tes articles. J'ai 26 ans et j'ai eu mon fils il y a maintenant 1 an. Pour moi c'était un accouchement basique salle d'accouchement péri épisio... mais je lai très bien vécu car je n'ai pas vraiment souffert.la douleur était là mais j'arrivai à contrôler mentalement on va dire. Pour le post partum ça a été mon ventre a vite dégonfler. Ce qui m'a étonné de la part de mon corps.
    Merci de ton témoignage. ��

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  29. Très belle article! Et c’est sans surprise que je peux dire que mon corps m’a aussi bluffé pour mon accouchement. Je dis mon et pas mes, alors que j’ai accouché 2 fois, parce que pour mon 1er accouchement, après une grossesse idyllique, j’ai été déclenché 2 semaines avant terme parce que ma fille ne supportait pas les contractions et mon corps n’étais pas prêt à cet accouchement, c’est comme si pendant 3 jours, malgré les contractions, il luttait pour ne pas laisser sortir le bébé qu’il abritait. Et cette lutte je l’ai très mal vécu, malgré une péridurale je suis ressortie de cet accouchement comme si j’avais mené un match de boxe et la sensation que mon accouchement n’avait pas été ce qu’il aurait dû être. Il s’en est suivi un baby blues qui a duré presque 1 mois.
    Pour mon fils la grossesse n’a pas été facile dès le début et le dernier mois j’avais une lombalgie et une pubalgie, c’est à dire qu’à chaque mouvement j’avais le bassin pris dans un étau. Je ne voyais plus la fin de cette grossesse malgré le fait de ne pas avoir dépassé le terme, ça me semblait interminable. Quand j’ai eu les 1ères contractions je ne pensais pas que c’etait le début du travail, ayant eu des contractions tout au long de mes 2 grossesses... mais comme elle étaient régulières depuis 1h30 on est allé à la maternité. A mon arrivé j’etais seulement à 2 cm, 20 min après j’etais à 8 et 15 min après mon bébé était dans mes bras. Bien sûr pas le temps d’avoir la péridurale ce que je n’avais pas vraiment envisagé et avec mes douleurs dans le bassin je n’ai même pas réussi à me mettre sur le dos pour cette accouchement express, j’ai donc accouché sur le côté, mais dès que mon fils est arrivé toutes les douleurs se sont évanouies, j’étais heureuse de ne pas avoir eu le « choix » pour la péridurale parce que je n’aurais jamais été assez courageuse et je me suis rendue compte que mon corps lui savait faire et qu’il était prêt cette fois. Et cette énergie dont tu parles je l’ai ressentie immédiatement et toutes ces douleurs de fin de grossesse et cette fatigue accumulées ont disparu en un instant. Voilà maintenant 1mois et demi que mon petit trésor est arrivé. J’ai connu ton compte avec ta vidéo d’annonce de grossesse et j’ai suivi ta grossesse tout au long de la mienne :)
    Merci pour ce partage de témoignages tellement touchants et dans lesquels on peut tous se reconnaître. Encore bienvenue au petit renard et du bonheur pour cette nouvelle vie à 5 :)

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  30. Olalala Mélissa ! Mais quel bel article !
    J'ai encore une fois adoré te lire, et j'ai trouvé le sujet merveilleux ! Félicitations pour ce nouveau bonheur dans votre vie, et félicitations à ton corps qui a enduré comme un champion !
    Je me souviens que moi aussi mon corps m'a bluffé, alors que ma tête, elle, disait "FUIS !"...
    A 17 ans j'ai dû me faire greffer une cornée, et le séjour à l'hôpital + les deux semaines dans le noir complet derrière n'ont pas été une partie de plaisir, mais je ne me suis jamais plein, j'ai jamais pleuré, et maintenant que j'y repense je me demande bien comment j'ai bien pu faire... C'est en reparlant de ça avec ma maman 3 ans après que je me suis rendue compte que oui, en fait, j'ai géré ! Et en écoutant les récits de ma famille je me rends compte que c'est eux qui souffrait, à me voir dans cet état là, plutôt que moi ! Et pour une fois oui, je suis fière de moi ahah
    Voilà ! J'ai fini de raconter ma vie !
    Bienvenu au monde petit renard, je crois que papa et maman t'attendaient avec impatience !
    Love, Céline xx

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  31. Ah l'adrénaline après l'accouchement, je crois que c'est normal et que la nature est bien faite, souvent les mamans sont en pleine forme après l'accouchement alors que les papas sont complètement épuisés alors qu'ils ont 1. dormi plus 2. ils n'ont pas accouché. Je crois que la nature se charge de faire que les mamans soient en forme pour pouvoir au mieux s'occuper de leur petit:)

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  32. Melissa, tout d'abord toutes mes félicitations pour la naissance de votre troisième merveille.

    Alors je ne commente jamais rien sur aucun réseau, mais là je voulais te remercier d'avoir partagé tout ça.
    Ton récit me redonne un peu d'estime pour moi même. Je t'explique... J'ai accouché de mon premier enfant il y a 3 mois. Après une fausse alerte qui a duré 4heures la nuit 5 jours avant mon accouchement, et ensuite un travail qui a duré 52h, je ne peux m'empêcher de me culpabiliser d'avoir craqué pour la péridurale au bout de plus de 40 heures de contractions aux 5 minutes et très intenses (contractions dans les reins et très rapprochées dès les premières). Pour la petite histoire, mon bébé était placé en postérieur, c'est à dire son dos contre le mien, ce qui fait que son engagement dans le bassin à été très compliqué tout comme l'expulsion qui a duré 1h30... Bref, je n'ai pas dormi durant 3 jours, genre pas du tout du tout ! De plus la journée avant le début des contractions je suis allée me promener durant 6 heures où plus pour "déclencher" mon accouchement. Car à 3 jours du terme je désespérais de le voir arriver. C'était tellement une mauvaise idée car après tant d'heures de souffrance j'étais exténuée, les douleurs des contractions n'apparaissent plus en vague mais étaient constante au bout d'un moment, tout mon corps me faisait mal. Mais malgré ça je ne peux m'empêcher de me demander ce qu'il se serait passé si j'avais tenu bon sans péridurale. Est-ce que la suite du travail aurait été plus rapide ? Aurait-il fallut me poser une perfusion d'ocytocine ? La poussée aurait elle été plus rapide ? Tant de question qui me trotte dans la tête et qui me font culpabiser, car je suis quelqu'un qui résiste très bien à la douleur, et mon passé médical me l'a déjà prouvé. Bref tout ça pour dire que le fait de te lire, toi qui a si bien géré la douleur de tes deux précédents accouchements, me conforte dans l'idée que oui l'épuisement physique, la fatigue... Ça doit énormément jouer sur la perception de notre douleur. Et notre capacité à faire intervenir notre mental pour la contrer. Je suis admirative devant toi, car même si ton corps se derobait tu as tenu bon et ce n'est pas rien. Bravo à toi.

    Ensuite, le fait que tu partage ton admiration pour ton corps qui a accompli un miracle et qui s'en est remis si vite, retenti également en moi. Après un tel marathon, 2heures de sommeil en 4 jours. Je m'étonnais de me voir si en forme, d'un point de vue moral et énergétique. Car je n'ai pas échappé aux sutures, œdèmes et hématomes qui m'ont fait bien souffrir pendant plusieurs semaines. Alors de te lire me fait me dire que j'ai aussi le droit d'être fière de ça.

    Donc merci merci merci pour ça, tu as appuyé sur un interrupteur et fait la lumière sur des zones noires de mon esprit.

    En attendant d'entendre le récit de ton accouchement dans ta prochaine vidéo, je te souhaite un bonheur immense à toi et ta jolie famille.

    Encore bravo pour tes prouesses, tu as raison d'être fière de toi.

    Pleins de bisous...

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