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lundi 12 février 2018

Les plus vieux autour de la table



J'ai toujours rêvé de grandes tablées, de plats qui sortent tout juste du four et dont l'odeur embaume toute la pièce, d'enfants qui chahutent, d'amis, d'oncles, tantes, cousins et autres cousines qui s'étonnent et sont émus à l'annonce d'une grossesse ou d'un diplôme fraîchement obtenu. J'ai toujours rêvé de cette ambiance chaleureuse, un peu bruyante aussi, de cette effervescence animée et joyeuse, des rires, des histoires, des bonnes nouvelles et de la gaieté d'une famille vaste et unie. J'ai toujours rêvé de ce genre de dimanches où les plus vieux côtoient les plus jeunes, où les plus ridés s'amusent de voir les tous petits faire leurs premiers pas.


C'est toujours comme ça que j'ai imaginé LA famille, et dans ce rêve idéalisé, je me suis toujours imaginée parmi les plus jeunes, regardant cette joyeuse agitation depuis le bas, observant ces adultes se servir du vin dans de grands verres et parler un peu trop fort. Peut-être bien parce que j'y ai goûté un peu, à ce genre de moments, de temps à autres, chez ma Mamie, quand j'étais petite. Mais voilà, ça n'a jamais duré.

Paradoxalement, ma - ou plutôt "mes" - familles n'ont jamais été vraiment unies. Je suis pas convaincue d'avoir tiré le ticket gagnant de l'unité et du bonheur familial en venant au monde. Mes grands-parents, je les ai toujours connus divorcés, en conflit, même. Pourtant je les aime tous les deux d'un amour admiratif et passionné : ce sont eux qui, l'un et l'autre, mais pas l'un avec l'autre, m'ont appris à aimer bon nombre de choses que je chérirais toute ma vie durant : Brassens, la nature, le bon vin, Verdi, le vieux spectacle de Guignol, le savoir-faire artisanal, le vieux Lyon, le nom des champignons, le goût de la bonne cuisine, les balades en forêt, Saint Exupéry... Mes grands-parents maternels, je les ai presque toujours vénérés tant ils avaient le savoir vaste et la passion des bonnes choses. Je n'ai jamais vraiment compris et ne comprendrai probablement jamais ce qui a bien pu les séparer un jour tant de mon point de vue, ils se ressemblent et se complètent à la perfection. Même si je dois reconnaître que ce serait bien étrange de les voir main dans la main, même sur une photo (je me demande s'il en reste, d'ailleurs, de ces photos où ils formaient un couple).

Pourtant, même si tous deux sont et resteront les Papi et Mamie les plus extraordinaires dont un môme puisse rêver (et les plus jeunes, vu qu'ils ont dans les 75 ans actuellement et qu'ils ont toujours assez de pêche pour s'occuper de mes enfants aussi bien qu'ils l'ont fait avec moi), je n'aurai jamais le plaisir de passer un bon moment en famille avec les deux dans la même pièce. Parce que si je n'ai que des remerciements à leur adresser pour tout ce qu'ils m'ont appris et m'ont permis de découvrir, dès lors que l'un parle de l'autre, d'aussi loin que je me souvienne, ça a toujours ou presque été pour lui faire des reproches. Comme si trente ans ne changeaient rien aux offenses passées, comme si le temps n'avait rien effacé. Ils se sont quittés fâchés et ça ne risque manifestement pas de changer.




Et puis, il y a eu mes parents. J'ai connu pas mal de camarades de classe qui me confiaient avoir "bien vécu" le divorce de leurs parents. Eh bien... pas moi. La seule que ça a changé un peu "en bien", c'est que quand mon père est parti, ça ne se disputait plus à tout va à la maison. Pour le reste, on repassera. J'avais dix ans quand mes parents ont divorcé, et ça a été le point de départ des pires années de ma vie. Pendant pratiquement sept ans après ça (jusqu'à ce que je rencontre celui qui deviendrait mon mari), ça a été affreusement tendu à la maison, parce que non, pour ma part, ce divorce, je l'ai très mal vécu. Oh je n'en parlais pas plus que ça, j'étais ma foi très résignée et je savais bien qu'il n'y avait pas vraiment de chance pour qu'ils se rabibochent. Mais mon petit monde est soudain devenu bancal, on m'a poussée consciemment ou pas à prendre parti - non ça n'a rien eu d'un divorce du type "ma puce, papa et maman s'aiment toujours et ils t'aimeront pour la vie, mais maintenant papa va changer de maison, tout ira bien tu verras". Non, là j'ai plutôt entendu tout un tas de reproches à l'encontre de mon père, que j'ai pris pour argent comptant au début, avant de réaliser des années plus tard que dans un divorce, tous les torts ne vont jamais qu'à l'un ou l'autre des conjoints. Mon père m'a soudain semblé devenir un type tellement mal à l'aise avec moi que j'ai préféré ne plus le voir pendant un temps, et tout à coup ma mère est devenue une parfaite étrangère, agissant de façon parfois si incohérente et surprenante que je me demandais si on n'avait pas échangé mes parents pendant mon sommeil. Je pense pouvoir dire sans trop me planter que ça leur a pas réussi, et à moi non plus, c'est un fait.





Quand j'ai rencontré mon mari et que j'ai fait la connaissance de ses parents et ses soeurs, je me suis soudain remise à rêvasser : ils avaient tout d'une famille "normale" et unie, ils se retrouvaient pour dîner ensemble, ils avaient mille choses à se dire et même si ça se chamaillait de temps en temps, tout chez eux semblait équilibré. Son père bricolait dans le garage ou s'affairait en cuisine, sa mère passait des heures à coudre dans son petit atelier, ses soeurs bavardaient en se faisant les ongles des pieds sur la terrasse. Je sais, c'est un peu cliché mais c'était très différent de ce que j'avais connu, ça avait un côté réconfortant, ça ressemblait au modèle familial traditionnel et rassurant. Alors je les regardais, tous, et je me disais que si, un beau jour, Denis et moi on se mariait, je ferais peut-être partie d'une nouvelle famille, je pourrai retrouver des repères, peut-être même qu'un beau jour ses parents, je les verrais un peu comme les miens.

Eh bien, c'est arrivé. Un soir de février 2008, Denis m'a demandée en mariage, et les mois et même les quelques années qui ont suivi, on est allé régulièrement jusque chez mes beaux-parents où mes belles-soeurs nous rejoignaient, et où on déjeunait le dimanche midi, autour d'une grande table où il y avait toujours tellement à manger qu'il n'y avait plus de nuance entre le déjeuner et l'heure du thé. J'avoue ne jamais réellement m'être sentie vraiment intégrée ni véritablement "chez moi", mais ces repas sans critiques ni débats avaient le mérite de ressembler à un joli bonheur familial. Je me disais que, tôt ou tard, je finirais par me sentir un peu plus à ma place. Je n'en ai pas eu le temps. Sans qu'on ne vienne rien arriver, un jour ils nous ont annoncé qu'ils s'étaient séparés. Après 31 ans de mariage. Les mois passant, on a compris tous les deux, ébahis, que ce bonheur avait été factice depuis de longues années. J'ai bien vite déchanté.

Je t'épargne les autres détails, faudrait pas qu'on se mette tous à pleurer comme des madeleines, après tout ces choses-là arrivent de plus en plus, et bien entendu il y a et il y aura toujours pire. Ce qui est certain, c'est que le bonheur familial, de tous les côtés, je ne peux pas dire y avoir jamais goûté avant que n'arrivent mes enfants. Toute petite autour de moi, j'ai entendu les adultes se lancer des pics, se disputer voire se tourner le dos, se battre au tribunal pour récupérer tel ou tel objet, telle ou telle somme d'argent. Les repas en famille auxquels j'ai assistés, même ceux où il y avait apparemment une bonne ambiance, ont finalement toujours été truffés de non-dits, de façades ou de réflexions plus ou moins sympathiques énoncées de façon plus ou moins subtile. Je ne peux pas dire que ça ne m'atteigne pas, je ne peux pas dire que ça me passe au dessus de la tête.





Ce que j'ai compris, avec les années, finalement, c'est que cette joyeuse effervescence familiale que j'ai longtemps idéalisée, je ne pourrais jamais l'observer avec mes yeux d'enfant. Au contraire, à force de regarder les autres se déchirer, j'ai fait face à l'évidence : cette famille heureuse, ce serait à nous de la fonder, un jour. La maman aux fourneaux autour de qui les enfants gravitent pour grignoter avant l'heure du repas, ce serait moi. Le papa qui bricole dans le garage sous les yeux attentifs et fascinés de ses garçons, ce serait Denis. Parce que même si nos parents, grands-parents ou beaux-parents ont loupé le coche, même s'ils n'ont pas su créer ce cocon rassurant de façon durable, nous, on peut le faire.

Il n'y a pas de fatalité à reproduire les erreurs de nos proches. Rien ni personne ne nous empêche de fabriquer, petit à petit, morceau par morceau, ce bonheur chaleureux qui fera de nos bambins des gosses qui jouent, crient et se baladent avec un bout de fromage dans les mains pendant qu'on finit de mettre la table. On n'a pas eu la chance de savourer ce genre de bonheur, mais on a toutes les cartes en main pour le bâtir pour nos propres enfants. On a plus le temps d'écouter les autres se tirer dans les pattes, on a plus le temps de les entendre se plaindre des erreurs passées des autres, on a plus le temps de nous épuiser à écouter et supporter les gens négatifs. Par contre, on a toute la vie devant nous pour créer de jolis et  authentiques souvenirs, préparer de bons petits plats, se retrouver pour échanger des sourires et des histoires drôles, pour se comprendre, se motiver, s'aimer.




Un jour, dans trente, quarante ou cinquante ans, j'espère qu'autour de cette grande table en bois qu'on a achetée juste avant notre déménagement, on partagera un moment à six, huit, dix. Je nous imagine, Denis et moi, tous ridés mais heureux, chahutant avec nos petits-enfants voire nos arrière-petits-enfants, et il y aura du bruit, beaucoup de bruit. Les couverts qui tintent, Sinatra en fond sonore, un chien qui bâille, un bébé qui éclate de rire pour la première fois, le minuteur qui sonne parce que la Tartiflette est prête.

Un jour, on l'aura, cette grande tablée animée.
Et on sera les plus vieux autour de la table.




Golden Wendy


97 commentaires:

  1. Bonjour Mélissa,

    C'est avec grand plaisir que j'ai ouvert cet article. Parler famille ça a toujours été un peu déroutant pour moi.

    Au début du blog tu nous parlais de ton couple, celui qui fait rêver, des tes bambins et de ce qui constitue ton bonheur et ton équilibre d'aujourd'hui. Et moi, j'admirais.

    Un jour tu es venue a parler de divorce, de tes parents, de ton enfance. Et c'est ce jour là que j'ai pu prendre conscience qu'avoir souffert d'un divorce n'empêche pas une histoire d'amour, un coup de foudre, le bonheur. Ce n'est pas parce que l'on a vécu quelque chose de difficile des années durant que l'on s'y trouve désormais bloqués jusqu'à la fin de nos jours.

    Alors rien que pour cette prise de conscience un peu inavouée au départ, Merci! Merci Mélissa...

    Et quel bel article et photos à nouveau.. Je retourne dans mes mouchoirs! C'était plein d'émotions comme réveil ce matin ♡

    Un petit bisous plein d'amour a toute votre famille, votre cocon, votre bonheur.

    A bientôt ☆

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    1. C'est vrai qu'aux débuts du blog, je parlais de tout ce qui allait et me faisait rêver, et que, petit à petit, j'ai envie de montrer quelques autres facettes, de partir de ce qui va moins bien pour partager, vous montrer qu'on a tous quelques balafres, mais que la fatalité c'est pas la réalité, qu'on peut construire son propre bonheur et vivre ses propres expériences sans forcément être influencés parce que qu'on n'a pas bien vécu, par les erreurs des autres.

      Je suis bien contente que ce genre d'article, bien que très différent, te parle. Mais sèche tes larmes et souris, ma jolie !

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  2. Coucou Mélissa,

    Très beau texte et très émouvant avec ça ❤️. C’est vrai que pour le moment, le divorce semble être une « mode » et que (je trouve) beaucoup de parents sont plus intéressé par les blessures qu’ils peuvent infliger à leur conjoint que par les dégâts qu’ils occasionnent chez leurs enfants. Je n’ai jamais vraiment connu de grande tablée et autre réunion heureuse (on peut même dire que chez les beaux parents, on évite les 3/4 des sujets qu’on devrait aborder) et donc c’est sans peine que je rejoint l’avis que tu formules dans la conclusion de ton article !!

    Encore une fois très beau texte ��
    L'écureuil

    PS: est-ce bien toujours d’actualité y’a venue à la foire du livre de Bruxelles? Si oui, serais-tu d’accord de dédicacer tes deux livres?

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    1. Je pense que malheureusement, beaucoup de couples se séparent aussi par "facilité", le mariage devient parfois une formalité dont on se débarrasse quand ça n'est plus aussi formidable qu'aux débuts... bien sûr je caricature et c'est rarement aussi simple que ça, mais ce que je veux dire c'est que quand on n'envisage pas une séparation voire un divorce comme une option, eh bien... on fait des efforts pour résoudre les problèmes. Et c'est aussi ça, ma foi, le bonheur en couple : c'est savoir prendre conscience quand quelque chose ne va pas et tout mettre en oeuvre pour résoudre ces problèmes à deux.

      En tout cas OUI, absolument, je viens à Bruxelles et évidemment tu pourras te faire dédicacer les deux livres ! Toutes les infos sont juste ici ==>http://www.goldenwendy.com/2017/09/mon-actu-cote-livre.html

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  3. Bonjour Mélissa,

    Cet article me touche tellement, c'est dingue... sûrement parce que la famille est le sujet qui me touche le plus, et que j'ai absolument les mêmes envies. Celles de vieillir auprès d'une famille que j'aurai construite aimante et soudée auprès de mon mari.
    Quand tu parles du divorce de tes parents je te comprends entièrement, les miens ce sont séparés après 12 ans de vie commune alors que je n'avais que 4 ans. Le plus difficile pour moi est que je n'ai absolument aucun souvenir de mes parents ensemble. Personne ne sait jamais demandé comment j'avais vécu cette séparation mais au fond de moi je sais que j'en ai terriblement souffert et que j'en souffre toujours. J'ai aussi vécu l'absence d'un papa qui n'a jamais su trouver les mots pour me montrer qu'il m'aimait, qui a toujours était maladroit et qui a fait des choix qui m'ont beaucoup fait souffrir. Cependant, j'ai la chance d'avoir eu une famille très unie du côté de ma maman, exactement la famille que tu souhaites avoir, réunie autour d'un bon plat, à sortir de table qu'au coucher du soleil, se dire qu'on a beaucoup mangé et entendre mon grand père raconté pour la dixième fois ses anecdotes. Ce sont justement mes grand-parents, avec leurs 60 ans de mariage qui m'ont donné cette envie là, l'envie de former une famille unie comme eux avaient réussi à le faire. Malheureusement aujourd'hui ils ne sont plus là mais le plus cadeau qu'il m'est laissé ce sont tous ces moments de partage.
    Alors, tu vois c'est possible d'arriver à former cette famille, je te souhaite vraiment d'y arriver mais j'en doute pas. Toi, Denis, petit Coeur, petit Prince, Wendy et Lou formait déjà une magnifique famille et on voit que l'amour entre Denis et toi est tellement fort, que vous arriverez à la manger, cette tartiflette, entouré de vos petits-enfants en leurs racontant combien votre vie a été formidable.

    Merci pour cet article, qui pour ma part me rappelle combien la famille est importante et qu'il faut que je prenne soin d'elle. Et encore une fois merci de nous livrer des petits bouts de toi, qui nous permette de nous confier, nous aussi.

    Je te souhaite une belle semaine,
    Gros bisous, Fanny <3

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    1. Merci beaucoup pour tes confidences, Fanny ! Je te souhaite vraiment de pouvoir vivre un jour les 60 années de bonheur de tes grands-parents... c'est un si joli projet ! Avoir des parents divorcés ne veut pas dire qu'on vivra fatalement la même chose, le tout c'est de construire son propre cocon avec ses propres valeurs, tu sais.

      Bises ma belle <3

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  4. Ton article est très beau, très touchant, je n'ai pas non plus connu de grandes tables ou tout le monde est heureux dans ma jeunesse, pour d'autres raisons mais au final je me retrouve dans ce besoin aussi de créer ma propre famille, à l'image un peu enfantine que j'en avais. Et au final on est très heureux comme ça c'est le principal.
    Bisous

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    1. C'est formidable d'avoir construit ça ! Eh bien longue vie à votre bonheur !

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  5. Coucou Mélissa ce texte... y’a pas réellement de mots tu arrives à me faire ressentir tes émotions à travers ce texte écrit parfaitement.
    Vivre dans une famille séparé cela ne doit pas être facile surtout si le divorce ne se passe pas très bien je ne peux pas te dire que je comprends je n ai pas connu cela. Mais ce que je peux te dire c est que c est pas parce que certains divorces que c est voué à tout le monde comme j ai pu l’entendre à maintes reprises avant mon mariage « tu vas voir vous allez finir par divorcer comme tout le monde, les mecs sont tous les mêmes.... » sauf que nous ne sommes pas eux et tout porte à croire que vous non plus et je pense sincèrement que votre amour est fait pour durer.je crois beaucoup au « c’est le bon » avec mon mari cava faire 2 ans que nous sommes mariés et presque 13 ans de vie commune et je peux dire avec honnêteté que c’est LUI le bon 😍

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    1. C'est désolant de s'entendre dire que "les hommes sont tous pareil" ou qu'on va forcément reproduire le schéma de nos parents... comme si on était destinés à vivre indéfiniment sous le poids des choix et des erreurs des autres ! Evidemment que c'est faux et qu'on maîtrise tous notre vie et nos projets !

      C'est à toi de savoir que c'est "le bon", et votre bonheur ne dépend que de VOUS.

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  6. Bonjour Mélissa,

    Je ne vais pas mentir, j'ai les larmes aux yeux.
    La raison de cette emotion est simple : c'est ma vie que je lis dans tes lignes - à quelques détails près, j'en conviens.

    Mais j'ai eu la chance d'avoir cet exemple grand-parental jusqu'à ce que la mort vienne nous arracher la première partie du pilier. Mais ma famille a continué de se réunir autour de papi jusqu'à mes 14 ans. Jusqu'à ce que la mort frappe, encore. Mon côté maternel essaye encore de maintenir cet idéal de famille unis mais c'est dur.

    Côté paternel, c'est une autre paire de manche. Je les aime mais clairement quelque chose ne va pas dans cette famille. Enfin.... rancunes, rancoeurs, non-dits ont eu raison du tissus familial longtemps avant ma naissance.

    Moi aussi je rêve de cette famille. Je l'aurais aussi.

    Je t'embrasse.

    T.

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    1. Je me doutais bien que cet article résonnerait en plusieurs d'entre vous... le plus important dans tout ça c'est que tu bâtisses ton propre idéal familial !

      Bises !

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  7. Coucou, Mélissa, Quel bel article, beaucoup de plaisir à lire et puis surtout je m’y suis reconnue, Mes parents ont divorcés quand j’avais 18 mois, et forcément j’ai été prise à partie par ma mère contre mon père ! J’ai cru ma mère et j’en voulais à mon père de m’avoir laissé et puis j’ai grandit et j’ai finalement compris qu’il n’en pouvait plus ! et tout comme toi les repas de famille avec de la bonne bouffe, des rigolades, des câlins je ne les ai pas connu à mon grand désespoir, et j’en ai tant rêvée et puis à mon tour je suis devenue Maman 5 fois et je rêve aussi d’acoir de grande tablée avec tous mes enfants, femmes, mari et enfants ! J’aimerais tant que l’on soient une famille soudée sans soucis enfin pas genre ma famille ou des qu’il y’a un repas et un peu trop de vin les langues se délient et ça finit en règlement de compte en plein milieu du repas c’est pour ça que maintenant nous n’y allons plus ! A nous de créer cette ambiance familiale tant rêvée avec nos enfants, à rire,
    A être heureux ! Je te souhaite également de réussir ce souhait d’avoir une grande tablée comme tu le souhaite

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    1. 5 bébés ?! Ouah, on peut dire que tu as fait un sacré pied de nez à ton historique familial ! Je pense que tu as de quoi l'avoir, toi aussi, cette longue tablée où tout le monde rit ! Profite bien de tout ça !

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  8. Comme d'habitude un magnifique article qui m'a beaucoup émue même si (heureusement pour moi) je ne reconnais pas dans tes mots...
    J'ai la chance d'avoir mes deux parents, et même si nous vivons loins des autres, cela nous impeches pas de nous retrouver plusieurs fois par an autour d'une table et profiter de ces rares beaux moment en famille.
    Petite nous nous retrouvons ma famille, mes oncles , mes tantes, mes cousins cousines chez ma grand-mère paternelle, c'était mes plus beaux souvenir d'enfance... et aujourd'hui c'est nous les petits enfants, cousins/cousines qui nous nous rassemblons avec nos parents, grands-parents et nos enfants autour d'une table pour noel ou les anniversaire et c'est génial.
    Comme tu dis, vous avez tout pour réussir une magnifique tablé et vous y arriverez, ça ne fait aucun doute...

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    1. Franchement je suis la première à me réjouir de voir que certaines parmi vous ont déjà ces joies et j'ai juste envie de te dire : PROFITE !

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  9. Coucou Mélissa,

    Ton article me parle tellement... (à plus d'une aussi sûrement)

    J'étais très jeune quand mes parents ont divorcé mais je l'ai assez mal vécu parce que j'ai toujours été fusionnelle avec ma mère et les séparations des weekend, vacances étaient difficiles. Au fur et à mesure l'arrivée du weekend, ça devenait carrément angoissant pour moi, j'en avais mal au ventre.
    J'ai finit par ne plus vouloir y aller. Alors vers l'âge de 12/13 ans j'ai écrit une lettre à mon père en lui expliquant tout ce que j'avais sur le cœur et que je ne voulais plus aller chez lui.
    Je passe les détails mais je n'y suis plus retournée et ne l'ai jamais revu.
    J'ai 29 ans.

    Aujourd'hui je pourrais avoir une vraie grande famille: ma mère a une sœur qui nous a rayé de sa vie (mondaine), mon beau-père à quatre frères qu'on ne voit plus depuis des années.
    On pourrait faire de grande réunions de famille, avec tous ces oncles, tantes, cousin(e)s. Il nous faudrait une salle des fêtes tant il y a de monde.
    Mais personne ne se parle...

    Il me reste mes parents (mère et beau-père), mon frère, ma sœur et ma grand-mère qui vit à 400 km.

    "On ne choisit pas sa famille"
    Cette phrase n'a jamais été aussi pleine de sens.

    Bisous

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    1. Merci d'avoir partagé ton ressenti et un bout de ton histoire avec moi... pas facile ce genre de situation tendue...

      En tout cas, en effet, on ne choisit pas sa famille, mais on choisit ses amis, et c'est avec eux qu'on fonde parfois ce qui prend le plus de valeur tout à coup. Alors entoure toi des bonnes personnes, même si ce n'est pas le sang qui vous lie, l'amour fera le reste.

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  10. Salut Mélissa !

    C'est sans nul doute l'article le plus touchant, il m'a mis la larme à l'oeil ! J'ai 20 ans et je vis actuellement tout ce que tu décris depuis quelques années maintenant. Non, ce n'est pas facile de se faire à l'idée qu'on ne peut pas compter sur sa famille mais que sur soit même. Parfois, on perd un peu l'espoir d'une vie meilleure et heureuse. En tout cas, grâce à toi j'ai espoir. Même si je ne te connais qu'à travers tes vidéos et tes articles, j'ai la sensation de te connaitre un petit peu et au fur et à mesure que tu te dévoiles peu à peu, j'ai cette étrange sensation qu'on a vécu les mêmes choses au niveau familial et psychologique. Le fait de te voir aujourd'hui en femme forte, épanouie et heureuse (et épouse et mère haha) me donne vraiment le courage de me battre pour obtenir comme tu la fait une famille heureuse et unie. Je ne sais pas si tu t'en rend compte, mais cet article m'a profondément touché et je t'en remercie. Encore une fois, je ne te connais pas, mais tu es vraiment comme une grande soeur. Tu as toujours eu ce coté réconfortant et sécurisant de par tes mots. Je suis très admirative de ce genre de personne qui malgré les mauvaises expériences (si on peut parler véritablement d'expérience) ont su remonter la pente d'une bien belle manière. Tu es vraiment une très belle personne ❤️.

    Gros bisous !
    Nisrine

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    1. Ton message me va droit au coeur, c'est très touchant et ça me conforte dans l'idée que, parfois, vous ouvrir un petit bout de moi, ça vous aide, vous, à relativiser et à constater que même si on est pas né avec une cuiller en argent dans la bouche, on n'est pas forcément destiné à être malheureux. On naît tous dans des familles différentes mais au final c'est à nous-même et personne d'autre qu'il revient de construire le bonheur qui nous correspond.

      Je suis sûre qu'à ton tour tu trouveras un jour ton équilibre familial idéal, sans tenir compte du contexte dans lequel tu as grandi =)

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  11. Bonjour Mélissa,

    Merci pour ce texte qui m'a fait pleurer... malin quand on est au boulot :) Bref, il est magnifique et je te remercie de t'être confiée à nous!

    Pour ma part, j'ai la chance de n'avoir jamais vécu de divorce (enfin mon grand-père paternel a bien divorcé de ma grand-mère, mais il s'est remarié lorsque mon père était petit et du coup, j'ai tjs considéré sa 2ème femme comme ma grand-mère), bref, dans ma famille, on connaît pas le divorce, et je suis reconnaissante de cela.

    Tout le monde est marié, oui, mais pour autant, avec la famille élargie (oncle, tante, cousins, cousines) le bonheur n'est pas forcément toujours au rdv en famille. On se réunit environ 1x par année pour l'anniversaire de mes grands-parents. Et j'ai un peu l'impression de découvrir ma famille à chaque fois... on se connaît pas car on ne se voit pas... j'imagine que l'éloignement sera encore pire le jour où mon grand-père paternel et ma grand mère maternel nous aurons quitté...

    Par contre, et c'est pour ça que je voulais surtout t'écrire, je suis née dans une grande famille où nous sommes 5 enfants. Mes parents s'aiment depuis 35 ans et sont mariés depuis 33 ans. Les grandes tablées entre frères et soeurs et parents, et maintenant conjoints/copains/copines, je connais. Et franchement, c'est génial. Je me dis que dans quelques années, nous aurons tous un ou plusieurs enfants et alors la table sera encore plus belle. Par contre, cette fois, je ferai en sorte (je suis l'ainée) de continuer à ce qu'on se voit régulièrement et que les liens se maintiennent comme aujourd'hui, une famille c'est trop précieux. Je ne veux pas que nos enfants respectifs ressentent ce sentiment d'étrangers vis à vis de leur cousins/cousines, comme on le vit actuellement avec nos propres cousins.

    Bref, tout cela pour te dire que tu es en train de construire cette belle famille, et que je suis persuadée que l'amour qui vous lis permettra un jour que tu aies cette belle tablée que tu souhaites tant!

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    1. Chéris le bonheur que vous avez d'être 5 frères et soeurs ! La famille c'est jamais facile et même si dans les familles les plus unies il y a quand même de petits conflits de temps en temps, l'important c'est que vous savouriez tous ce temps que vous passez ensemble... le bonheur est à la portée de ceux qui décident de le fonder !

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  12. Coucou Mélissa,

    Quel texte...
    Il est vraiment très touchant et pourtant il me fait encore réaliser une chose. Du côté de ma maman j'ai la chance d'avoir cette famille soudee avec les repas bien trop arrosé, les tontons et leurs différentes femmes haha enfin maintenant ils ont trouvé les bonnes et c'est genial ! Mes cousins qui ont leurs petits enfants un vrai baby-boom en 2 ans j'ai 3 petites cousines et un petit cousin , un heureux événement arrive en juillet , nous avons quelques fêtes de famille pendant l'année pas assez mais regrouper 25 personnes c'est compliqué...
    Cependant à côté de ça dans la famille de mon papa c'est l'inverse je ne vois que ma mamy et un de mes tonton , j'en ai 2 autres que je ne vois jamais. Je ne vois que rarement 2 sur au mon 10 cousins certains je ne les ai jamais vu. C'est assez triste quand on y pense.
    Du côté de mon copain, la famille ne pas jamais intégrée pourtant ça fait 4 ans qu'on est ensemble et que je les côtoie... Au début je faisais des efforts mais maintenant j'ai abandonné...
    Enfin tout ça pour dire que tu l'auras ta belle petite famille et une famille peut se composer d'amis aussi :D
    Mais sache que 4 fait déjà de vous une belle petite famille qui s'aime et ça ça vaut tout l'or du monde .
    Gros bisous

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    1. Les amis c'est la vie aussi ! Nos amis on les aime aussi fort (voire même plus fort pour certains) que nos proches "de sang", je ne comprends que trop bien ta remarque et je peux t'assurer que nos amis assurent bien souvent mieux encore que nos familles quand on a besoin d'un coup de main ou d'une oreille attentive. On sait la chance qu'on a d'être aussi bien entourés !

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  13. Coucou Mélissa !

    Je me reconnais tellement dans cet article...
    Des discours sur la famille parfaite, j'en ai entendu depuis que je suis petite. Mes parents ont divorcé à l'amiable il y a des années, et moi j'ai eu droit au discours "on t'aimera toujours".
    Mais si ça peut te rassurer, tu n'as pas manqué grand chose. Le divorce parfait n'existe pas.
    Hier, après des années d'arrangements à l'amiable, on est arrivés à un point de rupture. Ma petite soeur rêve de faire une section d'art au lycée, et pour cela elle doit quitter le domicile de ma mère pour aller s'installer chez mon père. Ce départ représente aussi un soulagement pour elle car elle vit avec mon beau-père, dont je dirai seulement que c'est une personne malsaine, impulsive et agressive. Une personne dont je suis plus que contente de ne plus avoir à supporter au quotidien.
    Enfin bref, ma mère, après des mois en faisant croire à tout le monde que le changement de garde se ferait à l'amiable, a annoncé hier qu'elle le refusait et que la décision se ferait devant le juge, avec avocats etc...
    Bien entendu, elle a fait exprès d'attendre avant de le dire, pour que ma sœur soit bloquée par les délais et ne puisse pas aller dans ce lycée.
    Je ne te raconte pas ma colère... Je n'aurais jamais pensé ça...

    Alors voilà, dis-toi que tu n'as pas perdu grand chose. Grâce à ma mère et à sa famille, j'ai compris depuis longtemps que la famille on ne la choisit pas, on fait avec. Et que je me porte bien mieux en étant loin de ce côté là.

    Ma famille, comme toi, c'est celle que je pourrai créer avec mon conjoint, avec qui je suis depuis bientôt 4 ans. La famille, c'est celle que l'on choisit. Et franchement, j'ai arrête de m'apitoyer sur celle d'ont j'ai hérité à ma naissance. Je préfère les laisser se pourrir la vie entre eux, qui ne comptent que sur les apparences.

    Je t'envoie toute mon affection et te souhaite tout le bonheur du monde avec ta famille à toi.

    M-A

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    1. Quand ça en vient aux tribunaux, c'est tellement terrible ! Je suis vraiment désolée pour vous et j'espère que votre situation à tous s'arrangera bien vite...Parfois, mettre de la distance, effectivement, ça aide à se poser et à se sentir mieux. Tu as bien raison de créer ton propre bonheur avec ton conjoint !

      Grosses bises et courage !

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  14. Merci pour cet article qui est trés beau

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  15. Oh tu ne peux pas savoir à quel point ton article me touche énormément, à tel point que j'en ai les larmes aux yeux, pour la simple et bonne raison que je me vois dans ces lignes. Mes parents ont divorcés quand j'avais 5 ans, à l'époque on donnait plus facilement la garde à la mère et les week-ends tous les 15 jours chez le père, pas terrible comme plan. Résultat, je me suis retrouvée avec mes soeurs et ma mère, sauf que ma mère a passé son temps à dénigrer mon père, à lui donner une image tellement négative qu'à 5 ans je croyais tout ce qu'elle disait alors c'est comme ca que je le voyais. Pour je ne sais quelle raison elle ne le laissait pas beaucoup nous voir, alors quand on le voyait on en profitait puis on était triste de le quitter parce que OMG il n'a jamais été cette personne, ma maman souhaitait qu'on prenne parti peut etre pour se conforter dans la décision qu'elle a prise un jour de le quitter. Comme toi, petite je n'ai connu que des adultes qui se déchirent, se reprochent, ne se parlent plus, se disputent...je n'ai jamais vraiment connu de repas de famille et aujourd'hui encore ma maman que j'adore hein et quis 'est remariée il y a une 20 aine d'années, il n'y en a toujours pas et s'il y en a on sent très vite que ça les perturbe, ce n'est pas leur truc je crois... Aujourd'hui j'ai ma propre famille et je dis toujours à mon conjoint, tu vois moi je rêve d'une grande tablée avec pleins d 'enfants autour, je veux du bruit, qu'on ne voit pas le temps passer tant on est bien tous ensemble, je suis triste de ne l'avoir jamais vécu, et là mon conjoint m'a dit "a toi de le faire pour ta famille maintenant et de laisser ce genre de merveilleux souvenir à nos garçons". Je te remercie d'avoir lancé ce sujet, c'en est un que je 'nai jamais osé aborder avec ma maman notamment. Aujourd'hui j'ai 30 ans, deux adorables petits bouts et alors que je ne m'y attendais pas mon papa n'a jamais été aussi présent que depuis qu'ils sont la, il est le grand père que j'aurais aimé avoir.

    Gros bisous (désolée pour ce long commentaire)

    Tiffany de Mabulledepensees.com

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    1. Ton histoire n'est pas facile mais votre philosophie de vie à toi et ton conjoint est tellement bien ! Il a bien raison, ça ne tient qu'à toi de créer cette famille et tu l'as déjà en fait ! Je suis contente si ce post t'a fait du bien, sache en tout cas qu'on est des milliers dans le même bateau et que, vraiment, les conflits des autres ne nous obligent pas à faire les mêmes erreurs.

      Plein de bonheur à vous quatre !

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  16. Coucou Melissa,

    Ton article est très émouvant et m'a beaucoup touché.

    J'ai de la chance d'avoir des parents et grands parents toujours mariés encore à l'heure actuelle.
    J'ai eu de la chance de connaître plus jeunes ces repas de familles lors des grandes occasions avec les oncles, tantes, cousins...

    Mon chéri lui non. Ses parents se sont séparés lorsqu'il avait 2 ans.
    Il n'a jamais pu vivre ses grands repas de famille .
    Autant de dire que la première fois qu'il a vécu ça chez moi, c'était assez déroutant .

    Mais la vie nous réserve parfois de mauvaises surprises . Et un jour elle a fait voler ma famille en éclat .
    Mes parents n'ont pas divorcé non. Mais il y a eu une rupture entre eux et moi. Et quelques uns de mes frères et soeurs avec eux.
    Tous mes idéaux, ma vision de la famille "parfaite" se sont effondrés.

    Heureusement pour moi j'étais déjà marié. Car ce fut une période de ma vie très douloureuse. On peut même dire que j'ai fait une dépression.

    C'est dans cette période là que mon médecin m'a dit "Bénédicte, maintenant il faut que tu ailles de l'avant. Il faut que tu comprennes que ta famille c'est toi et ton mari. Et les enfants que vous aurez un jour"
    J'ai mis du temps à accepter cela. Encore aujourd'hui je sais qu'il faut que je travaille dessus.

    À l'heure où j'écris ces mots, j'ai réussi à me réconcilier avec mes parents. Aujourd'hui on reconstruit une relation.
    Je sais que jamais je ne retrouverais ce que j'ai vécu avant. Ça ne sera plus jamais pareil.

    Mais ce n'est pas grave. Avec mon mari, encore plus depuis qu'on a notre fils, on s'est donné une ligne directive. On construit notre vie avec les personnes qui veulent en faire partie. Sans histoires. Pour les autres, tant pis.

    On a aussi appris que parfois la famille ne se résume pas au lien du sang. Que parfois des amis deviennent des membres de la famille sans qu'on s'y attende.

    J'ai de la chance d'avoir des frères et soeurs extraordinaire, que j'aime profondément. Peut être qu'un jour on sera de nouveau autour d'une grande tablée tous ensemble . Peut être pas. Le temps nous le dira.

    En tout cas je te le souhaite, à toi et Denis, de pouvoir être dans 20, 30, 60 ans, ces "vieux" assis autour d'une table avec votre famille, les personnes qui vous aiment.

    Merci pour cet article à coeur ouvert.

    Gros bisous

    Bénédicte

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    1. Hello Bénédicte...

      Quelle confession ! Je ne savais pas que tu avais traversé une si mauvaise passe et je suis la première à être désolée de l'apprendre ='(

      Ce que t'a dit ton médecin, on nous l'a répété, à Denis et moi, à de très, très nombreuses reprises. Mais même si on entend tout ça, évidemment c'est loin d'être simple de passer à aurte chose et de tirer un trait sur ce qu'on a jamais vraiment réussi à réparer. C'est dur, mais le jour où vraiment on prend conscience que ce n'est pas notre faute, qu'on ne peut en aucune façon amener les autres à s'entendre et à s'aimer, eh bien, on finit par faire son deuil, on finit par accepter que les choses ne changeront probablement jamais de leur côté. Mais ce deuil pour ma part m'a aussi amenée, comme toi si j'en crois ton message, à voir au delà de ce que je ne maîtrisais pas ; ça nous a permis de comprendre Denis et moi qu'on l'avait déjà, le bonheur familial dont on rêvait, que l'amour, la joie et les rires emplissent déjà notre maison, ce sont ceux de nos enfants.

      Et comme tu le dis si bien aussi, les amis, on les choisit, et parfois ils deviennent plus précieux encore que ceux à qui on est lié par le sang. On a quelques amis qui sont pour nous comme des frères et des soeurs, de ceux qu'on peut appeler à toute heure du jour ou de la nuit, avec qui on peut rire autant que pleurer, à qui on peut tout dire et tout confier, sans avoir peur de leur réaction, sans craindre un jugement ou une sanction. Ces amis-là ont une valeur exceptionnelle, et si vous avez ça, vous avez déjà quelque chose d'une valeur inestimable.

      Bref, je te souhaite à toi aussi de vivre ce bonheur avec ta nouvelle petite famille toute neuve et ces amis qui vous sont si chers.

      Bises <3

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  17. Merci Mélissa pour les petits frissons du lundi matin.

    Comme toi, j’ai une famille assez déroutante, bien loin de celle que j’aurais voulu, et très loin de celle que je souhaite construire. Je suis née alors que ma mère avait déjà deux enfants adolescents et alors que mon père n’était qu’un jeune adulte. La différence d’âge et la guerre de tranchée qui en a découlé entre d’une part mon père, et d’autre part, ma mère et mes frère et sœur, n’ont fait qu’accentuer leur difficile séparation. Comme toi, on m’a demandée de choisir et pendant 11 années, j’ai refusé de voir mon père. Même si aujourd’hui, nous sommes réconciliés, les rancœurs qui persistent ne facilitent vraiment pas la tâche...

    Pendant longtemps, ma famille se constituait uniquement de mes cousins cousines du côté maternel. Aujourd’hui, je me rends compte combien elle est hypocrite et maladivement jalouse du mode de vie des autres. J’ai donc pris mes distances. Ce dont je rêve maintenant, c’est d’avoir des enfants avec l’homme qui partage ma vie depuis depuis 11 ans. Et une ribambelle si possible. Histoire que nous aussi nous soyons, entourés de nos enfants et petits enfants, les plus vieux à table.

    De gros bisous et à très bientôt ��

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    1. Effectivement, le contexte dans lequel tu as grandi n'était pas des plus paisibles... pas facile de passer au dessus de tout ça et de se dire que même si c'est ce avec quoi on a grandi, on n'est pas obligé d'avoir à subir ça toute sa vie. Je te souhaite de fonder la vaste famille dont tu rêves et d'y planter la joie, l'amour et le bonheur.

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  18. Coucou Mélissa !
    Quel joli texte tu viens de nous offrir ;)
    Malheureusement je ne me reconnais pas dans ces si jolies lignes, je n'ai pas connu de divorce auprès de mes parents, ni de ma famille, ni dans celle mon chéri. Néanmoins, c'est pas parce que le divorce n'est pas là, que la famille est aussi belle qu'on ne le croit, attention je n'accable pas ma famille loin de là!
    Du coté de ma maman ça n'était pas facile, je n'ai pas connu mon gd père, et même si ma gd mère me gardait étant jeune, je n'ai jamais été proche d'elle, tout comme ma mère n'était pas proche de ma mémé. Et s'en ai de même avec son frère... Mais vois tu, ça a renforcé les liens qu'elle a avec sa tante, son oncle et sa cousine, que je considère aujdhui comme mes gds parents et ma tante. Et les Noëls avec eux sont juste merveilleux, on rit, on boit, on chahutent, et on profite car nous sommes pas souvent tous réunis.
    Du coté de mon papa, je considère mon oncle et ma tante comme mes frères et sœurs, on a que 16 ans d'écart, du coup on a été proche tout de suite, mon oncle c'est le 3ème homme de ma vie ( avec mon chéri et mon papa, d'ailleurs quand je me marierais à l'église, je souhaite avoir mon père et mon oncle à mes bras^^), tous réunis on est joyeux, c'est la campagne, alors ça parle fort voir même trop fort, on boit, même souvent de trop, mais on rit mais qu'est ce que l'on rit... Et pourtant rien n'est simple aussi de coté de mon papa, c'est un peu long, mais pour résumer, mon papy n'était pas son vrai papa, ma gd mère le lui a jamais dit, il l'a deviné tout seul... Mais ça n'empêche pas qu'on s'aime tous d'un amour infini.
    Et ma mamie, je l'aime tant, à tel point que je n'arrive pas à le décrire, comme je vis loin d'elle, ne pas la voir souvent est un déchirement.

    Bref, tout ça pour te dire, que malgré l'imperfection d'une famille, malgré les histoires, et les silences, ça n'empêche pas de s'aimer, et de passer de merveilleux moments à table ensemble, et de former cette famille parfaite, avec tous ces défauts ;)

    Et ta famille parfaite, tu l'as déjà avec ton mari, tes enfants, et vos chiens. Et saches que pour moi, vous êtes un modèle de famille, que j'espère bien construire un jour :)

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    1. Merci Tiphaine, je suis touchée de lire ton commentaire et de voir une fois encore que même si rien ne peut jamais être parfait, plusieurs d'entre vous connaissez les joies d'une ambiance familiale authentique et joviale.

      Je te souhaite de créer ton propre petit cocon le moment venu =)

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  19. Coucou Mélissa,

    Je sais que cette partie de toi est compliquée et délicate. Mais la femme que tu es devenue, la maman que tu es, a su avec ton mari créer cette belle et grande tablée dont tu rêvais petite. Crois-moi, il y a une belle ambiance autour de votre table, c'est joyeux et même si il n'y a pas tout un tas de génération autour de cette table, le plus important y est, l'amour que votre forme votre famille.
    J'ai connu ces grandes tablées bruyantes, maintenant il n'y a plus rien et je cela ne me manque pas car tout cela n'était qu'apparence.

    La sincérité et l'amour sont essentiels et vous avez les deux et au delà.

    Merci pour ce beau texte.

    Je t'embrasse,
    Sophie

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    1. Merci pour ces jolis mots, Sophie. Je suis bien contente de t'avoir eue à notre grande table, et l'ambiance de ces journées là est et restera géniale. Les amis c'est la vie, aussi !

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  20. Coucou Melissa,

    Ton article fait écho en moi, tu n’imagines pas. Mon oncle avait divorcé après 15 ans de mariage. Lui a voulu tenter de renouer et éviter de divorcer mais pas elle. Cela l’a anéanti. Et par après, ça a été les enfants (2 filles), qui l’a fallu éloigné de lui mais aussi de nous. Résultat, à l’heure actuelle, bien que largement adultes, elles ne se sont pas rendu compte qu’elles avaient été manipulées par leur mère. La dernière fois que j’ai vu une de mes deux cousines, c’était à l’enterrement de ma grand mère en 2003. Mon grand père ne les a jamais revue les trois années qui ont suivi. Perso, j’ai fait « mon deuil » de ses cousines, elles ne font plus parties de ma famille. Toutes les familles ont des histoires plus ou moins compliquées, et cette histoire là que je te raconte n'est pas la pire...
    malheureusement tout le monde ne peut pas vivre dans une famille « heureuse et parfaite » ou tout du moins avec un divorce qui se passe bien. C’est malheureux mais c’est comme ça.
    Tu as raison, tu peux construire ta famille idéale selon ta vision et c’est Le plus important.
    On ne choisit pas sa famille, mais on peut au moins construire celle que l'on souhaite :)
    Bon lundi,
    Bisous
    Lauriane

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    1. On est nombreuses à avoir vécu des moments tels que ceux que tu décris et je suis la première désolée de lire que tu n'as plus du tout de liens avec ces cousines. Mais parfois mettre une distance considérable est l'unique option que les autres nous laissent. Malheureusement on ne peut pas se faire comprendre de tous et encore moins réconcilier les autres quand ce n'est pas leur souhait. En revanche, comme tu le dis, fort heureusement on aura toujours la liberté de créer notre propre vision de la famille avec ceux que l'on choisit.

      Bisous <3

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  21. Coucou Mélissa,
    Je laisse très rarement des commentaires mais là je dois dire que, l'article, ton écriture et ce que tu racontes me touche et m'émeut ❤

    Je me retouve tellement dans ce que tu dis, j'ai moi-même vécu le divorce de mes parents et ce sentiment de vouloir réunir une grande tablée, je le comprends et le ressent également mais ton raisonnement est tellement juste, c'est bien à nous, de construire cela avec nos enfants... Je me pose toujours la question si un jour je venais à me marier - et, c'est ce que je souhaite un jour- comment je dois réunir mes parents divorcés pendant la même journée... Rien que le fait d'imaginer les deux dans la même pièce, m'effraye !
    En tout cas, super article ❤
    Gros bisous, Pauline ❤

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    1. Je comprends ton désarroi mais si ça peut te rassurer, mes parents et même mes grands-parents étaient à notre mariage et ça s'est plutôt bien passé. Je pense que si en amont tu soulignes que vous tenez à ce que ça se passe dans la paix et la joie, ils feront sans doute un effort pour mettre de côté leurs griefs et savourer avec vous le mariage dont tu rêves !

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  22. Hello !

    Je me retrouve assez dans ce que tu écris. Mes parents sont séparés et sont aujourd'hui en très bon terme, mais c'est vrai que quand on a pas encore 6 ans, malgré tout, on ne comprend pas toujours pourquoi le samedi on doit aller dans le nouvel appartement de Papa, pour combien de temps, à cause de moi ? Ceci dit j'ai cette chance que mon père et ma mère soient toujours restés en très bon terme. Je garderai pour toujours en mémoire ce moment oú ils ont ouvert la porte de la chambre à la maternité, pour rencontrer leur petit fils. Juste deux parents émus et fiers de rencontrer le bébé de leur fille.

    Chacun(e) son histoire, chacun sa famille ou plutôt sa "non famille". Il est clair que tes mots résonnent en moi quand tu dis que c'est à nous de créer notre famille idéale, de créer des souvenirs et des ambiances chaleureuses ; notre version de la famille. J'ai toujours souhaité ça pour mon futur et encore plus depuis que je suis maman.
    Est ce qu'on sera parfaite ? Difficile de le dire mais en tout les cas on mettra tout en oeuvre pour que ça se rapproche au mieux de ce qu'on veut vivre et laisser comme emprunte à nos enfants.

    Petite question, peut-être trop personnelle, tu ne réponds que si le coeur t'en dit : penses-tu que si, que ce soit du côté de ton mari ou du tien, vos familles avaient été plus soudées et telle que vous l'aimeriez, vous seriez tout de même partis vous installer en Angleterre ? Je sais bien que la raison principale de ce déménagement concerne le climat et la santé de vos enfants, mais si vous vous étiez sentis plus proches et plus "appartenant à une famille", n'auriez vous pas essayé d'être plus près d'eux ? Est ce que cette destination n'est pas aussi un moyen de laisser ces tensions/reproches/déceptions un peu derrière vous pour mieux vous construire en tant que famille ?

    Encore une fois, j'apprécie vraiment de te découvrir davantage dans des articles intimes comme celui-ci. Je le dis à chaque fois mais : la vraie vie.

    Bonne journée, gros bisous.
    Sandra.

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    1. Je ne sais pas vraiment comment répondre à ta question puisque le contexte aurait été diamétralement opposé mais qu'à mon avis ça n'aurait pas changé grand chose pour autant. Tu l'as dit, on est parti pour offrir à notre aîné une meilleure santé, on s'éloignait donc forcément puisque nos familles ne vivent pas dans des régions au climat humide et tempéré du Nord.

      Mais disons que si on est parti aussi loin sans se poser trop de questions, c'est aussi parce que finalement on n'avait pas d'attache, que les repas de famille agréables ça fait belle lurette qu'on ne les connaissait plus et que ça ne changerait donc rien de vivre à quelques centaines de kilomètres supplémentaires.

      Après, franchement non, partir si loin n'a jamais été motivé par l'envie de prendre de la distance (dans l'absolu Colmar c'était déjà drôlement loin et au final c'est + simple pour beaucoup de nos proches de venir ici plutôt qu'en Alsace). Mais c'est clair qu'on a pas eu besoin de réfléchir au paramètre 'famille' au moment où on a eu envie de partir outre Manche.

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  23. Coucou Mélissa ��
    Comme je te reconnais dans ton article surtout la premier partie (jusqu’au moment de la séparation de tes beau parents)
    Mes parents ont divorcé quand j’avais 12 ans, et comme toi de divorce ma « detruit » en quelques sortes et j’ai toujours rêvé d’une grande famille ou tous la monde se retrouvai pour manger tous ensemble ect enfin un peu la famille « cliché » je l’avoue mais j’en rêvais, et je pense l’avoir trouvé avec la famille de mon copain, j’ai seulement 20 ans, je ne sais pas ce que la vie me réserve mais je me Vois bien d’ici 5 ans enceinte jusqu’au cou chez mes beaux-parents avec toutes la famille les enfants qui courent partout la, j’ai eu la chance cette année de faire noel chez eux quel bonheur pour moi, c’est ma fête préférer et je n’ai jamais connue les grands repas de famille à n’en plus finir les enfants émerveiller devant les cadeaux etc
    En tout cas merci pour cette article et je suis sûr que tu arrivera à te créer toi même la famille dont du rêve ��des bisous ��

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    1. Les divorces font bien plus de dégâts qu'on ne l'imagine, j'en mettrais ma main au feu... souvent quand on est petit ou ado, on fait comme si on était détaché, pour se protéger, mais la vérité c'est qu'à l'intérieur on perd nos repères.

      Je te souhaite sincèrement de vivre le bonheur auquel tu aspires, même si c'est aux côtés de ta belle-famille !

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  24. Bonjour Mélissa,
    merci pour cet article très touchant!
    Je comprends cette envie d’unité familiale, de retrouvailles autour d’une grande table, parce que c’est ce qu’il y a de plus beau à mon sens.
    J’ai la chance de vivre ça depuis toute petite, une grande famille, unie, des repas interminables qui réunissent petits et grands, et le bonheur que cela génère en chacun de nous. A seulement 19 ans, je rêve de continuer ainsi et d’ammener un jour à cette table mes propres enfants pour qu’ils connaissent cette joie immense!
    Je souhaite à chacun de vivre ça, quelque soit son âge ou son histoire!
    Bonne continuation :)

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    1. Ton commentaire prouve que ce bonheur en famille n'a rien d'impossible et ça fait un bien fou de lire ça ! Je m'en fiche d'être la plus vieille à table, si c'est pour vivre ce genre de bonheurs. Merci pour tes mots Agathe !

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  25. Comme si souvent, je me retrouve dans tes mots même si, pour ma part, j'étais très contente que mes parents se séparent. Ils 'étaient pas faits pour être ensemble et s'ils avaient réalisé cela plus tôt, ils nous auraient épargné des tonnes de disputes. Mon père a passé sur nous beaucoup de frustration - depuis quelques années, il a une copine, et depuis peu, on arrive même à faire des repas avec ma mère, mon père et sa copine sans que ça parte en cacahuète. Longtemps, mes parents se voyaient juste à Noël "pour nous" et c'était toujours la loterie pour savoir s'ils allaient s'entendre ce soir-là, "faire un effort".

    Avec mon mari aussi, on essaie de créer l'harmonie familiale, mais pour moi c'est dur, je ne sais pas ce que c'est, un couple uni, je dois l'apprendre au jour le jour...comme toi, j'ai connu les piques et les coups bas, encore et encore, les mesquineries.

    En 2015, j'ai perdu mon frère des suites d'une longue maladie, et désormais, chaque repas de fête a un petit goût de tristesse, même si tout le monde s'entend bien...il manquera toujours cruellement.

    Je crois que c'est à cause de cette perte que ton texte résonne en moi, cette tristesse qui chez toi a une autre origine mais que je comprends tout aussi bien.

    J'espère que tu auras l'occasion de revoir ton père...

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    1. Ton histoire me touche et me bouleverse... pas facile de vivre tant de malheurs dans une famille où on est censé trouver des repères... Je suis désolée de lire que tu as perdu ton frère et je te souhaite de réussir à trouver le courage de mettre de côté toutes ces choses qui t'attristent pour réussir à fonder ton propre cocon familial.

      Prends soin de toi et n'oublie pas qu'après la pluie vient le beau temps.

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  26. Coucou ma belle Melissa,

    Cet article est magnifiquement bien écrit, et il est tellement réaliste. Je me retrouve tellement dans tes mots.
    De mon côté, je n'ai jamais connu mes parents ensemble, depuis bébé ils sont séparés. J'ai vécu de grandes tablées avec tout le monde ou presque réuni, mais souvent c'était disputes et divers reproches aux uns et aux autres.. Pour autant, avec mes yeux de gosse, à l'époque j'adorai le repas de famille chez ma grand-mère, même si au final je n'ai jamais eu une famille modèle!

    Lorsque j'ai rencontré ma belle famille, les parents, les grands-parents, la tante, petit cousins et cousines, frère et belle soeur de mon copain, je me suis finalement résigné à penser que le problème venait de ma famille, puisque chez eux tout était merveilleux dans le plus beau des mondes, chacun était heureux, repas de famille à foison, où tout le monde rigole, tout le monde est uni. Jusqu'au jour où malheureusement... Je n'aurai jamais cru qu'un évènement aurait pu entacher ce bonheur. En effet, quand son papa est décédé, la si belle famille a volé en éclat, tout le monde c'est écorché, c'est fait des tas de reproches.. Et à ce moment précis, ça a vraiment confirmé ma pensée, qu'un décès peut être fatal pour une famille..

    Et dans ce cas précis, l'idéal familiale que je m'étais fait c'est réduit en poussière.. Depuis, c'est la guerre sans cesse, tout le monde est faux, et cherche des excuses pour ne pas faire ceci ou cela..

    J'espère sincèrement pouvoir créer un climat favorable, un climat familiale à nos futurs enfants.. Je ne sais même pas si j'en serai capable..

    Merci pour ce si bel article ma belle, force et courage à toi !

    D'énormes bisous à toute ta petite tribu !

    Mathilde.

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    1. Vous avez été plusieurs à évoquer les décès comme étant la source de conflits nouveaux et dévastateurs dans des familles pourtant unies... j'avoue que je n'ai pas vécu ça et que j'espère que le jour où ça arrivera, ça ne tournera pas au vinaigre =S Un deuil est déjà si lourd à porter que subir de tels dommages collatéraux, c'est abominable, je veux bien te croire.

      En tout cas je suis sûre que tu es capable de créer ce climat bienveillant que tu évoques. Il n'y a pas de fatalité à reproduire les erreurs des autres. Au contraire, use de ces expériences comme guide des choses à ne surtout pas faire, efforce-toi de bâtir du bon avec le mauvais que vous avez traversé. Tant qu'il y a de l'amour, le reste suit, j'en suis convaincue.

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  27. Coucou Mélissa :)

    Wow cet article est vraiment très beau et m'a mis la petite larme à l'oeil.

    Ma famille c'est la chose la plus importante au monde pour moi, et j'ai eu la chance (c'est toujours le cas) de grandir dans une famille très très unies, je suis très proches de mes parents, ma soeur, mes grands parents et mes 6 cousins/cousines (tous du côté maternel).
    Alors quand j'ai lu ton article je me suis projetée dans cette situation que je ne connais pas, la separation et la famille qui se déchire, et comment te dire je me suis sentie mal 💔 . Le seul fait d'imaginer cette situation sur ma famille me fait encore plus apprécier ce que j'ai la chance de connaître.

    Je te souhaite de tout coeur de fonder cette belle et grande famille unie à laquelle tu aspires tant et que tu mérites !

    Belle journée à toi 😙

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    1. Ton commentaire fait un bien fou à lire, pour la bonne et simple raison que ton témoignage est un pied de nez à tous ces gens qui prétendent que la famille "idéale" n'existe pas, que le bonheur en famille est utopique et impossible à atteindre... évidemment que la perfection, même en famille, n'existe pas, mais le bonheur n'a jamais impliqué de perfection et être heureux en famille, même si c'est loin d'être facile et que ça dépend aussi du contexte dans lequel on est né, eh bien, c'est possible pour peu qu'on y travaille.

      Merci beaucoup d'avoir pris le temps de laisser ce petit mot !

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  28. Salut Mélissa,

    Cela est très touchant, ton écriture m'embarque et l'image de fin m'a donné la larme à l'oeil.

    Depuis que je suis devenue maman, ce que j'ai vécu enfant remonte à la surface en particulier des sentiments qui étaient inconscients pour l'enfant que j'étais. Mes parents aussi ont divorcé. Cela a été un grand bouleversement dans ma vie pour les changements que cela a impliqué mais cela a aussi été un immense soulagement et une atmosphère de vie plus légère et heureuse. Mes parents se voient toujours et entretiennent une relation amicale et cordiale et nous avons finalement des réunions de famille pleine de joie et de rires ainsi que de débats passionnants sur des sujets philosophiques ou sociaux.

    Toutefois, une peur me tenaille : celle de répéter les erreurs de mes parents en tant que couple, celle de créer des traumatismes affectifs à ma fille. Mais comme tu le dis dans ton article, NOUS POUVONS CHANGER et AGIR pour rendre réel le rêve parfait que nous avons au fond du coeur.

    Si cela t'intéresse, je viens de publier ce matin un article qui me tient à coeur sur les premiers moments en tant que maman et jeunes parents, avec un message global pour un accompagnement bienveillant http://lespenseesdesophie.fr/accompagner-maman-et-le-couple-de-jeunes-parents/

    Belle journée à toi,

    Angèle.

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    1. Je comprends tes craintes de reproduire les erreurs de nos proches, mais vraiment, ce n'est pas une fatalité ! Pour peu qu'on ait l'envie de tout mettre en oeuvre pour que ce soit différent et qu'on se donne les moyens d'instaurer une ambiance joyeuse et paisible, qu'est-ce nous empêche de bâtir notre propre famille et le bonheur qui va avec, après tout ?

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  29. Coucou Melissa,

    C'est aussi difficile de m'exprimer sue ce sujet.

    Je te remercie d'avoir partagé un petit bout de ton histoire. J'imagine que ce n'est pas évident. Tes mots vont raisonner chez certains abonnés je suis sûr. Chez moi, ils me rappellent certaines situations.

    Mes parents se sont séparés à mes 17 ans, divorcés quelques années après. C'était une période très difficile. Je le dis toujours on perd tous ces repères, une vie s'écroule... Pendant quelques années d'autres événements ont encore perturbé ma vie, bien plus difficile...

    L'été 2012, un rayon de soleil a bouleversé mon coeur. Un homme formidable que j'aime tellemrnt. J'ai rencontré mon chéri et j'apprenais aussi que ces parents sont divorcés. Finalement des deux côtés, les grands repas de famille ne se feront pas !

    Cette année, on fête nos 6 ans ensemble et nos parents respectifs ne se sont jamais rencontrés. Parfois, j'ai envie de faire plusieurs repas pour qu'ils se rencontrent et puis je préfère ne pas y penser ça m'embête de devoir faire plusieurs repas.

    Avec mon chéri, notre famille on l'a construit à deux, puis à trois un beau jour, voir quatre... 😊 on se laisse encore quelques années avant d'agrandir notre famille.

    On est plusieurs à penser que la famille proche et réunie, on devra la construire avec nos progénitures.

    Merci d'avoir partagé un bout de ton histoire ! Je sais que ce n'est pas évident de parler de cette partie de sa vie.

    Bisous, bonne semaine

    Tracy

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    1. C'était pas évident à aborder mais crois-moi, à lire tous les commentaires que ça a engendré, je me dis que vraiment j'ai bien fait, parce que ça résonne en vous, parce que finalement on est loin d'être seuls à faire face à ce genre de déception. Mais comme tu le dis, il ne tient qu'à nous de créer notre propre unité familiale, après tout !

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  30. Coucou Mélissa,

    Magnifique article qui a une raisonnance particulière pour moi, parce que ces grands rassemblements de famille, dont tu revais petite et dont tu reves encore aujourd'hui,je les connais depuis que je suis enfants et ils me paraissaient normaux et parfait jusqu'à mes 8 ans. Tout semblait parfait dans la famille de ma mère (dans mes souvenirs et même sur les photos quand je les regarde aujourd'hui). Mais j'ai compris à l'adolescence que cela n'avait jamais été le cas et que cela avait même empirait à la suite d'un drame familial.

    Aujourd'hui, me rendre à un évènement familial est une torture pour moi parce que je sais que tout ne sera que façade et non-dits et que les personnes que j'idealisais petites sont fausses et menteuses et manipulatrices...
    Pourtant je fais un effort pour ma mère, ma grand-mère et ma tante que j'adore.

    Alors qu'en comparaison, je détestais aller dans la famille de mon père. Mes parents sont mariés depuis plus de 20 ans. Mes grands-parents bien qu'adorable nous voient toujours comme des bébés et je trouvais ça énervant. Alors qu'aujourd'hui je préfère aller les voir et passer du temps en famille côté paternel.

    Alors merci pour ton article qui nous prouve que toutes les familles se ressemblent parce qu'elles ont toute leurs part d'ombres et leurs faces cachées.

    Je vous souhaite en tout cas à toi et denis de creer cette famille pleine de vie et de vous creer pleins de beaux souvenirs !!

    Ludivine

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    1. Hello Ludivine,

      Les non-dits, je comprends que ce soit si difficile à vivre aussi... Personne n'a de famille parfaites, c'est sûr, et ma foi à toutes vous lire il est évident qu'il y en a pour qui ça ne se passe pas forcément mieux que de mon côté. Le tout reste de savoir prendre la distance nécessaire avec tout ça et de ne pas reproduire à notre tour ces travers qui trop souvent font du mal.

      Merci pour ton partage !

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  31. Chère Mélissa,
    Merci pour ce très beau texte, merci pour ce cœur que tu ouvres encore un peu plus aujourd’hui auprès de tes lecteurs.
    J’ai eu la chance de connaître les repas de famille que tu racontes, les enfants qui courent, les adultes qui parlent fort et puis tout s’est arrêté au décès de mon arrière-grand-mère et la famille ne s’est plus réunie. Ce fut un mal pour un bien, car en grandissant j’avais commencé à comprendre que ces instants que les enfants chérissent tant, les adultes les redoutent parfois et finalement mes parents n’aimaient pas tant y aller.
    Mon père en fut quand même le plus affecté, pour lui c’était cela la famille, des gens qui avaient grandi ensemble mais qui avaient des avis différents, avec qui on pouvait échanger. Mais au fur et à mesure, nous avons appris de tristes histoires, les vraies personnalités de nos « proches » et finalement nous avons totalement perdu contact.
    Il aura fallu attendre que ma sœur ait son premier enfant pour nous goutions à nouveau au plaisir des repas en famille. Alors certes, c’est une petite famille : deux grands-mères, deux parents, deux filles et leur amoureux, le chien (faudrait pas l’oublier lui) … et finalement les petits enfants sont venus agrandir la tablée. 3 chez ma sœur, et un petit cousin (ou cousine) qui sommeille gentiment et viendra prendre la place du plus petit autour de la table d’ici cet été.
    Je me réjouis car je pourrai offrir cette ambiance à mes enfants et à mes neveux ! Ils nous verront soudés, aimant et cette fois-ci ça durera ! Je suis heureuse de pouvoir vivre ces instants « de l’autre côté du miroir », je suis à la cuisine, je montre le repas à mes neveux, je leur fais gouter, je vais parler avec mes grands-mères que je vois malheureusement si peu, je vais faire une caresse au chien… puis on sort dans le jardin et on joue, on perd son âge, on redevient un enfant et c’est cela la magie de ces réunions.
    Je te souhaite de vivre des instants pareils, que ce soit à 30, 50 ou 80 ans ! Et il ne faut pas oublier, entre amis l’ambiance est très similaire, et les enfants s’y amusent tout autant… parfois la famille n’est pas liée par le sang.

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    1. Eh bien, petite famille mais qui s'est agrandie petit à petit et des adultes qui savourent, si c'est pas beau ça ! En tout cas tu as bien raison, grâce à nos amis, cette grande tablée on y goûte déjà régulièrement, ils sont notre famille de coeur et on les aime tellement, peu importe qu'on ne partage pas avec eux les liens du sang.

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  32. Coucou Mélissa,
    Je ne commente pas souvent ici mais là, ton article m'a verser ma petite larme tant il me touche. J'ai connu aussi le divorce de mes parents, les gens qui se déchirent, les histoires de famille, alors que je rêvais - comme toi - de cette grande tablée. Comme tu le dis si bien, c'est à nous de construire cette famille tant rêvée et idéalisée, on peut encore le faire alors il faut foncer pour avoir un petit coin de bonheur.
    Je t'envoie plein de bisous et je te remercie pour ce si bel article <3

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    1. Merci à toi, Serena, et plein de bonheur surtout !

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  33. Bonjour Mélissa,

    J'aime toujours autant te lire depuis toutes ces années ! Je ne suis pas aussi douée que toi pour écrire alors ne m'en tient pas trop rigueur !
    Cet article est particulièrement touchant, tu partages un bout de ton histoire avec nous après tout.
    Il me redonne un peu d'espoir puisque moi qui ai la chance d'avoir des parents encore mariés (37ans de mariage quand même!) et de bien m'entendre avec ma famille (du moins du côté paternel), les déjeuners qui durent jusque 16h avec une table de 30 nous en faisons au moins une fois par an ! Nous apprécions tous nous recevoir et profitons de nos moments ensemble :)
    Cependant mon copain n'a pas eu la même chance que moi puisque ces parents divorcés se font également la guerre... J'espère donc qu'un jour il puisse réfléchir comme toi et ne pas abandonner cette idée de la famille que je chérie grandement.
    Nous avons encore le temps de penser à ça puisque nous n'avons pas encore terminé nos études mais le temps passent vite !

    Bises, Lucie

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    1. Merci d'avoir partagé ton expérience Lucie ! Lire que chez certains, ces grandes tablées joyeuses et animées existent, ça donne le sourire, ça prouve que c'est loin d'être utopique et ça fait du bien !

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  34. Coucou Mélissa,

    Quel témoignage poignant ! J'ai adoré.

    Je suis née dans une très grande famille alors crois moi les repas familiaux, je connais. Il y en a que j'apprécie tout particulièrement et bien évidemment il y en a que je n'apprécie pas. Ce que je regrette le plus, en fait, c'est le fait que certaines personnes de ma famille n'arrivent pas à savourer convenablement ces instants. Parce que oui, même au sein de la famille il y a des personnes qui sont trop occupées à jalouser sur le dos des autres autours de la table... Et je trouve ça beaucoup trop triste. Je trouve ça triste d'être jaloux d'un membre de sa famille au lieu d'être heureux/heureuse pour lui/elle. Ces moments j'en ai connu beaucoup...

    Mais j'ai la chance d'avoir mes parents, qui ne sont pas divorcés. J'ai donc la chance de ne pas avoir connu le divorce. Ce cocon que j'entretiens avec mes parents c'est quelque chose d'unique et j'espère pouvoir faire pareil avec mes propres enfants. Là où je vois la différence, c'est avec mon chéri. Ces parents sont divorcés, ça n'a pas toujours été facile et il l'a pas très bien vécu. Du coup, au début de notre relation, il ne comprenait pas vraiment la complicité que je pouvais avoir avec mes parents, il trouvait même ça bizarre. Aujourd'hui, avec le temps il a compris à quel point nous étions unis et je pense qu'il souhaite pouvoir, lui aussi à son tour, créer ce petit cocon.

    Alors en conclusion, les repas de famille ça peut être cool mais quand la famille devient trop grande, attention les dégâts ...! :)

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    1. La jalousie est tellement destructrice en effet ! Je suis sûre en tout cas que ton amoureux et toi saurez créer ce cocon familial paisible, après tout le bonheur demande du travail et de la volonté mais ce n'est pas inaccessible !

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  35. Coucou Mélissa !

    Touchée, très touchée par cet article. Derrière ces mots se profilent une douceur et une bienveillance incroyables, vraiment. Tu mérites d'avoir ce que tu souhaites, et à défaut de voir ces instants d'en-bas comme petite fille, tu les vivras avec le cœur de la petite fille en voyant tes enfants, petits enfants chanceux et le sourire aux lèvres.

    J'ai une famille très, très compliquée. A tel point que les repas de famille, lorsqu'ils existaient encore, se sont parfois terminés en de véritables drames familiaux teintés d'une violence que des yeux d'enfants ne devraient jamais voir.
    Oui, quand j'étais toute petite, j'aimais aller chez mes grands parents, jouer avec mes cousins, cousines... Jusqu'au jour où j'ai grandi, me rendant compte que ce bonheur n'existait que pour nos yeux d'enfants innocents. En réalité ça a toujours été pareil, à base de non-dits très très lointains qui signent et persistent. Parce que rien n'a jamais été réellement mis à plat, parce que les personnes ne se parlent pas.

    Je deviens adulte petit à petit, et honnêtement j'ai une conception de la famille très négative, à part mes parents et mon frère que j'aime profondément. Je regretterai peut être un jour de ne pas faire d'efforts pour voir mes grands-parents, mais en attendant ma famille de cœur je me la suis forgée avec des amis exceptionnels. La famille que l'on choisit, tu sais...

    J'ai du mal à croire à une famille en paix pour l'instant, peut être que comme tu l'as si bien expliqué ça viendra en trouvant la personne qui partagera ma vie.

    Merci pour tes mots, sincèrement je pensais être face à un mur, mais ta réflexion me persuade qu'on peut toujours créer ce dont on rêve à coup de volonté et d'espoir. Et ce peu importe le contexte dans lequel on a pu grandir !

    Je t'embrasse,

    Valentine

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    1. Les amis, c'est la vie ! Mon mari et moi on est bien placés je crois pour confirmer ce que tu dis : parfois même lorsqu'il n'y a ni sang ni lien de parenté, on peut avoir la chance d'être si bien entouré que nos amis deviennent notre famille. A tel point que nos enfants ont déjà plusieurs "tontons" et "taties" de coeur qui comptent énormément pour eux !Et grâce à eux, on l'a déjà, notre grande tablée joyeuse.

      Je te souhaite en tout cas de voir tes espoirs se réaliser, Valentine.

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  36. Coucou Mel,

    Tu m’as mis les larmes aux yeux... Je ne peux pas me mettre à ta place totalement et comprendre ce que tu as vécu, vu que l’on n’a pas une histoire similaire et j’ai la chance d’avoir une famille très soudée que je vois souvent, mais je n’ose pas imaginer ce que je ressentirais si je ne les avais pas.

    Malgré ce manque chez vous, vous avez su créer tous les deux un superbe modèle de famille, une belle table à quatre, des petits garçons épanouis et heureux, de l’amour à revendre et qu’est-ce que c’est agréable d’être autour de votre table autour d’une bonne tartiflette ou tes lasagnes. Vous pouvez être très très fier de tout ça tous les deux. Vous n’avez peut-être pas de famille au sens propre mais vous avez su la créer et c’est presque encore plus beau. Des fois, il vaut mieux une belle famille du cœur que celle du sang surtout dans votre cas.

    Je vous l’ai déjà dit mais je ne doute pas que dans quelques années vous fêterez vos noces d’or, de diamant, de platine, … et que vous aurez tous vos enfants, petits-enfants et même arrière-petits-enfants autour de vous autour d’une très grande table. Cette table manquante, vous l’avez construite.

    Bisous à tous les 4 ❤

    Tata Barbara

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    1. Ah, pour le peu que tu m'en as raconté, j'avoue que tes grands-parents me font rêver ! =)

      Notre famille de coeur on l'a déjà, elle est formidable et tu en fais partie. Tu auras toujours une place à table chez nous, pour les lasagnes, la Tartiflette ou quoi que ce soit d'autre !

      Tu es un amour, merci pour tes mots toujours si doux et bienveillants.

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  37. Coucou Mélissa,

    Ton article m'a beaucoup émue et je me suis rendue compte que tout le monde n'a pas la chance d'avoir une famille soudée où tout le monde s'entend bien. Même si je reste moins proche du côté paternel que du côté maternel j'ai quand même grandi dans un milieu "paisible", je ne sais pas quel autre adjectif choisir. Je ne peux donc pas vraiment me mettre à ta place mais je comprends totalement ce que tu as pu vivre et je sais que ce n'est pas facile. Malgré tout, tu as réussi à te créer une petite famille adorable avec ton mari et tes deux petits bouts de choux.
    Je ne commente pas très souvent d'habitude mais cet article m'a tellement touchée que je n'ai pas pu me retenir d'écrire.
    En tout cas je vous souhaite d'être heureux tous ensemble car vous le méritez.

    Pleins de bisous
    Alice ❤

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    1. Je préfère de loin que tu n'aies pas à te mettre à ma place ! Ton histoire prouve qu'avoir une famille heureuse, même si rien n'est jamais parfait, c'est possible. Et ça, ça donne beaucoup d'espoir aux autres, tu sais, Alice !

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  38. Hello jolie Melissa !

    Je ne vais pas mentir j’ai eu les larmes aux yeux en lisant ce post car, malgré moi, ça m’a fait énormément penser à ma propre histoire. Je n’ai pas eu la meilleure des enfances, ni la meilleure des familles malheureusement et la famille de mon amoureux je la trouvais parfaite au début et puis j’ai découvert que ce n’était que des façades...
    Alors je ne pense pas me tromper en disant que je comprends ce que tu ressens. Je n’ai pas encore de famille à moi mais j’espere qu’une jour j’en n’aurais une et que je ne les décevrais pas comme la mienne l’a fait...
    En attendant, je vous fait pleins de bisous à tous les 6 (bah oui faut pas oublier Loup et Wendy) ❤️

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    1. Merci pour ton témoignage. Je me disais bien que ce post résonnerait en plusieurs d'entre vous mais j'admets que je ne m'attendais pas à tant de réactions !

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  39. Quel bel article... qui me parle car je suis aussi enfant de parents séparés, quand j'avais 10 ans. Cet événement m'a tellement marqué qu'aujourd'hui, heureuse en couplé depuis 7 ans, je n'arrive pas à me lancer à construire ou à fonder une famille car je ne veux pas faire vivre à un autre enfant la douleur que moi j'ai vécue. On a tous des casseroles, mais certaines sont plus lourdes que d'autres.

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    1. En effet, on traîne tous un passé plus ou moins lourd... mais cela ne devrait pas t'empêcher de fonder une famille, ce serait tellement dommage de laisser l'amertume des autres te faire perdre le goût de la vie ! Les erreurs de tes proches ne seront pas obligatoirement les tiennes, au contraire, tu peux utiliser cette expérience pour choisir une autre voie et créer ton propre bonheur, Pauline.

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    2. Merci Mélissa pour ta belle réponse, à bientôt 30 ans j'ai du chemin à faire encore. Je t'embrasse et merci pour tes mots si justes.

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  40. Coucou Melissa,

    Quel bel article ! J'en ai été émue jusqu'aux larmes. Il faut dire que tu as appuyé sur un point sensible. Je ne peux pas dire que nos expériences soient similaires, en revanche, nos sentiments le sont. J'ai une famille restreinte. La grande faucheuse est souvent passée par là. La perte de mes deux cousins lorsque j'étais petite a fait voler la famille en éclat, et j'ai toujours cette nostalgie des Noël passés, bruyants et ponctués d'éclats de rire. Mes parents m'ont eue lorsqu'ils avaient dépassé les quarante ans. Douze ans d'écart avec ma soeur aînée. Avec mes cousins, je préfère ne même pas en parler puisqu'ils étaient tous déjà plus âgés que ma soeur lorsque je suis née. J'ai grandi avec la crainte de perdre mes parents. Ma mère a été hospitalisée toutes mes années collège. Au milieu de tout cela, mon père a eu un cancer lorsque j'étais en 4e. Saupoudrez le tout d'une année de harcèlement scolaire, en 3e et vous obtenez une adolescente avec peu de confiance en elle et avec un grand besoin de stabilité.
    Cette stabilité, je l'ai trouvée à seize ans lorsque j'ai rencontré mon mari. Il venait d'une si belle et grande famille, d'ailleurs ! Quel rêve. Très vite, j'ai su qu'il était le bon. Cela me fait sourire aujourd'hui puisque je suis prof en lycée, de me dire que nous avions leur âge lorsque nous étions déjà sûrs. Nous commençons à vivre ensemble après le lycée, nous adoptons notre chien à dix-huit ans (je t'avais laissée un petit mot sur ta vidéo consacrée à Wendy à ce sujet) et nous nous fiançons à vingt-quatre ans. Entretemps j'ai bien vite déchanté quant à ma belle-famille. Mon beau-frère et ma belle-soeur, proches en âge, nous ignorent. Mes beaux-parents cumulent les méchancetés à mon égard...ma belle-mère a quasiment gâché notre mariage, c'est dire...je ne m'étalerai pas sur ce que nous avons supporté durant nos préparatifs mais j'ai encore du mal avec tout ça. Chaque Noël, je ressens une pointe de déception. La table n'est pas grande, lorsque nous le fêtons chez mes parents ou bien elle est grande mais enrobée de non-dits et de petites réflexions que tu décris si bien...lorsque nous le fêtons dans ma belle-famille.
    Aujourd'hui, presque un an après notre mariage, mon mari et moi sommes fatigués. Nous attendons de pouvoir emménager dans notre maison à l'Automne prochain et nous souhaitons nous lancer dans les essais bébé. Mon mari et moi sommes fatigués de faire des efforts pour des gens à qui nous ne manquons même pas. Je me suis tellement retrouvée dans tes mots, notamment les derniers ! C'est dur de se dire que l'on ne connaîtra pas ces grandes tablées en tant qu'enfant...nous ne pourrons pas nous emmitoufler dans ce cocon familiale...mais nous serons ce cocon familial. Alors moi-aussi, souvent, très souvent, je ferme les yeux et je m'imagine dans dix ans avec nos enfants. J'imagine des éclats de rire au moment de la lecture du soir, ou bien lors d'une soirée crêpes. J'imagine une petite tablée en vacances au sports d'hiver avec des estomacs bien remplis et des jeux de société à n'en plus finir dans un petit appartement de location. J'imagine être dans dix, vingt, trente ans. J'ai parfois peur de reproduire les mêmes erreurs et je me dis au fond de moi, que mon caractère combiné à mon expérience devrait m'en préserver.

    Bref, je vais m'arrêter là, mon message est interminable et sûrement bien incohérent.

    Bisous et je vous souhaite beaucoup de bonheur dans la construction de cette table <3

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    1. Ton message est loin d'être trop long ou incohérent ! Il décrit des émotions tellement similaire aux miennes que j'aurais pu en écrire quelques phrases moi-même !

      Certes c'est dommage de se dire qu'on a pas connu ce bonheur avec nos yeux d'enfant, mais dans le fond, si un jour on réussit à le créer pour les nôtres, de bambins, ça vaudra tout autant de l'or, pas vrai ? Alors, est-ce que l'âge auquel on savoure cette joie a tellement d'importance... avec le temps je me dis que non, qu'on s'en fout, tant qu'on peut le vivre et le partager.

      Merci pour ton témoignage, Tiffany.

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  41. Merci mille fois d'avoir parlé de ce sujet qui me touche personnellement car depuis mes 10ans mes parents ne s'entendent plus et ils souhaitent se séparés ce que je leurs souhaite, même si c'est dur pour moi de me dire que mes enfants ne connaîtront jamais leurs grands parents unis et heureux comme j'ai pu le connaitre. Cependant je suis convaincue qu'ils seront plus heureux séparés.
    Heureusement pour Moi, la vie a fait que j'ai rencontré Florent mon petit ami actuel, nous sommes ensemble depuis 6mois (C'est vrai c'est court comme période ^^), il m'aide énormément à gérer tous ça car lui aussi vécu ca il 4-5ans. Je ne sais pas jusqu'où ira notre relation j'espère le plus loin possible mais malgré notre jeune on s'est fait la promesse des le début de notre relation de ne pas laisser tomber notre couple pour un oui ou un non, on s'est promis de toujours parler de ce qui nous plait pas afin d'arranger les choses au fur et à mesure et de ne pas laisser s'entasser les reproches inexprimées comme nos parents l'ont fait... En tous cas merci Mélissa car ton article m'a extrêmement touché, il m'a redonné fois en la famille en l'amour et en l'avenir. Maintenant je sais que rien n'est insurmontable du moment qu'on s'entoure des bonnes personnes.

    Merci mille fois, j'espère que Denis et toi fonderez cette grande table que tu rêves depuis ton enfance.
    Gros bisous <3

    Ps:Tu viens de gagner une lectrice, car c'est le tout premier article de ton blog que je lis et pourtant je te suis sur YouTube depuis facilement 2-3ans. Continue ce que tu fais reste commz tu es c'est parfait ! <3

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    1. Quel bonheur de voir mes abonnés YouTube se mettre à lire mes articles ! J'ai toujours l'impression que ceux et celles qui ne me suivent que sur ma chaîne ne me connaissent pas vraiment... puisque je me livre beaucoup plus ici qu'en vidéo !

      En tout cas, tu as bien raison, la communication c'est essentiel dans un couple ! Prendre la décision de ne rien se cacher et de se parler quand quoi que ce soit ne va pas, c'est l'assurance d'éviter bien des conflits et des malentendus ! Je te souhaite que ton couple perdure et qu'à votre tour vous puissiez connaître les bonheurs du couple et de la famille, celle qu'on choisit.

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  42. Bonjour Mélissa!

    Je partage tellement ton ressenti... J'ai 20ans bientôt et comme toi je n'ai jamais connu de vrai repas de famille: mes parents se sont séparés quand j'avais 4ans, je ne parle plus du tout à mon père biologique ni à sa famille, mon papa (mon beau père) n'a que sa maman, et ma maman n'a que ma tante et mes grands parents...

    Les repas de famille ont donc été en très petit comité et souvent gâché par de petites histoires de-ci de-là...

    Je suis avec mon copain depuis un peu plus de 5ans maintenant et, comme pour toi avec Denis,j'ai pu découvrir une famille soudée, unie, toujours l'un des l'autre... Mais comme toi, je n'arrive pas à me sentir chez moi...

    J'espère (comme je l'espère pour toi) que je connaîtrais un jour ces repas de famille que tu décris si bien...

    Ton article m'a vraiment touché, déjà hâte de lire le prochain.

    Je te souhaite beaucoup de bonheur :) bisous <3

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    1. Pas facile tout ça... se sentir à l'aise dans sa belle-famille, je pense que c'est vraiment pas évident non plus, ça mériterait un autre article mais je suis pas prête de l'écrire celui-là, haha ^^'

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  43. Coucou Melissa,

    Voilà encore un magnifique article sublimé par ta plume, qui m'a fait beaucoup réfléchir.

    Je pense que j'ai la chance de connaître ces grandes tablées depuis toute petite. Malgré le divorce de mes parents vers mes 8 ans, nous avons su garder une ambiance familiale. En même temps, quand on est 3 enfants avec un papa, ça fait déjà 4 autour de la table. Si en plus on y ajoute les grands-parents paternels, l'oncle et la tante et occasionnellement leurs conjoints, ça fait déjà une belle tablée.

    Je te passe les histoires qui s'en s'ont suivies, mais un certain nombre de membres de ma famille ne peuvent plus se voir. Je suis la seule à avoir gardé de bonnes relations avec tout le monde. J'ai parfois l'impression d'avoir une corde dans chaque main, et que chacun tire d'un côté, sans se soucier des secousses que je ressens. J'ai parfois l'impression que c'est à moi que revient la tâche d'essayer de réunir les deux côtés. Jusqu'ici, je n'ai réussi pour personne. Que ce soit entre mon père et ma soeur, entre mon père et mes grands-parents maternels, entre ma soeur et ma cousine, entre ma soeur et ma grand-mère...

    Néanmoins, je ne peux pas me plaindre car, même si je vois chaque fragment de ma famille séparément, j'ai la chance de retrouver une ambiance familiale régulièrement, que ce soit du côté de mon père (avec sa femme, ses enfants et leurs enfants ; ou avec ses frères et sœurs et ma grand-mère), de ma cousine (avec mon cousin et ma tante), de ma belle-famille maternelle (sacrée tablée de cousins, d'oncles et tantes, je n'avais jamais connu autant de bruits et de rires à table) et de ma belle-famille paternelle (belle tablée aussi).

    Douce Melissa, je crois qu'on est nombreux à connaître des déchirures familiales, mais cela ne nous empêche pas de choisir de fonder notre propre famille et de nous entourer de proches qui savent nous faire rire et partager de bons moments autour d'une grande table. Je suis certaine que vous l'aurez votre belle grande tablée animée.

    Bisous à toute la petite famille <3

    Morgane

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    1. Ta métaphore avec les cordes, c'est tellement bien décrit ! Mais pour autant non, ce n'est pas à toi de rabibocher les uns avec les autres, c'est comme ça qu'on en vient à se bouffer le moral, faire tampon ça risque tellement de t'affecter... même si c'est une très belle cause !

      Ta conclusion est magnifique et je suis contente de voir que finalement, cet article a résonné en beaucoup d'entre vous, toi y compris. La famille parfaite n'existe pas, mais on n'est pas pour autant obligé de subir les conflits et les rancoeurs des autres à longueur de temps, on a tous en main les clefs pour créer notre famille à nous, si on le souhaite, quitte à être les plus vieux...

      Bisous à toi !

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  44. Bonjour Mélissa,
    Je t'avoue faire partie des abonnées "fantômes",te suivant depuis des années sur le blog et sur Youtube,et c'est toujours un plaisir de te lire (ou de t'entendre),pourtant je n'avais jamais écrit un commentaire.
    Mais cet article là m'a bouleversé.
    J'étais étonnée de ne jamais voir d'articles concernant ta famille (du moins les plus vieux) et le fait de lire ceci nous éclaire un peu plus sur ton passif familial douloureux.
    Je trouve que tu as mis les mots qu'il fallait sur ce que tu ressentais,et j'espère que çà t'a fait du bien.

    Malheureusement nous sommes beaucoup d'enfants à avoir vécu une enfance compliquée du côté familial,au fond chacun se souvient d'un amour qui meurt à feu doux,d'un divorce,ou pire encore.

    Personnellement c'est un autre genre de drame que j'ai vécu, plus complexe.
    Un père présent physiquement mais absent tout de même,bipolaire,violent verbalement/physiquement avec ma mère et moi.
    Un mère qui était plus copine que maman,qui me laissait tout passer,qui subissait la violence de mon père.
    Des années de peur et de souffrance.
    Ça s'est fini par le décès de mon père,et l'incarcération de ma mère pendant plusieurs mois.Elle est actuellement en liberté conditionnelle.
    Je ne sais pas si tu connais l'histoire d'Alexandra Lange,mais çà y ressemble fortement.
    Moi,j'étais le bébé,l'enfant,l'ado puis la jeune adulte entre tout çà.
    Encore maintenant -22ans- j'en garde des séquelles.
    Je suis en couple depuis bientôt six ans,c'est mon rayon de soleil qui m'aide au quotidien.

    Bref,me voilà en train de te raconter un petit bout de ma vie,et j'avoue que çà me fait du bien :)
    Le plus important c'est de faire face à la complexité de la vie,de regarder devant soi,vers l'avenir.

    Alors merci pour ton écrit,pour ces si beaux articles et les vidéos sympathiques que tu peux faire. Ton investissement est remarquable...
    A bientôt !
    Morgane

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    1. J'aime tellement les lire, les commentaires de mes "abonnées fantôme" qui se révèlent souvent si perspicaces malgré la distance qu'elles prennent le reste du temps. Merci de m'avoir laissé un petit mot, Morgane.

      Crois-moi, si je n'avais jamais abordé vraiment ma famille par ici, c'est non seulement parce que c'est et que ça a toujours été compliqué, mais aussi parce que ça me fait du mal de réfléchir à tout ça. Sauf que là, j'avais besoin de partir d'un constat pas très réjouissant pour mieux me rendre compte que j'ai malgré tout toutes les clefs en main pour mener ma propre vie de famille comme bon me semble et avec tout le bonheur que je peux mettre dedans.

      Ton histoire est difficile, très difficile même, et je te remercie d'avoir eu le courage de partager ça avec nous ici. Tu m'étonnes que même maintenant ça t'affecte encore ! Je te souhaite de regarder vers l'avant, comme tu le dis, et de bâtir ton propre équilibre. Le bonheur est accessible, j'en suis sûre.

      Plein de courage ma jolie.

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  45. C'est un article très touchant !
    Moi je fais parti de ces enfants qui ont bien vécu le divorce de leur parents ! aussi parce que mes parents, malgré toute la haine qu'ils avaient l'un pour l'autre, ne m'ont jamais pris à partis et pour ca je leur serait éternellement reconnaissant !
    Je sais qu'aujourd'hui j'en suis contente avec ma mère on a un lien indescriptible et avec mon père on s'entend bien mais on ne se supporterait pas au quotidien :) rien de méchant la dedans !
    Alors les grandes tablées j'en ai connues et j'en garde des souvenirs magnifique et c'est grace à la famille de mon père qui nous accueillait ma mère et moi chaque année jusqu'à mes 12 ans (mes parents ont divorcé à mes 8 ans ).
    Après je passais des noel avec ma maman et sa meilleure amie je peux dire qu'on a passé des soirée superbes même à 3 !

    Même maintenant mon mari n'a pas une grande famille. Justement mes beaux parents me font penser à tes beaux parents et cela fait plusieurs années que je pense qu'ils ne sont plus heureux ensemble mais je ne pense pas qu'ils auront le courage de se l'avouer et donc de divorcer !

    J'ai appris bien rapidement à apprécier chaque moment et chaque chose que la vie nous offre même si c'est un noel à 2 ou à 20 !
    Je suis quelqu'un de très (trop) positive :) Je ne me projette jamais, je vis à l'instant Je me laisse porter! Aujourd'hui mariée nous sommes ensemble depuis 12 ans avec une jolie maison et heureux :) La vie rappelle souvent que ton quotidien peut être bouleversé du jour au lendemain !

    En effet avoir de grande tablées c'est magique mais quand c'est faux c'est amer ...
    Merci de ton partage,on en parle pas assez souvent de nous enfants divorcés et de tout le mal être que cela peut engendrer !
    Je lis les commentaires et juste Wow !
    Au plaisir de te lire, Jessy

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    1. Je sais que certains divorcent se passent bien, mais ceux qu'on a connus nous, ma foi, on en entend encore parler des (dizaines d') années plus tard ! Je tire mon chapeau à ces couples qui savent faire la part des choses et préserver leurs proches quand ils se séparent !

      Effectivement cet article a soulevé une très grande quantité de réactions et dans le fond tant mieux, ça fait du bien de voir qu'on n'est pas seul(e)s à avoir vécu ce genre de chose !

      Bises Jessy et plein de bonheur à toi et à ta positivité !

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  46. Hello Mélissa,

    Cet article est merveilleux. Parce qu'il me rappelle ma famille. J'ai toujours eu ce même idéal que toi concernant la famille, et, je l'ai déjà.
    J'ai conscience que ce soit une vraie chance. Mon chéri, par exemple, n'a jamais connu ça avec sa famille non plus. Ses parents ne s'aiment plus depuis longtemps (bien qu'ils soient encore mariés, mais ils le restent pour de mauvaises raisons selon moi...), il n'a pas vraiment de liens avec ses grands-parents et encore moins avec ses cousins/cousines.
    Dans ma famille, c'est très différent. Mes parents s'aiment toujours, mes grands-parents aussi. De temps en temps (rarement), on se retrouve, avec les cousins, oncles, tantes et grands parents. L'été, on passe l'après midi à l'extérieur autour d'une partie de Molkky. L'hiver, c'est autour de la table, à chanter ou à jouer à des jeux de société. Comme dans ton article, ça parle fort. Je t'avoue que ce n'est pas toujours agréable car on ne s'entend plus vraiment parler. Mais ces instants ne sont finalement que le reflet de cet amour que l'on se porte.

    Je te souhaite Mélissa de vivre ça, et je souhaite que tes enfants, petits enfants puissent le vivre aussi. Ces moments sont précieux et inestimables.

    Belle journée à toi !

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    1. Que tu disposes de cette chance et que tu en saisisses la valeur, c'est tout simplement merveilleux et je te souhaite de savourer ce privilège encore très longtemps, Julie !

      Merci pour ton commentaire !

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  47. Quel beau texte !
    Je trouve ça vraiment touchant de continuer à croire que si, une belle famille unie, c'est possible, même quand on ne l'a pas connu soi-même étant petit.

    Mon mari, dont les parents se sont très rapidement séparés, est un peu dans le même esprit. Pour lui, c'était important de m'épouser et de montrer cette volonté de ne pas faire la même chose que ses parents, de continuer à croire que si, s'aimer pour la vie, c'est possible. De mon côté, j'ai eu la chance de vivre ces grandes tablées familiales, mais comme tout le monde, ma famille a quand même ses histoires... Chez nous, ce sont plutôt les décès qui ont créé des séparations, mais nous sommes restés soudés malgré tout, peut-être même plus encore. Mais nos deux expériences ont beau être diamétralement opposées, nous avons la même envie de construire ce chemin à deux, et plus tard, de transmettre cet esprit à nos enfants (pour l'instant futurs !). L'amour et l'esprit de famille sont deux choses qui doivent se vouloir et qui demandent un investissement. Tout le monde n'est malheureusement pas toujours prêt à le fournir...

    Je suis persuadée que vous parviendrez à avancer en famille sur ce beau chemin de la vie, parce que vous en avez l'envie, pleine de force, et que je sens que vous donnerez tout pour y arriver. Il n'y a pas besoin de plus pour que ça marche...

    Je profite de ce premier commentaire sur le blog (j'en ai déjà laissé un ou deux sur youtube) pour te dire que c'est un vrai plaisir de te suivre, à l'écrit ou en vidéo, que la diversité des thèmes me plaît énormément (et puis avec un "projet bébé" qui commence à se concrétiser dans nos têtes, certaines m'intéressent particulièrement !) et que ton écriture comme ta façon de t'exprimer est vraiment très agréable. J'aime ta façon de voir les choses, ton rapport à la "vie publique" qui me paraît tout à fait sain, et l'équilibre que tu as su trouver entre futilités et utilité. Alors merci !
    (J'aime vraiment bien le blog de ton chéri aussi, j'adore ses articles contant ses débuts de papa, c'était vraiment une bonne idée :))
    À bientôt...

    Vé.

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    1. Je suis bien d'accord avec ton mari, s'aimer pour la vie, je suis la première convaincue que c'est pas utopique, parce que des gens qui se sont aimés pendant 50, 60, 70 ans, j'ai la chance d'en avoir connu et je sais que ça existe ailleurs que dans les contes.

      Merci du fond du coeur pour tes compliments qui me touchent vraiment et me confortent dans l'idée qu'il est bien que je continue de vous parler de famille, de bébés, de coups de coeur, de rêves et autres voyages... c'est un plaisir sans nom que d'avoir une communauté si ouverte d'esprit et sensible aux mêmes choses que moi !

      J'espère donc que ce n'est pas la dernière fois que je te lis sur le blog, Vé ;-)

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  48. Waouw quel bonheur de lire ça ! Encore des gens qui croient et qui envient ce type de petit bonheur tout simple :) Dans la société d'aujourd'hui on ose presque plus le dire, comme si ça n'existait plus et qu'on avait pas le droit d'espérer...!
    Merci & bisous

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    1. Avec plaisir, Romane ! On a tous une vision différente du bonheur c'est vrai, mais la famille, celle qu'on chérit et qui nous le rend bien, c'est ce qui caractérise le mien =)

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